I. Le: Deux ^})li^, livre \'ni, fable xi, vers 2S', 2g
DefFand, que du Molard eut une pari à VAbrégé chronologique, publié par le président Hénault. Ses autres écrits sont une traduction de V Enlèvement d'Hélène, (de Coluthus) Paris, 1742, et une Lettre d'un académicien de province à MM. de l'Académie française (sur le Catilina de Crébillon), 1749, in-12 (voy. Quérard, la France littéraire, II, 260 et 677).
1605. Des mensonges imprimés et du Testament politique DU Cardinal de Richelieu.
C'est en 1688 qu'avait été publié le Testament politique d'Armand du Plessis, cardinal duc de Richelieu. Amsterdam, H. Desbordes, 1 parties en un volume in-12 (Bibl. N''. Lb"', 3336J '. Réimprimé en i68g, i6go, i6gi, 1696, 1708, 1709, 1738 et 1740, le Testament politique de Richelieu reparut en 1749, tlaris le Recueil des Testaments politiques du cardinal de Richelieu, du duc de Lorraine, de M. de Colbert et de M. de Louvois. Amsterdam, Zacharie Châtelain, 4. vol. in-12 (Bib. N'' Lb^", 3339L C'est, dit Beuchot, ce dernier recueil qui donna naissance au morceau de Voltaire, intitulé : Des Mensonges imprimés et publié aux pages 161-182 de l'édition princeps de Sémiramis {Paris, Le Mercier et Lambert, 1749) ^ Ce morceau a été réimprimé, en 1750, dans le tome IX de l'édition de Dresde, pp. 137-154, et séparément, en 1750, sous le titre suivant :
Les Mensonges imprimez par M. Arrouet de Voltaire de l'Acadé.mie française. Nouvelle édition avec des remarques et des notes. En Hollande, par la C" des libraires, ijbo, in-8, de 2 fi', de titre, et 62 pp. (C. V. Beuchot, 5ôi).
Le faux titre porte : Défense des libraires hollandais contre les Mensonges imprimés de Voltaire {Avertissement, pp. 1-4;
1. Une troisième partie, indépendante des deux premières, parut en 16S9. Amsterdam, H. Desbordes, in-12, (Bibl. X''-, Lh^". 3338>. Ce volume, dit Barbier, n"est autre chose qu'une réimpression du 'Traite de la politique de la France, de Paul Hay, marquis du Cliastelet.
2. Dès 1744, dans les Conseils à un journaliste, imprimes dans le Mercure de novembre 1744, avec la date du 10 mai 1737 (\o\. le n» i563), V'oliairc avait élevé des doutes sur rauthenticité du Testament du cardinal de Richelieu. Il reproduisit en 1749, dans les Mensonges imprimés, une partie des réflexions imprimées en 1744; mais en \-b\ (voy. le tome NTII» de l'édition s. /. {Paris, Lambert), p. i65, il supprima les passages qui faisaient inutilement répétition. Dans l'édition de 1731, le morceau est intitulé : Discouis sur les Mensonges imprimés. Dans le tome lie de l'édition de Dresde, 1732, on lit : Des Mensonges imprimés (p. 228). Le titre actuel date de 178? (voy. le tome XXVIII de l'édition de Kehl, p. 241).
— Des Mensonges imprimés, pp. 5-28; — Remarques sur les Mensonges imprimés, pp. 29-Ô2).
En ijôo, parurent à la suite de Védiùon princeps d'Oreste (Paris, Le Mercier et Lambert, pp. 157-169), un chapitre n (Sur les Mensonges imprimés) et un chapitre m, intitulé é^alelement Sur les Mensonges imprimé^', avec ce sous-titre : Raisons de croire que le livre intitulé : Testament politique du cardinal de Richelieu, est un ouvrage supposé (pp. 170-203).
Ces trois chapitres furent imprimes pour la première fois à la suite les uns des autres, dans le tome VI1I« de l'édition de lyôi, pp. i65 et sq... Cf. le tome II» de l'édition de Dresde, 1752, t. II, pp. 228 &i sq...
Le roi Stanislas avait reçu le manuscrit des Mensonges imprimés, en janvier 1749 (voye2 la lettre 1942 de l'édition
Moland).
1606. Dissertation sur les principales tragédies anciennes ET modernes qui ONT PARU SUR LE SUJET
d'Electre et en particulier sur celle de Sophocle, PAR M. DU Molard, membre de plusieurs ACADÉMIES, Londres, i7)0, in-3 de i f. de titre et
Siw ccXia Dissertation comprise depuis 1757 dans les Œuvres de Voltaire et réimprimée à la suite à'Oreste, voyez les notes de Beuchot et de M. Avenel (t. V« de l'édition Moland, pp. 167-168).
