‹ Voltaire. Bibliographie de ses œuvres (volume 2)Chapitre 96 sur 119 · Œuvres de Maynard, 1646, in-40, p. 3i · texte numérisé non relu

Œuvres de Maynard, 1646, in-40, p. 3i

3. Il existe au British Muséum (145 5. a) une édition des Lettres de Ninon de Lenclos au marquis de Scvignè, augmentée d'une infinité de notes et de remarques philosophiques trouvées dans les papiers de M. de F"% 1782, in-i2.

4. La Tentation de Saint Antoine est au tome III des Œuvres choisies de Sedaine. Paris, Didot, i8i3, p. 3o5 (éd. stéréotype).

5. Cette chanson est intitulée Gaillardise dans l'édition de la Gaudriole de 1849, in-32, p. 469.

3io VOLTAIRE

curieux, V^année (1869), p. i35, réimprime les j;er5 suivants, dictés (par Voltaire) le 29 mai 1778 :

Tandis que j'ai vécu l'on m'a vu hautement Aux badauds affairés dire mon sentiment; Je veux le dire encor dans le royaume sombre : S'ils ont des préjugés, j'en guérirai les ombres.

« L'authenticité de ces vers, dit avec raison M. Moland « (t. XXXII, p. 438), nous paraît fort suspecte. »

Citons encore parmi les Poésies fugitives attribuées à Voltaire un distique que le jeune François Arouet avait écrit sur un livre de prix de Louis-le-Grand (voyez le tome I"'' de l'édition Moland, pp. 191-192, note 2) et une épigramme sur le prince de Bournonvilie et sur Alary, rapportée dans un billet de l'abbé Cherrier à d'Argenson [id., p. 304).

Le Sottisier de Voltaire (voyez notre tome II, pp. 36i et sq.) renferme un très grand nombre de poésies fugitives, recueillies de ci, de là, et transcrites par Voltaire dans son portefeuille manuscrit. On y retrouve des vers de Chapelle, de de La Fare, de Saint-Gelais, de Ferrand, de Danchet, de Saint-Pavin, de Bertaut, de Voiture, etc., etc., etc.; des noëls, des sonnets, des épigrammes, des épitaphes, des chansons licencieuses ou obscènes. Un certain nombre de ces morceaux sont précédés du nom du poète auquel ils ont été empruntés; « mais, dit M. Moland, il n'en est pas de « même de toutes les pièces, et parfois les noms sous les- « quels elles sont placées semblent avoir été tracés par pure « fantaisie » (t. XXXII, p. 485). — Est-ce à dire que ces dernières pièces soient de Voltaire lui-même, ou puissent lui être attribuées a\'QC quelque vraisemblance? Nous laissons aux futurs éditeurs du Sottisier le soin de résoudre cette question, dont il nous suffira de signaler ici, sinon l'importance, tout au moins Tintérêt littéraire et bibliographique.

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