ACTE DE FOI DE LiSBONNE, PAR M. DE ***. GeuCVC, I
In-8 de 24 pp. (Bibl. nat. Oy. 39. Réserve.)
Cette Epitre, datée du 3o décembre 1761, est signée de Z"***. Une note manuscrite l'attribue à Voltaire. Une autre note, également manuscrite, la donne à un M. Matry, garde du Muséum de Londres.
2334. Epitre a MM. La Beaumelle, Fréron, Clément et Sabatier, suivie de la Profession de foi, autre épitre DU MÊME auteur, PAR M. DE V***. Lausaune et Paris, 1773. In-8 de 22 pp. (Bibl. nat. C. V. Beuchot, 1187.)
Sur celte Epitre, imprimée à Paris, chez Valade, et que \'oltaire soupçonnait être de l'abbé du Vernet et d'un « autre abbé, dont il ignorait la demeure », voyez Voltaire à Marmontel, 9 auguste 1773.
2335. Épitre a Ninon de Lenclos et réponse a M. de V***, publiée par m. Asinoff, ancien pasteur d'Oldenbourg.
I. Ces Epitres à Mademoiselle C/i*** seraient (d'après Quérard) de Bernard-Louis Verlac de La Bastide {Id France littéraire, X, ii5). — Cf. Erscli, U France littéraire, III, 375.
i94 VOLTAIRE
Nouvelle édition. Genève, 1774. In-8 de 24 pp. (Bibl. nat. C. V. Beuchot, 1756.)
Il a déjà été question de cet écrit (comme de la plupart des autres Épitves attribuées à Voltaire) dans notre tome I<='", pp. 252 et suivantes. Nous nous bornerons à résumer ici les détails que nous avons précédemment donnés sur VÉpitreà Nin07i de Lenclos.
Les Mémoires secrets du 2 3 mars 1774, la Correspondance littéraire de Grimm (éd. Tourneux, t. X, p. Sgi, mars 1774), la Correspondance secrète (11 septembre 1779; t. VIII, 295), n'hésitent pas à donner cci.e Epitre à Voltaire: cependant elle est bien du comte André de Schouvalow, comme le porte le titre de départ'. M. S. P. (Serge Poltoratzky), de Moscou, en possédait une édition s. d. et s. l. de 4 pp. in-8°, avec le nom de l'auteur in fine (voyez Vlntermédiaire des chercheurs et curieux, 1864, p. i5o). Voltaire ayant reçu cette Epitre de Saint-Pétersbourg en 1773 (Voltaire au marquis de Ximénès, i5 octobre), Jean Schouvalow, oncle du comte André, en fit tirer à Paris une trentaine d'exemplaires (Voltaire à Constant de Rebecque, 11 avril 1774), et \'oltaire en donna, de son côté, une édition à Genève (Voltaire au chevalier de Lisle, 18 avril 1774). C'est l'édition décrite en tête de ce numéro.
La Réponse à M. de F*** a été successivement attribuée à Maucherat de Longpré (personnage tout à fait imaginaire, d'après Quérard : la France littéraire, t. XI, p. 281); à l'avocat Marchand (ibid.); enfin à La Harpe (Quérard, les Supercheries littéraires dévoilées, éd. Daffis, II, 740).
D'après Wagnière {Examen des Mémoires de Bachaiimont, dans le tome 1*='' des Mémoires sur Voltaire, p. 359), Voltaire fit imprimer VÉpître du comte de Schouvalow « en « y changeant seulement un nom propre ■».
Ce qui nous ferait volontiers croire que le poète a vraiment été l'éditeur de cette plaquette, c'est qu'on y trouve une note intitulée Billet de M. de Voltaire, qui paraissait pour la première fois dans cette édition (M. 9083).
II existe une Réponse de Ninon à un comte russe, par Dorât, imprimée dans un opuscule intitulé : Anacj-éon citoyen, etc. (voyez les Supercheries littéraires de Quérard,
Cf. Voltaire au comte André Schouvalow, i5 octobre 1773.
éd. Daffis, II, 741). Sur cette brochure, voyez la Correspondance secrète, t. 1, pp. i65-i66.
M. Serge Poltoratzky a consacré, dans le Bulletin du bibliophile belfçe (t. XX, pp. 198-204), un assez long article à VÉpitre à Ninon. Cf. V Intermédiaire des chercheurs et curieux, t. I, pp. i5o et 206.
2356. Épitre A Henri IV sur l'avènement de Louis XVI, PAR M. de V***. Paris, Stoupe, 1774. In-8 de 8 pp.
U' Approbation est du 19 juillet 1774.
Les Mémoires secrets du 3o juillet 1774 {Additions, t. XXVII, p. 3ii); Barbier [Dictionn. des ouvr. anonymes, éd. Daffis, II, 145); Quérard (les Supercheries littéraires dévoilées, éd. Daffis, Ili, 879), donnent celte Epitre à Voltaire. Il existe bien une Epitre de Voltaire à Henri IV; mais elle est de 1766 et « sur ce qu'on avait écrit à l'auteur que plu- « sieurs citoyens de Paris s'étaient mis à genoux devant la « statue équestre de ce prince, pendant la maladie du dau- « phin » (éd. Moland, X, p. 387). Quant à VÉpitre sur Vavènement de Louis XVI, elle n'est pas, croyons-nous, de Voltaire.