Voltaire a dû mettre la main à la Dissertation de du Molard, sinon dès lyDO, du moins en 1757, lorsqu'il la rit insérer dans ses Œuvres [voy^z le tome IX» de la Collection complète des ÇEuvres de M. de Voltaire, III« des Ouvrages dramatiques. S. l. (Genève), p. 234 (G. V. Beuchot, 20).
Beuchot a indiqué, dans ses notes, quelles sont les additions faites en 1737.
1607. ReMERCIMENT SINCERE (siC) A UN HOMME CHARI- TABLE. Amsterdam, chez Le Vray, 1750, in-8 de i) pp. (Bibl. N'", D. 12492, et C. V. Beuchot, 767).
Le Remerciement sincère est une réponse aux articles des Nouvelles ecclésiastiques dss 24 avril et i"'' mai 1750 (pp. 65- 72), sur la Défense de l'Esprit des lois. C'est, dit l'abbé Raynal
(Nouvelles littéraires, t. i" de la Correspondance de Grimni, édition M. Tourneux, p. 443), la défense de la loi naturelle contre les invectives des gazetiers ecclésiastiques.
Sur les attaques des Nouvelles ecclésiastiques, voyez l'Introduction à VEsprit des lois par M. Laboulaye {Œuvres complètes de Montesquieu, éd. Garnier, t. 111, pp. XXVIII et 5^). Cf. Histoire de Montesquieu, par M. Louis Vian, Paris, Didier, 1879,
pp. 2G5 et sq.
Dans l'édition princeps le Remerciment sincère est daté de Marseille, le 10 mai ijSo (p. 3).
Réimpr. eniyôi dans]siUl'?,uiledss Mélanges de poésie, etc., p. 231. Cf. l'édition in-4. t, XVI, p. 26, et Tédition encadrée (.775). t. XXXIV, p. 222.
1608. Extrait du décret de la Sacrée Congrégation DE l'Inquisition de Rome a l'encontre d"un libelle intitulé : Lettres sur le vingtième.
Imprimé dans l'édition de Kehl, t. XL^'1, pp. 53-34.
Nous ignorons quel est le libelle auquel il est fait allusion dans ce morceau. Beuchot croit qu'il s'agit des Lettres : A'e repugnate vestro bono, etc., (Londres, 'i-jbo, in-12), altribuéeb à Daniel Bargeton (Bibl. N'*. Ld<, 2309). Mais ces Lettres ne furent condamnées à Paris que le i" juin 1730, et à Rome que le 23 janvier i75i ; or la facétie de Voltaire est datée du 20 mai 1750. Aussi Beuchot suppose-t-il que Voltaire l'a antidatée.
1609. La voix du sage et du peuple a Amsterdam, chez Le Sincère (Paris), 1.750. in-8 de 16 pp. (Bibl. N'*, Ld^ 2512); — Ibli., id.. 1750, ip-8 de 16 pp. (Contrefaçon de l'édition précédente, dont elle diffère par les caractères . et les fleurons du titre et de la page 3 ; Bibl. N'^ Ld^, 2312 Aj; — S. /. n. d., in-o de 12 pp. (Bibl. N'^ Ld'^, 2312 B) ; — Ansterdam [sic] Le Sincère, 1750, in-12 de 16 pp. (Bibl. N'^ Ld*. 2312 C); — Amsterdam, Le Sinccre, 17U, in-8 de 16 pp ; (Bibl. N'^ Ld*. 2312 D).
Sur la Voix du sage et du peuple voyez : Voltaire à M. le maréchal duc de Richelieu, août 1730 (Lettre 21 19 de l'édition
Moland); — La Bigarrure ou Galette galante, La Haye, P. Gosse, t. III (1750), pp. 121-128 {La Voix du sage, etc.. y est réimprimée, pp. 123-127); — l'abbé Raynal, Nouvelles littéraires, dans le tome II de la Correspondance littéraire de Grimm, éd. M, Tourneux, p. 18; — la note de Bcuchot(t.XXIIl de l'édition Moland, pp. 466-467); — Courtat, Défense de Vol' taire contre ses amis et contre ses ennemis. Paris, 1872, pp. i5o et 162.
Réimprimée dans le Recueil des voix pour et contre les immunités du clergé, Londres (Paris), ij5o, in-12 (G. V. Beuchot, i-zo?}; dans la Troisième suite des AJélanges de poésie, etc., p. 97; dans l'édition in-4 (t. XVI, p. 14); dans l'édition encadrée (t. XXXIV, p. 208), la Voix du sage et du peuple est au tome XXIX", p. 7, de l'édition de Kehl.
