Première partie : Philosophie, Philosophe. — Bornes de
Vesprit humain. — Préjugés. — Existence de Dieu. — Athée. — Athéisme. — Optimisme. — Chaîne des êtres. — Chaîne des événements, etc., etc.
Seconde partie : Beaux-Arts. — Décadence des Beaux- Arts. — Amour des lettres. — Gens de lettres. — Considération due aux gens de lettres. — Sur les femmes qui ont cultivé les lettres, etc., etc.
C'est à tort, croyons-nous, que Barbier {Dict. des ouvr. anonymes, éd. Daffis, III, 826) dit que ce recueil a été publié par Contant d'Orville, l'éditeur de l'ouvrage décrit cidessous sous le n° 2216.
Réimprimé en ijyz {Amsterdam, Pierre Erialed, 3 parties in-i 2 de 328 pp.; la seconde partie commence à la page i23 ; la troisième partie à la page 235 : Bibl. nat., Z. 1792, D -j- 3); — en 1818 [Avignon, Jean-Albert Joly, 2 vol. in-18 de XII et 188 pp., et de 204 pp.; Bibl. nat. Z); en 1829 {Avignon, Offray, 2 volumes in-32. — Sur cette réimpression, voyez le Journal de la Librairie de 1829, n° i8o5).
2214. Recueil de pièces fugitives (de Voltaire). Berlin, Nicolaï, ïj66. 12 volumes in-8 [Kayser, Index locuplclisshnus, etc., t. VI [1836], p. 108).
Nous n'avons pu nous procurer ce recueil, dont nous donnons les titre, lieu et date, d'après Kayser.
2215. Essai sur le goût, par Alexandre Gérard, docteur
ET professeur EN THÉOLOGIE, ETC.. AUGMENTÉ DE TROIS dissertations sur le MÊME SUJET, PAR MM. DE VOL- TAIRE, d'Alembert et de M0NTESQ.UIEU. Traduit sur la
SECONDE ÉDITION ANGLAISE, PAR M. E*** (ElDOUS). Paris,
Delalai)!, cl Dijon, i-j66. In-12. (Bibl. nat.,Z. 2284. A. q.)
P. 235, Essai sur le goût, par M. de Voltaire. « M. Eidous, « lisons-nous dans la Correspondance de Grimm (i5 juillet « 1766 : éd. Tourneux, VII, p. 89), n'ayant pu trouver ce « morceau en original, a pris le parti de le retraduire de « l'anglais en français. Cela est très curieux à lire et à com- « parer avec l'écrit de M. de Voltaire. Vous verrez comme
« cet écrivain si séduisant, si plein de grâce, de précision, « d'élégance, est devenu, sous la plume de M. Eidous, lâche, « embarrassé, incorrect et barbare. Il est très plaisant que « M. Eidous ait trouvé plus court de retraduire M. de Vol- « taire plutôt que de chercher dans ses œuvres le morceau « dont il avait besoin; il est très plaisant aussi qu'à la tête « d'un écrit rempli de fautes et de constructions vicieuses il « ait osé mettre le nom du plus illustre écrivain de France.» — Cet Essai sur le goût, de Voltaire, est l'article Gout, inséré en lySy dans le tome VII de V Encyclopédie.
2216. Pensées philosophiq.ues de M. de Voltaire, ou Tableau ENCYCLOPÉDiauE des connaissances humaines,
CONTENANT l'eSPRIT, PRINCIPES, MAMMES, CARACTÈRES, portraits, TIRÉS DES OUVRAGES DE CE CÉLÈBRE AUTEUR ET RANGÉS SUIVANT l'oRDRE DES MATIÈRES. S. L, I766. Ill-S
de I f. de titre, viii et 242 pp. (I^e partie); — de 2 ff. de titre et 249 pp. (11'^ partie; C. V. Beuchot, 638). — Il y a eu aussi un tirage in- 12.
Le faux-titre porte : Voltaire portatif.
L'épître dédicatoire à « Son Excellence M""-' la comtesse « de Buiturlin, née comtesse de WoronzolT, ambassadrice de « Russie en Espagne », est signée Contant d'Orville.
