IV. Petits Poèmes
Les éditeurs de Kehl ont imprimé dans leur tome XII, p. 388, un petit poème intitulé : La Campagne d'Italie.
Au pied de ces monts redoutables
Où fleurit la nature au milieu des hivers,
Etc., etc.
« Ce n'était, dit Beuchot (éJ. Lefèvre, t. XII, p. 11), que des « lambeaux d'un poème en 5 10 vers, adressé par Gentil- « Bernard à M™'' la duchesse de Gontaut, et qui est dans les « Œuvres de Bernard '. »
I. Voyez le tome I"' de l'cdition avec le nom de Paris (Buisson, i8o3, 2 volumes in-S").
Quant à la Police sons Louis XIV, qui est également dans l'édition de Kehl (t. XII, p. 3S4), et que M. Moland a rejetée dans le tomeXXXII'^de son édition, parmi ïcs Poésies attribuées à Voltaire (p. 434), nous avons dit, dans notre tome I'^'", n° Sgô, que ce poème pourrait bien être de Voltaire, et que, tout compte fait, il vaut mieux le laisser dans s,t?, Œuvres. — Nous n'avons d'ailleurs pas affirme, comme l'écrit à tort M. Moland [loc. cit.), que Voltaire en fût réellement l'auteur.
On trouve imprimé, dans la Troisième suite des Mélanges (p. 359; voyez ci-dessus notre n"^ 2209), un autre petit poème intitulé : Vers sur la mort de M''^'-' du Chàtelet.
Un sommeil éternel a donc ferme ces jeux Où brillaient la vertu, l'amoLir et le génie; Etc., etc.
Ces vers ont été réimprimés par Longchamp et Wagnière dans leurs Mémoires sur Voltaire (t. II, p. 382) et par M. Moland dans le tome XXXII de son édition (parmi les Poésies attribuées à Voltaire et sous le titre suivant : Aux mdnes de M""^ du Clidtelet, p. 432), On lit à ce sujet dans une note de l'éditeur des Mémoires sur Voltaire (Decroix) : «... Quel que soit le mérite de ces vers, on y remarque en « plusieurs endroits une ironie qui ne permet pas de croire « qu'ils soient de Voltaire. Saint-Lambert, consulté là-des- « sus, a dit qu'ils n'en étaient pas. De qui seraient-ils donc? c< Serait-ce une plaisanterie de Saint-Lambert lui-même, ou « de Marmontel?... Ils sont de Marmontel, suivant Thie- K ri et. »
Sur un septième chant de la Guerre civile de Genève (composé par Cazotte), voyez notre tome I"^'', p. 178. — Ce septième chant, précédé d'un Avertissemoit, et suivi de la Voltériade, poème, est imprimé dans les Œuvres de Cazotte (t. III de l'édition de i8i-j, Paris, Bastien, pp. 493-5i6).
Rappelons enfin que dans le tome VI de l'Evangile du jour (176g) on trouve un poème: Adam et Eve, que le Dictionnaire des ouvrages anonymes (éd. Daffis, I, 60) attribue à Voltaire, mais qui n'est point de lui (Cf. notre tome II, p. 407) '.
1." Dans sa lettre du 3i mars 1770 à Gabriel Cramer, Voltaire dit qu'on lui a imputé aussi « le Balai 11. Ce poème lùroï-comiquc en XVIII chants, publié en 1761, et souvent réimprimé, est de l'abbé Henri- Joseph du Laurens.
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