La Voix du sage et du peuple a été con damnée par décret de la Cour de Rome du 25 janvier i75i,et par arrêt du conseil du 21 mai de la même année {Catalogue des ouvrages mis à l'index. Paris, 1825, in-8, p. 349; — F. Rccquain, VEsprit révolutionnaire avant la Révolution, Paris, Pion, 1878, in-8, p. 504).
1610. Des Embellissements de la ville de Cachemire.
Ce morceau a été imprimé pour la première fois en 1756, dans les Mélanges de littérature, d'histoire, etc., s. l. (Genève), p. 28.
M. Lefévre (Dialogues et entretiens philosophiques (de \'oitaire), Paris, Lemerre 1878, in-i6, t. I, p. xiv), pense qu'il a été composé en 1749, après la paix d'Aix-la-Ghapelle, la même année que l'opuscule intitulé : Des embellissements de Paris (voyez le n» 1601).
Beuchot le croit de 1750.
Les éditeurs de Kehl ne lui ont pas assigné de date, et l'ont mis au tome XXXVI', p. 3, de leur édition, en tête des Dialogues et entretiens philosophiques.
161 1. Dialogue entre Marc-Aurèle et un récollet.
Ce Dialogue envoyé à Frédéric II par Voltaire, le b juin i75i, et écrit * à la manière de Lucien », est au tome III, p. 271, de l'édition de Dresde de i-j5z. Il a été placé, par méprise, parmi les Œuvres posthumes de Frédéric II, à Berlin, 1788, t. VI,
pp. i29-i38. Sur ce Dialogue, voyez la note de M. Preuss Œuvres de Frédéric le Grand, t. XIV, pp. x et xi '.
i6i2. Timon.
Imprimé en ijdô, dans les Mélanges de littérature et d'histoire, etc.S.l. (Genève), p. 40, sous ce titre : Sur le paradoxe que les sciences ont nui aux mœurs.
Les éditeurs de Kelil ont intitulé ce morceau : Timon (t. XXX, p. 14).
Sur Timon, voyez la note de Beuchot (t. XXIII de l'édition Moland, p. 483).
161 3. Lettre a Messieurs les auteurs de la Saint- Jean ET autres beaux OUVRAGES.
Les Etrennes de la Saint-Jean (recueil de facéties par le comte de Maurepas, le président de Montesquieu, le comte de Caylus, Moncrif, Crébillon fils, Salle, la Chaussée, Duclos, d'Armenonville et l'abbé de Voisenon), parurent en 1742 {Troyes, veuve Oudot, in-12). Elles furent réimprimées en 1750 et en 1751, avec « plusieurs morceaux d'esprit qui n'a' a valent point encore paru. •
Beuchot suppose que c'est cette troisième édition des Etrennes de la Saint-Jean qui donna naissance à la Lettre de Voltaire.
Nous sommes plutôt porté à croire que cette Lettre est de 1749. En effet, .M"» de la Motte y reproche à La Chaussée de s'obstiner à faire jouer V Ecole de la jeunesse ; or, cette pièce fut représentée pour"Ia première fois, le 2' février 1749'.
Dans la Lettre aux Auteurs des Etrennes de la Saint-Jean, Voltaire, après s'être moqué de l'impertinent jargon de Fontenelie et de Marivaux ', se donne carrière aux dépens de La
1. i\L Freuss nous apprend que le Di.Uogtie entre Marc-Aurèle et un rccollet a été réimprimé par M. Paganel, dans son Histoire de Frédéric le Grand, Paris, i83o, t. II, pp. 5 14-3 18. Cf. la seconde édition de cet ouvrage, 1847,1. II, p. 442.
2. De Léris dit, dans son Dictionnaire portatif, etc., des théâtres, Paris, Jombert, 1763, in-8, p. i53, que cette pièce eut peu de succès; qu'en 1761, eiie n'était pas encore imprimée, et que sou premier titre était ; Le Retour sur soi-mC-me.
3. Voltaire n'aimait point Marivaux ; il lui icpiochait 0 de manquer quelque-
Chaussée et du comique larmoyant. Kt cepenJant, en cette même année 1749, il allait faire jouer Nanine, nouvel essai dans le goût de la comédie intéressante.
La Lettre aux Auteurs des Etrennes de la Saint-Jean n'a été imprimée qu'en 1769, dans le tome II des Choses utiles et agréables, pp. 363-368; M. Clogenson est le premier éditeur qui l'ait admise dans les Œuvres de Voltaire (t. LXl de l'édition en 97 volumes, p. 532).
1614. Idées de la Mothe Le Vayer.
Encore un écrit de Voltaire pour la date duquel nous sommes en désaccord avec les éditeurs de Kehl et avec Beuchot.