2337. Épitre au comte de Tress... (Tressan) sur ces pestes publiques qu'on appelle philosophes, par le chevalier DE MoRTON. Genève, 1775. In-8 de 15 pp. (C. V. Beuchot, 1577.)
Précédée A\\n Avis aux Parisiens.
Réimprimée dans VAlmanach des Muses de 1776, p. 5.
Sur celte Épitre, dont on croit que Cubières est l'auteur, voyez Voltaire au comte de Tressan, 22 mars 1775; — à Condorcet, 10, 21, 27 avril; — à M'^<' du Deffand, 19 avril; — à Cubières, 26 avril; — à d'Argenlal, l'^'mai;— à Richelieu, 27 mai 1775. Cf. les Mémoires secrets des 3 et 10 avril 1775.
Le comte de Tressan fit imprimer une Réponse du comte de T*** à l'épitre du chevalier de Morton. S. 1. n. d., in-8«
de 10 pages, « contenant, dit Beuchot, la lettre d'envoi en « prose et en vers, et la Réponse qui commence ainsi :
« O Voltaire! ô mon maître! ô mon illustre ami!
« ce qui ne pouvait que prolonger l'erreur publique » (éd. Moland, XLIX, 25i), et ce qui ennuya beaucoup le patriarche (voyez ses lettres à Condorcet, 10 avril; — à M""^du Detfand, 19 avril 1775, etc., etc.).
2338. Épitre a m. le duc de R*** (Richelieu).
Cette Epitre, imprimée en 1770 dans VAlmanach des Muses, p. 129, a été admise en 1817 dans le tome IX de l'édition Lefèvre et Déterville, p. 294. Beuchot ne l'a recueillie ni dans son édition des Poésies de Voltaire [Paris, Didot, 1823), ni dans les Œuvres complètes du poète. « Au- « cun éditeur ne l'ayant rétablie, nous dit-il dans son Averti tissement placé en tête du tome XIII de l'édition Lefèvre, « p. 2, je n'ai pas de raison d'abandonner une opinion qui « paraît généralement adoptée, et je ne donne pas cette « épître. »
2339. Voltaire a MM. les Parisiens. S. l. n. d. (1776). In-8 de 15 pp. (C. V. Beuchot, 879.)
Réimprimée dans la Correspondance secrète (t. III, p. 224) et à part, sous le titre suivant : Epitre de M. de Voltaire aux Parisiens, pour servir de suite à son retour des ombres. Paris, 1776, in-8° de 12 pp., et Liège, Gerlache, in-8" de 12 pp. (C. V. Bengesco.)
Il avait paru, en 1776, un volume intitulé : Voltaire parmi les ombres (par le P. Ch.-L. Richard), Genève et Paris, in-i2 de xii et 38o pp.; le même auteur avait publié, également en 1776 : Voltaire de retour des ombres, et sur le point d'y retourner pour n'en plus revenir. A tous ceux qu'il a trompés. Bruxelles et Paris, Morin, \n-12 (souvent réimprimé).
2340. Épitre de M. de \"oltaire a M. de La Harpe.
Imprimée dans la Correspoiidance secrète (t. VI, p. 402, 18 août 1778).
2341. Les Héros du Rhin. A M. le duc de La Trémoille. Imprimée en 1782 dans les Lettres de Voltaire et de sa
célèbre amie, p. 28 (voyez notre tome III, p. 100); réimprimée dans VAlmanach des Muses de 1784, p. 53, et en 1817, dans l'édition Lefèvre et Déterville, t. Vil, p. 440. Cette Épitve a été rejetée par Beuchot de son édition des Poésies de Voltaire (i823) ainsi que des Œuvres complètes du poète.
2342. Épures familières et consolatoires pour les peuples français, par le géxie du célèbre voltaire. s. i. 11. il. {Paris, de l'imprimerie de Jorry, 1789.) In-8 de 32 pp. (C. V. Beuchot, 1529.)
Deux épîtres sur l'objet de la réforme des abus, déjà faite et à faire, sur toutes les branches de l'administration, dans le gouvernement français (par Margueré).
2343. Épitre DE Voltaire a M"e Raucour {sic), actrice DU Théâtre-Français. Paris, 1790. In-8 de 12 pp. (C. V. Bengesco.)
On lit dans une note manuscrite sur le frontispice : <( On » attribue cette épître à M. Rivarol le jeune; d'autres pré- « tendent que le ci-devant marquis de Champcenetz en est " l'auteur. »
Voici sur cette Épitre une autre note du temps, que nous empruntons aux Supercheries littéraires dévoilées, de Quérard (éd. Daffis, III, 973).
« Contre Chcnier et M'''^ Vestris.