Contant d'Orville avait envoyé, le 24 décembre lyGS, le premier volume de son ouvrage à Voltaire, qui lui répondit par une lettre en date du 11 février 1766. Ces deux lettres ont été publiées séparément, sous le titre suivant : Lettre de M. Contant d'Orville à M. de Voltaire en lui adressant l'ouvrage intitule : Le Voltaire portatif, etc., in-S°, 2 1^0/., et in- 12, 1 vol., 1766. — Lettre de M. de Voltaire à M. Contant d'Orville au sujet du livre intitulé: Le Voltaire portatif, etc., etc., in-8° de 7 pp. non chiff. (C. V. Beuchot, 478) ^ « Ma « vieillesse et mes maladies, écrit Voltaire à Contant d'Or- « ville, le II février 1766, m'avaient fait oublier presque « tous mes ouvrages; vous m'avez fait renouveler connais-
I. Cette plaquette, qui, par suite d'un classement défectueux de nos fiches, nous avait échappé au moment de l'impression de notre tome III, doit être placée à l'année 176Ô, parmi les Lettres Je Voltaire imprimées séparément.
« sance avec moi-même. Je me suis retrouvé d'abord dans « tout ce que j'ai dit de Dieu. Ces idées étaient parties de « mon cœur si naturellement que j'étais bien loin de soup- « çonner d'y avoir aucun mérite. Croiriez-vous, Monsieur, « qu'il y a eu des gens qui m'ont appelé athée? C'est appe- « 1er Quesnel moliniste... »
Le recueil de Contant d'Orville débute en effet par des extraits classés sous la rubrique : Dieu, dieux. Viennent ensuite, dans la première partie, les divisions : Sentiments des philosophes de Vantiquite' sur l'Etre suprême. — Religion chrétienne. — Ecclésiastiques. — Pénitence, — Enfer, etc., etc.
Seconde partie : Philosophie . — Morale. — Génie. — £"5prit. — Goût. — Style. — Langues. — Eloquence. — Poésie, etc., etc.
Réimprimé en 1776 ' (moins VEpitre dédicatoire et VAvis de Véditeur), sous le titre suivant : Pensées philosophiques de M. de Voltaire, tirées de ses ouvrages en vers et en prose et rangées suivant l'ordre des matières, auxquelles on a joint des Mélanges de littérature du même auteur, pour servir de supplément aux différentes éditions de ses œuvres. S. /., in-i2 de I f. de titre et 387 pp. (t. I) ; — de i f. de titre et 376 pp. (t. II). — Les Mélanges de littérature forment un volume in-i2 de 284 pp. (C, V. Beuchot, 63g); ce recueil avait paru en 1768 (voyez ci-dessous notre n° 2219).
2217. PoÉTiaUE DE M. DE VOLTAIRE, OU OBSERVATIONS RECUEILLIES DE SES OUVRAGES CONCERNANT LA VERSIFICA- TION FRANÇAISE, LES DIFFÉRENTS GENRES DE POÉSIE ET DE STYLE POÉTIQ.UE, LE POÈME ÉPIQUE, l'aRT DRAMATIQUE,
- LA TRAGÉDIE, LA COMÉDIE, l'oPÉRA, LES PETITS POÈMES ET LES POÈTES LES PLUS CÉLÈBRES ANCIENS ET MODERNES.
Genève et Paris, Lacomhe, 1766. 2 parties in-8 de xvi, 565 pp. et I p. non chiff. (C. V. Beuchot, 682). — La seconde partie commence à la page 257; l'ouvrage est divisé en VII livres.
Voici ce que Voltaire écrivait à Lacombe, l'éditeur de
I. Kayser indique des Pensées (de Voltaire), publiées avec le nom d'Amsterdam, en 1771; 2 t. gr. in-12. {Index locupletissimus,\l, 108.)
cette Poétique, le 2G mai 17G6 : <> Je doute que le petit re- « cueil que vous avez bien voulu faire de tout ce que j'ai « dit sur la poésie ait un grand cours; mais du moins ce « recueil a le mérite d'être imprimé correctement, mérite « qui manque absolument à tout ce qu'on a imprimé de « moi. Au reste, vous me feriez plaisir d'ôter, si vous le « pouviez, le titre de Genève; il semblerait que j'eusse moi- « même présidé à cette édition, et que les éloges que vous '< daignez me donner dans la préface ne sont qu'un effet de « mon amour-propre. Je me connais trop bien pour n'être « pas modeste. »
A Paris, le bruit en effet avait couru que l'ouvrage était de Voltaire « ou de l'un de ses suppôts » (Voyez les Meir.oires secrets du 25 avril 1766).