Les Idées de la MotJie Le Vayer ont paru dans une brochure intitulée : Dialogue du douteur et de l'adorateur, par M. l'abbé de Tilladct ; Avec les dernières paroles d'Epictcte à son fih et les Idées de la Mothe le Vayer. S. l. n. d. (Genève, 1766:'), in-8 de 24 pp. (C. V. Ben).
Réimpr. dans le Recueil nécessaire, Leipsik, 1765 (1766). in-8. pp. 3i5-3i8; dans le tome Vil des Nouveaux Mélanges (1768), p. 12 5, les Idées de la Mothe le Vayer sont au tome XVII' de l'édition in-4, p. 418 et au tome XXXVil» de l'édition encadrée, p. 94.
Le Recueil nécessaire n'est pas, comme le croyait Beuchot, de 1767; il est de 1766 (voyez Voltaire au landgrave de Hcsse-Cassel, 25 auguste 1766; &t Correspondance de Grimm, édition M. Tourneux, t. VII, pp. 147-148; i5 octobre 1766). En rendant compte du Recueil nécessaire, Grimm parle des Idées de la Mothe Le Vayer comme d'un morceau qui paraissait alors pour la première fois ; et c'est ce qui nous fait rejeter la date approximative de i75i, que lui ont assignée les éditeurs de Kehl, et après eux, Beuchot.
161 ). Dialogue entre un Plaideur et un Avocat.
Ce dialogue a été imprimé pour la première fois dans l'édi-
ois le chemin du cœur en preniint des routes un peu trop détournées (à Berger, février ly'M)) et de peser des riens (on des œni's de mouche) dans des balances de toile d'araignée» {\oyez Corr'cspoiidiiiice de Grimm, éd. M. 'l'ourncux, t. III, p. !339). En revanche, n'est-ce pas Marivaux qui a dit de Voltaire qu'il était « la perfection des idées communes? » Sur les démêlés de Marivaux avec Voltaire voyez .Marivaux, sa vie et ses œuvres, par M. G. Larroumet, PariSj Hachette, 1882, in-8, pp. 87 et suiv....
tion en ii volumes petit in-8. S. l. (Paris), t. VIII% p. 23().
Réimpr. en 1752, dans le tome III de l'édition de Dresde, p. 25o.
1616. Dialogue entre M™' de Maintenon et M"^ de Lenclos.
Imprimé en 1 761 (tome Mil" de l'édition en 1 1 vol., p, 263).
Réimpr. en 1752 dans le tome III de l'édition de Dresde, p. 2bù.
Sur ce Dialogue attribué par Raynal à la marquise de Créquy (Nouvelles lit/éraires, dans le tome II de la Correspondance littéraire de Grimm, éd. M. Tourneux, p. 63), voyez la note de Quérard, Les supercheries littéraires dévoilées, éd. Daflis, II, 739; cf. A. Lefèvre, Dialogues philosophiques {à(i\'o\taSv&), t. I. p, 230.
161 7. Dialogue entre un philosophe et un contrôleur DES Finances.
Ce Dialogue a paru pour la première fois dans l'édition de lyDi, t. VIII, p. 271, Cf. le tome III" de l'édition de 1752, p. 262.
1618. Sur M"« DE Lenclos A. M*** (Formey).
Ce morceau est imprimé dans le tome IH" des Nouveaux Mélanges {ij65, pp. 1-14) sous le titre suivant : Lettre sur 3/11. ^e Lenclos. Cf. l'édition in-4, t. XV, p. SSo, et l'édition encadrée, t. XXXIV, p. 47. — Le titre actuel est de 1785 (t. XLIX de l'édition de Kehl, p. 23(j) ; mais c'est à tort que les éditeurs de Kehl ont daté cet opuscule de 1771. Nous croyons qu'il a été composé en ij5i ; on lit en effet dans une lettre de Voltaire à d'Argental du 29 mai 1751 : « Il y a ici (à
• Berlin) un niinistre du Saint Evangile qui m'a demandé des
• anecdotes sur cette célèbre fille (Ninon) ; je lui en ai envoyé
• d'un peu orduriéres, pour apprivoiser les huguenots. • Cf. le début de la leUve sur M^^* de Lenclos. On lit dans un passage de cette même lettre : « Quelqu'un a imprimé, il y a deux ans,
• des lettres sous le nom de M"' de Lenclos. » Les Lettres de Ninon de Lenclos au marquis de Sévigné (par Louis Damours) parurent en 1700 (l'abbé Raynal en parle le 18 mai; Nouvelles littéraires, t. I de la Correspondance de Grimm, édition M. Tourneux, p. 424). Dans le même endroit. Voltaire fait
allusion à « deux nouveaux mémoires sur la vie de cette 'philosophe » et ces Mémoires sont de lySoet 175 1 '.