« Le secrétaire de Voltaire n'a rien moins que le génie de l'homme unique. Il a voulu louer M"'^ Raucourt, à la bonne heure, puisqu'il la trouve digne de ses éloges. Mais rabaisser pour cela celle qu'il appelle sa rivale, parce qu'elle joue le rôle de Médicis dans Charles IX, tragédie de M. Chénier, ^qui vaut cent fois mieux que l'auteur anonyme de cette Epitre, quoiqu'il en soit maltraité, voilà ce qui nous a paru fort mal vu. La force de sa poésie est égale à la justesse de ses sentiments et à son zèle patriotique. On peut en juger par ce quatrain, qui n'est sûrement pas ce qu'il y a de plus mauvais dans la pièce :
« Réjouis-toi, Raucourt; abandonne à Vestris u Le soin ambitieux de jouer Médicis ; « Laisse-la dédaigner les grands qui l'ont nourrie, u Et fonder ses succès sur la démocratie.
« On peut aussi profiter des notes qui sont à la suite de « cette Epître. Elles nous apprennent que presque tous les « littérateurs de notre siècle n'ont reçu de la nature qu'une « taille de pygmée, conformément au principe des matéria- « listes, l'esprit et le corps ne fout qu'un; tandis que les « auteurs du Siècle de Louis XIV avaient une taille élevée « et une figure remarquable. »
2344. Épitre de Voltaire aux nombreux éditeurs de ses Œuvres complètes, avec notes et pièces justificatives, publiée par N... Paris, chei les marchands de nouveautés, 1817. In-8 de 20 pp. (C. V. Beuchot, 263.)
Cette Epitre est de Serieys, ou de Testas (voyez Quérard, les Siiperclieries littéraires dévoilées, III, 974).
Un Avis de l'éditeur (p. 3) est ainsi conçu :
« Cette épître n'a besoin ni de préface ni de commen- « taire; on n'y reconnaîtra point le style inimitable du poète « de Ferney; mais du moins on y remarquera des principes « et des leçons que l'auteur de la Henriade n'aurait point « désavoués, et dont la pensée se trouve dans plusieurs de « ses écrits, surtout dans ses professions de foi, et dans sa « lettre aux frères Cramer, que nous avons rapportée parmi <( les notes. » C'est la lettre aux Cramer, de lySô (M. 3144).
2345. Épitre de Voltaire a M. Beuchot, l'un de ses éditeurs (par Jean Passeron). S. l. n. d. {Paris, imp. de Lottin de Saint-Germain, 18 17.) In-8 de 7 pp.; — ou Paris, de l'imprimerie de Cellof, 18 18. In-8 de 8 pp. (C. V. Beucliot, 1642.)
L'ii^;/7e est datée des Champs-Elysées, 23 octobre 1817.
Tiré à très petit nombre (100 exemplaires, dit Quérard, Superch., III, 974), non mis dans le commerce. — Sur Passeron, voyez ibid., la note de Quérard.
2346. Épitre inédite adressée au roi de Prusse par Voltaire.
Imprimée avec la date de 1758, dans le volume intitulé : Lettres inédites de Voltaire, de M""^ Denis et de Collini, etc.,
Paris, 1821, p. 212 (voyez notre tome III, n" 1978). — Il suffit de parcourir cette soi-disant Épitve inédite pour se convaincre qu'elle n'est pas de Voltaire; on y lit des vers comme ceux-ci :
Vous allez toujours botté
Sans parfums et sans parure,
Sans avoir un cuisinier;
Votre lit est sur la dure.
C'est ainsi qu'en grand guerrier,
On vous craint en Moravie,
A Paris, en Moscovie...
Vous volez dans la Thuringe,
Sans fourgon, sans plats, sans linge...
Etc., etc.
Ces vers, ainsi que les deux derniers, cités par Beuchot, dans une note (éd, Moland, X, 458) :
Nous verrons si Frédéric A étudié le droit public,
suffisent, dit le savant éditeur, pour motiver le rejet de la pièce.
^11 est question, dans cette même note de Beuchot, d'une Epîlre que Voltaire composa sous le nom d'un ami qui, en le plaignant de sa disgrâce (lors de l'aventure de Francfort), le blâmait en même temps de s'être exposé à de tels revers. C'est d'après Denina [Essai sin- la vie et le règne de Frédéric, p. 120) et d'après l'auteur anonyme d'un volume intitulé : Frédéric le Grand [s. d. et 1785, in-i8), où sont rapportés cent vers de cette Épitre, attribuée à Voltaire, que Beuchot signale cette pièce. «Après en avoir pris lecture, ajoute-t-il, « j'ai douté plus que jamais que Voltaire en fût l'auteur, et « je me suis bien gardé de l'introduire dans ses Œuvres. » — Barbier ^(D/c/. des ouvr. anonymes, éd. Daffis, II, 148) cite une Epitre à M. de Voltaire pendant son séjour à Mayence, à son retour de Berlin (attribuée à Fougeret de Montbron), août, 1753, in-40.
Ne serait-ce pas l'épître dont parle Beuchot dans sa note.'