2218. M. DE Voltaire peint par lui-même, ou Lettres de CET écrivain, etc., etc. Laiisaniic, Ouics Libraires, l'jCG. In-i2.
Voyez notre n° njSy (t. 111).
2219. Mélanges de littérature pour servir de supplément a la dernière édition des œuvres de m. de v0ltaire. ^S". /., 1768. In-i2 de 2 iî. de titre et 284 pp. (Bibl. nat., Z. 2284. + 3 M 24). — .S". /., 1768, in-8 de 2 ff. de titre et 198 pp. (C. V. Beuchot, 27 lus.)
Conseils à un journaliste. — Fanéi^yrique Je Louis XV. — Des Embellissements de Paris. — Défense de milord Bolingbroke. — Lettres sur différents sujets. (Les lettres qui portent dans l'édition Moland les n""* 2540 (à Gottsched), 2545 (au baron de Schonaich), 188 1 (à Dom Calmet), sont recueillies ici pour la première fois.) — Poésies diverses et Lettres en vers {l'Ode à M^e l^e Couvreur n'est pas de Voltaire; V Extrait d'une lettre de M. de Voltaire (au marquis de Florian) sur hï . de Silhouette (M. 3856) n'avait pas encore été recueilli). C'est à tort que Grimm, dans sa Correspondance littéraire (éd. Tourneux, VIll, 88-89; '^ ™^' i7'58), dit que la lettre de Voltaire à l'abbé Trublct et la réponse de celui-ci, que l'on trouve dans le recueil de 1768, n'avaient point encore été imprimées : ces lettres avaient paru dès 1761 (voyez notre n" 1934).
L'édition in-i2 en 284 pp. a été réunie, en 177G, à une
réimpression des Pensées philoscphiquesde Voltaire (publiées par Contant d'Orville : voyez ci-dessus notre n" 2216).
2220. L'Évangile du jour. Londres [Amsterdam), 1769- 1780. 16 volumes in-8.
Voyez : Ouvrages édités par Voltaire, t. II, n" 1904.
2221. Les Choses utiles et agréables. Berlin [Genève), 1769-1770. 5 volumes in-8.
Voyez : Ouvrages édités par \'oltaire, t. II, 11° 1902.
2222. Pièces nouvelles de M. de Voltaire. Amsterdam, 1769. Pet. in-8 de i f. de titre et 144 pp. (C. V. Beu-
Les Droits des hommes et les usurpations des autres. — Discours aux confédérés catholiques dj Kaminiek. — Les Colimaçons du R. P. L'Escarbotier. — Homélie du pasteur Bourn. — Les Trois Empereurs en Sorbonne.
2223. Tableau du Siècle de Louis XII, par M. de Voltaire, 2*^ édition. Genève et Paris, P. Lesclapart, 1770. In-i2 de 3 tf. et 230 pp. (C. V. Beuchot, 83e.)
La 1^'= édition avait été publiée en i7r)9, sous le nom de M'nc de M*** (Méhégan).
Cette dame ayant désavoué l'ouvrage par une lettre adressée au rédacteur du Mercure, en avril 1769, l'année suivante, dit Barbier, « les libraires placèrent le nom de Vol- « taire sur un nouveau frontispice, et ils citèrent dans un « Avertissement le désaveu de M™*^ de Méhégan.
« II est facile de s'assurer que le Tableau du siècle de « Louis XII est en effet tiré en grande partie de V Essai sur « les mœurs, etc. » [Dict. des ouvr. anonymes, éd. Daffis, IV, 644.)
Ce tableau est divisé en ix chapitres : le chapitre i^'' {In-
troduction, etc.) est tiré du chapitre xciv de VEssai sur les mœurs.
Barbier [loc. cit.) dit que le Tableau du siècle de Louis XII a été mis à VIndex le 19 mai 1760 : il a confondu cet ouvrage avec celui de Noiivos de Saint-Cyr, Tableau du siècle, par un auteur connu, Genève [Paris], 1754, in-ii.
2224. Histoire générale a l'usage des collèges depuis Charlemagne jusqu'à nos jours (par l'abbé Audra). Toulouse, Dalles, 1770. In-12 de 432 pp.