1619. Éloge historique de Madame la Marquise du Chatelet.
L'Eloge historique de madame du Chatelet, que Voltaire avait envoyé à Formey en octobre lySi (voyez les lettres 120,? et 23o2 de l'édition Moland) fut imprimé pour la première fois dans la Bibliothèque impartiale pour les mois de janvier et février (Leide, Elle Lu^ac /ils), pp. i3<) et sq. sous ce titre : • Eloge historique de madame du Chatelet pour mettre à la tète de la traduction de Newton, par M. de Voltaire » et avec cette note : « Comme l'édition de l'ouvrage posthume de ma- « dame du Chatelet se fait trop attendre, on a obtenu de M. de « Voltaire la permission de placer ici ce morceau digne d'elle e et de lui ».
Réimprimé dans le Mercure de décembre 1754, t. I", pp. ')- 18; dans le Portefeuille trouvé, Genève, 17S7, t. 1, p. 10^2; dans la III" suite des Mélanges de poésie, etc.. S. L, i?')!, p. 349; dans le tome V» des Nouveaux Mélanges (i-]68), p. 277. (Dans cette dernière réimpression, VEloge est daté de 1754; après le titre on lit ce n. b. : Cet éloge devait être mis à la tète de la trai action de Newton). Ce n. b. ne se retrouve plus dans l'édition in-4 (t. XIV, p. i), ni dans l'édition encadrée (t. XXXII, p. 199); mais le morceau est toujours daté de 1754.
Ce millésime a été conservé par les éditeurs de Kehl (t. XLVII, p. 71), qui ont ajouté cette note : « Cet éloge a paru à la tête a d'une traduction des principes de Newton par madame la « marquise du Chatelet «. Or, les Principes mathématiques de la philosophie naturelle par feue madame la marquise du Chastellet, Paris, Desaint, Saillant et Lambert, 1759 (et non 1756), 2 vol. in-4 (Bibl. W', V. 843 ; 3-6), ne contiennent pas VEloge de la marquise par Voltaire.
1. L'abbc Raynal (t. II de la Correspondance de Grimm, éd. M. Tourneux, p. '5^J) nous dit que les « deux ouvrages ont paru le même jour ; » et sa lettre est datée du 22 mars lySi. — Sur ces ouvrages voyez la note de Quérard, ies Supercheries littéraires dévoilées, éd. Daffis, II, 7 38.
2. Eloge Historique de M""' la marquise du Chatelet pour être 7nis à la Icte de sa traduction de Newton.— La faute signalée par Beuchot (t. XXIII» de l'édition Moland. p. 52o) ne se trouve pas dans le texte reproduit par le Portefeuille trouvé.
6o VOLTAIRE
1620. Pensées sur le Gouvernement.
Imprimés en 1732, dans le tome VI« de l'édition de Dresde, pp. III à XII (voy. la lettre de Voltaire à Walther du 2 avril
Rcimpr. en 1754, dans le tome X* de la première édition de Dresde (1748-1754, in-8, p. 3o3).
Les Pensées sur le Gouvernement formaient en lySô le second chapitre des Mélanges de littérature, d'histoire et de philosophie. S. l. [Genève], in-8, pp. 13-27. Ce chapitre était intitulé Pensées sur l'administration publique. Beuchot indique les divers changements que Voltaire fit en .'736 ; il reproduit aussi les articles de 1732 et 1754 qui ont été supprimés dans les Mélanges de littérature (voy. ses notes, pp. b23-526, 529-533 et 534 du tome XXIII de l'édition Moland).
Les Pensées sur l'administration publique sont au tome XV" de l'édition in-4, p. 8, au tome XXX III» de l'édition encadrée, p. 42 et au tome XXIX de l'édition de Kehl, p. 23.
Les articles VII à XIX des éditions de 1756, de 1771 et de 1775 (éditions in-4 ^^ encadrée) ont été retranchés par les éditeurs de Kehl, comme faisant double emploi avec plusieurs passages de la Voix du sage et du peuple (voyez; le tome XXIH de l'édition Moland, pp. 46S-470 et 52 5-526).
162 1. Extrait de la Bibliothèque raisonnée.
Cet extrait que Beuchot donne à Voltaire, sur la foi de l'abbé Sépher ' a paru dans la Bibliothèque raisonnée, etc. Amsterdam, J. 'Wetstein, article X, pp. 158-172, mois de juillet, août et saptembre 1752.
Réimpr. dans le volume intitulé La Querelle, s. l. n. d., in-12 de VII et G3 pp. (C. V. Beuchot, 726 et 727)-, et admis pour
i.L'nbbé Sépher possédait une très belle bibliotlicque et ea avait cniiclii les volumes de notes manuscrites. Le Catalogue des livres rares et sinffuliei-s de la bibliothèque de M. l'abbé Scpher, Paris, Fournier, 17S6, iii-S (Bibl. N'". Q), comprend 6993 nos. C'est probablement dans un des volumes ayant fait partie de cette bibliothèque que Beuchot aura trouvé l'indication manuscrite qui donne à Voltaire YExtrait de la Bibliothèque raisonnée.
2. Ce volume est attribué à Pidansat de Mairobert, par Beuchot, et à Voltaire par Barbier. (Z)/c^ desouv. anon.,éi. Daflis, Ili, luy-*
BIBLIOGRAPHin: DE SES ŒUVRES
la première fois dans les Œuvres de Voltaire par Beuchot (t. XXXiX de l'édition Lefévre, p. 438j.
Beuchot suppose que c'esl à cet Extrait que Voltaire fait allusion dans sa lettre à Formey du 20 janvier 1752 (voy. le tome XXXVII" de l'édition Moland, p. 302); mais la querelle avec Maupertuis n'avait pas encore éclaté.
M. Desnoiresterres croit qu'il est question de l'Extrait, dans une lettre de Voltaire à madame Denis du i5 octobre 1752 {Voltaire et Frédéric, pp. 345046); toutefois le passage de cette lettre rapporté par M. Desnoiresterres, s'applique mieux, selon nous, à la Diatribe du docteur Akakia (voy. le n» 1624). Au reste, ce qui nous confirme dans l'idée que ce morceau est bien de Voltaire, c'est que plusieurs des critiques et des plaisanteries de VExtrait ont passé dans la Diatribe. (Voyez notamment le passage sur le style de Maupertuis, dans la Lettre sur la comète; les passages sur le principe de l'attraction et sur les amours des crapauds et des colimaçons, dans la Vénus physique, etc., etc..)
L'Extrait, dit M. Desnoiresterres, annonce la Diatribe et contient en germe, bien que sous une forme sérieuse et anodine, toutes les plaisanteries de VAkakia. {Voltaire et Frédéric, p. 346.)
1622. DÉFENSE DE MlLORD BOLLINGBROKE, PAR LE DOC- TEUR GOOD NaTUr'd VeLLVISHER, CHAPELAIN DU COMTE DE ChESTERFIELD. TrADUIT DE l'aNGLAIS. IM- PRIMÉ AVEC LA PERMISSION DES SUPÉRIEURS. S. /, , 1X0-
vcmbrc 1752, in-8 de 16 pp. (C.V. Beuchot, 71).
Quérard {Les Supercheries littéraires dévoilées, éd. Daffis, m, 994, et Bibliographie voltairienne, p. 5), a daté cet opuscule de 1751. 11 est de 1752 '.
Réimpr. dans la Bibliothèque raisonnée des ouvrages des savants de l'Europe pour les mois d'avril, mai et juin 17 53, Amsterdam, 1753, pp. 392-402; dans les Œuvres mêlées d'un auteur célèbre qui s'est retiré de France. Berlin, i753, in-12 de 60 pp. (pp. 39-60); dans la Guerre littéraire, etc.. (voyez le n» i638), pp. 3-17.
I. Les détails liistûiiqucs et bibliographiques donnés dans X Intcrmcdiairc des chercheurs etc., années 1807-1808, p. 3().|, par le Bibl. J. sur la Défense de Milord Bolingbroke, sont tout à tait erronés.
Nous n'avons pas vu l'édition en 3g pp. dont il est question dans la Bibliothèque impartiale pour les mois de janvier et février ïj53, t. Vllj p. 3i5. Voici d'après la Bibliothèque impartiale le titre de cette édition : Défense de milord Bolinghroke, par M. de Voltaire. Berlin, 1753.
Dans les quatre éditions citées plus haut, on lit, au sujet du cardinal d'Auvergne, abbé de Cluny : « proptcr dunes ». Cf. Nouveaux Mélanges, t. III, p. 65.
Sur la Défense de milord Bolingbroke, voyez Formey, Souvenirs d'un citoyen. Berlin, de La Garde, 1789, t. I^ p. 263 et sq. et la note de Beuchot, t. XXIII de l'édition Moland, p. 547. Cf. les lettres 2487 et 2491 (de Voltaire à Formey) et 25i2 (de Voltaire à Voyer) de l'édition Moland.
La Défense de milord Bolingbroke est au tome III des Nouveaux Mélanges, 1765, p. 61 (précédée de cet Avis: <( On attribue cette pièce à l'auteur dont nous imprimons les pièces fugitives. Si elle n'est pas de lui, elle parait mériter d'en être); ^- au tome XV' de l'édition in-4, p. 19; au tome XXXI V« de l'édition encadrée, p. 214 ; enfin, au tome XXXIII^ de l'édition de Kehl, p. 161.
Les quelques suppressions dont parle Beuchot dans sa note, ne sont pas l'œuvre des éditeurs de Kehl ; elles sont du fait de Voltaire lui-même. Le texte de l'édition de Kehl est en effet conforme à celui des éditions de 1771 (in-4) ^^ ^l^ 177^ {encadrée), données par Voltaire. Depuis 1822 (t. XLVII' de l'édition Lequien, pp. I25 et sq.), on a rétabli le texte des éditions de 17J2, 1753 et 1765.
Lowndes {The Bibliographer's Manual, V, 2793) a confondu la Défense de mylord Bolingbroke avec VExamen important (voyez plus loin, année 1766) ; c'est ce dernier ouvrage qui a été réimprimé en 17G7, 1771, 1770 et 1776.
1623. Avertissement sur la nouvelle histoire de Louis XIV. — Avertissement.
Ces deux Avertissements imprimés au tome XXIII de l'édition Moland, pp. 555 et 557, sont extraits du Mercure (juin 1752, 2« volume, pp. 196 et novembre 1752, pp. 149-153). Cf. la Bibliothèque raisonnée, etc.. juillet, août et septembre 1752, p. 235. Ils sont relatifs à l'édition de 1753 du Siècle de Louis XIV (voy. notre tome 1"^ pp. 347-348). Il est question du second de ces Avertissements dans une lettre de Voltaire à Formey, du 26 (septembre) 1752 (voy. la lettre 2434 de l'édition Moland).
bibliographie de ses œuvres 63
1624. Diatribe du docteur Akakia, médecin du pape.
— Décret de l'Inquisition et rapport des professeurs de Rome au sujet d'un prétendu président. Rome (Leyde, Luzac) 1753, in-8 de ^32 pp. (C. V. Beuchot, 206). — Rome (Leipzig Breitkopf })■ 1753, in-8 de 32 pp. (Cabinet de M. Rochebilière i).
— Rome (Paris), 1753, in-12 de 24 pp. (C. V. Beuciiot, 207).
Les différents opuscules réunis par Beuchot et par M. Moland sous ce titre commun : « Histoire du docteur Akakia et du natif de Saint-Malo, » n'ont pas été publiés en même temps; mais parmi ces écrits, le premier en date est la Diatribe du docteur Akakia,
La Diatribe, composée par Voltaire à l'occasion de la querelle qui s'était élevée entre Maupertuis et le mathématicien allemand Samuel Kœnig, au sujet du principe de la moindre quantité d'action, était achevée en octobre lyS^, puisque nous avons vu Voltaire y faire allusion dans sa lettre à madame Denis du i5 octobre. (Voy. le n» 1621). Une première édition imprimée à Postdam, à l'aide d'un privilège obtenu pour publier la Défense de Bolingbroke, fut saisie par ordre de Frédéric. « Tous les exemplaires, dit M. Desnoiresterres, furent « apportés et livrés aux Harames dans la chambre du roi, en « présence de Sa Majesté, par Sa Majesté et devant Voltaire ». {Voltaire et Frédéric, p. 3-ji '). Cela se passait à la hn de novembre 1752 \
Voltaire ayant fait réimprimer la Diatribe à Leyde, chez Lu^ac (sous la rubrique de Rome), le roi ordonna de nouveau la saisie de tous les exemplaires envoyés en Allemagne, et le 24 décembre, la réimpression de Hollande était brûlée par la main du bourreau dans les carrefours de Berlin.
L'édition de Lu^ac, reconnaissable au Heuron de la page 32,
t. Cet exemplaire nous a étij coiiimuiiiqué par M. RalFct, de la Bibliothtque naiioiiale,
2 Voyez aussi une lettre de Fréddric à la margrave de Baireuth, du 12 avril 1753, t. XXVll, Iro partie, de l'édition Preuss, pp. 216-227.
3 Quérard [Les Supercheries littànxit-es dévoilées, éd. Ûaflis, I, 224 et Bibliogr. Volt , p. 55), cite de la Diatribe une édition de 1752, in-S, avec le nom de Rome (Berlin). Nous ne connaissons pas d'édition de la Diatribe avec ce milléeime.
fleuron que l'on retrouve sur d'autres impressions du même éditeur (voy. notamment la page 48 du recueil intitulé Maupertiiisiana (C. V. Beuchot, 907) ', comprend :
I» La Diatribe du docteur Akakia, pp. 3-14; 2» Le Décret de Vliiquisition de Rome, pp. iS-iq; 3» Le Jugement des professeurs du collège de la Sapience et l'Examen des lettres, etc., pp. 19-32.
Quoique publiée en i']b2, cette édition porte le millésime 1753, selon l'usage e'tabli dans la librairie de dater de l'année suivante les impressions faites dans les derniers mois de l'année '.
Une autre édition de la Diatribe également in-8 de 32 pp., et publiée comme l'édition de Leyde, sous la rubrique de Rome, sort, croyons-nous, des presses de Breitkopf, à Leipzig. Voltaire parle de celte réimpression, dans une lettre du 19 avril 1753 à M. Gottsched (lettre 2547 '^^ l'édition Moland) '.
Voici quelques particularités à l'aide desquelles on pourra facilement distinguer les deux éditions de la Diatribe de i-jSS, in-8 de 32 pp. La réimpression de Leip:^ig a des fleurons, pp. i , 18, 19 et 32 ; celle de Leyde n'a qu'un fleuron p. 32. Dans la réimpression de Leipzig, la page 18 est cotée 17, et la page 19 est cotée 18.
Quant à l'édition en 24 pp., elle a été, croyons-nous, imprimée à Paris.
Les autres écrits de Voltaire, à l'occasion de la querelle survenue entre Maupertuis et Kœnig, sont les suivants :
I» SÉANCE MÉMORABLE. S. l. H. d. {LcyJe, Lu:;ac), in-8 de 8 pp. (C. V. Beuchot, 1759).
2" Traité de paix conclu entre M. le président de Maupertuis ET M. LE PROFESSFi'u Kœnig. Berlin, 1753, in-8 de ig pp., avec cette épigraphe :
rldiculum acri
Fortiusac melius <r/c...
(Hor.)
1. Ce recueil, dont il sera question plus loin, a éto imprimé à Leyde, cIkz Lu\ac, sous la rubrique de Hambourg, 1753, in-y.
2. Une réimpression in-8 de 16 pp. Rome {Leyde, Ln\ac), ijSj, fait partie du Maiipcrluisiana (voy. plus loin).
3. Il est toutefois permis de se demander si V'oltaire, dans cette lettre du 19 avril, ne veut point parler de l'édition de \' Histoire du docteur Akakia et du natif de Saiiil-Malo (in-S de ^4 pages), dont il sera question plus loin.
N'ayant pas réussi àjious procurer un exemplaire de cette édition en 44 pp., nous ne saurions dire si elle a été imprimée par Breitkopf.
3° L'art de bien argumfnter en philosophie, réduit kn pratique PAR UN VIEUX CAPITAINE DE CAVALLERIE {siC) TRA\fcSTl EN
PHILOSOPHE. Hambourg, (Levde, Luzac), ï-jdj, in-8 de 8 pp, ou in-8 de 4 pp. (C. V. Bcuchot, 0)53 et C. V. Ben).
La Diatribe du docteur Akakia a eu de nombreuses réimpressions ; nous citerons celles qui font partie des recueils suivants :
I" La Querelle', S. l. n. d. (i753), in- 12 de VII et G3 pp. (C. V. Beuchot, 726 et 727).
Cette brochure contient :
a) Précis, pp. III-VII.
b) Extrait des œuvres de M. de Maupcrtuis tire de la Bibliothèque raibonnée, pp. 1-23 (voy. le n» i(32i).
C) Lettre de M. de VoltaireàM. Kœiiigdu 1 7 novembre i 732.
d) Réponse dhin académicien de Berlin à un académicien de Paris (pp. 38-40; lettre 2432 de l'édition iMoland).
e) Diatribe du docteur Akakia (pp. 41-63).
II'' Œuvres mêlées d'un auteur célèbre qui s'est ketiuh de P'rance. Berlin, 1753, in-12 de Go pp. (C. V. Benj.
a) Diatribe du docteur Akakia, pp. 3-38.
b) Défense de milord Bolingbroke, pp. 3g-f)o,
m» Maupertuisiana. Hambourg (Levde ^, Luzac) 1753, in-8 (G. V. Beuchot, 907).
Ce volume n'ayant pas encore été décrit par les bibliographes, il convient d'en parler avec quelques détails :
Le frontispice porte cette épigraphe :
Discitc jastitiam moniti.
[Virg.)
Une très jolie vignette non signée représente Mauperluis se battant contre un moulin à vent ; de sa bouche sort une banderole, sur laquelle on lit le mot : Tremble:^ *,