‹ Voltaire. Bibliographie de ses œuvresChapitre 39 sur 94 · oyiiz le no · texte numérisé non relu

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3. D'après M. Picot. — « Celte édition, ajoute M. Picot, contient les mêmes gravures que l'édition de 1764; mais on y a ajouté un encadrement, en raison du format ». (Bibl. Corn. p. 309.)

(c On fait actuellement une très belle édition in-4 de Cor- « mille et de mon Commentaire, écrit Voltaire à La Harpe, le « 22 janvier 1773. Elle est aussi correcte que celle de mes « faibles ouvrages est fautive. • Cf. Voltaire à d'Alembert, 16 décembre 1773, et à d'Argental, 16 avril 1775 *. Cette édition de 1774, en 8 volumes in-i), (ou 10 volumes in-8, selon Quérard, la France littéraire, t. II, p. 291), est précédée d'un Avertisseynent du commentateur sur cette nouvelle édition; elle renferme quelques additions qui ont été indiquées par Beuchot, (voyez les tomes XXXI et XXXII de l'édition Moland, pp. 178, i83, 406, 591, du tome XXXI; et 170, 204, 3o3 du tome XXXII).

L'édition in-4 des Œuvres de Voltaire ne contient pas les Commentaires sur Corneille ^. Dans l'édition encadrée, les Cramer ont fait entrer, outre le Jules César et la Comédie fameuse, les Préfaces de Voltaire sur Médée, le Cid, les Horaces, Cinna, Dom Sanche d'' Aragon, Andromède, Nicomède, Pertliarite, la Toison d'or, Sertorius, Sophonisbe, Otlion, Agésilas, Attila, Bérénice (de Racine), Pulchérie, Suréna, Ariane et le Comte d'Essex (de Thomas Corneille) et la Réponse à un détracteur de Corneille, publiée en 1764, à la page 349 du tome XII« de l'édition de Genève ; (t. X de l'édition encadrée, pp. I à 26, et pp. 187 à 253).

Les éditeurs de Kehl sont les premiers qui aient donné le Commentaire complet. (Voyez leurs tomes L et LI.)

Le Commentaire de Voltaire a été réimprimé dans les éditions suivantes des Œuvres de P. Corneille : Paris, imp. de P. IHdot, i-jgS, lo vol. gr. ïn-4. (Q uéra.rd, La France littéraire, t. II, p. 291^; — Paris, 1797, 12 volumes in-8 (ibid.); — Paris, de r imprimerie de P. Didot l'aîné, an IX (1801), 12 volumes in-8 (avec des observations critiques sur le Commentaire de Voltaire, par Palissot; E. Picot, Bibliogr. Cornel., n» 644); — Paris, Renouard, 1817, 12 vol. in-8, figg. (E. Picot, Bibliogr. Cornel., n° Ô45); — Paris, Janet et Cotelle, 1821, 12 vol. in-8 (E. Picot, Bibliogr. Cornel., n» 646) ; — Parfs, Lefèvre, 1824 (1825), 12 vol. \n-i2 {E.Vicot, Bibliogr. Cornel.^ n" 647); — Paris, Ladrange , 1827, 12 vol. in-8 (ibid., n° 648), etc.. etc..

Voyez encore les n"^ 649 et suivants de la Bibliographie

1. Voltaire nous apprend, dans cette lettre, que l'édition de 1774, fut faite par de Tournes et Panckoucke.

2. On ne trouve, dans cette édition, que le Jules César de Shakespeare et la Comédie fameuse de Calderon (t. XIX, pp. 309-442),

Cornélienne de M. Picot; et", les n»» 670 et suivants du même ouvrage. {Œuvres choisies de Corneille.)

1701. RÉPONSE A UN Académicien.

Cette Réponse a été imprimée avec une pagination -Séparée (i à 9), et sous le titre suivant : Supplément au tome second; Réponse de l'auteur Jes Commentaires à un Académicien — à la fin du tome second de l'édition de 17Ô4 du Théâtre de Pierre Corneille.

Dans l'édition séparée des Commentaires, de 1764, elle est également avec une pagination séparée (i à 7), soit à la fin du tome IIP, comme dans l'exemplaire de la collection Beuchot, soit à la fin du tome II» comme dans notre exemplaire.

Le titre de départ porte : « A.vis. L'auteur des Commen- « taires a ajouté ce qui suit à la fin du tome II de l'édition « in-octavo. »

Dans l'édition de 1774, ce morceau a été placé à la page 566 du tome premier.

1702. Discours aux Welches par Antoine Vadé, frère DE Guillaume.

Ce Discours a été imprimé en 1764, dans les Contes de Guillaume Vadé, s. l. {Genève), in-S, pp. no à i5o.

Sav \e. Discours aux Welches, voyez V Année littéraire àc 1764, t. IV, pp. 298-308 et t. VI, pp. 58-62; cf. la Réponse d'un Français à la harangue d'Antoine Va Je aux Welches, imprimée dans le Mercure de septembre 1764, pp. 43-69 et réimprimée à la fin du Huitième Recueil de nouvelles pièces fugitives de M. de Voltaire, Genève et Paris, Duchesne, 1765, in-8, pp. 263-286.

Le Discours aux Welches a été réimprimé dès 1764, dans la seconde édition des Contes de G. Vadé (voyez notre t. I", n» 66i) ; il est aux tomes XVI de l'édition in-4, p. 29, et XXXIV de l'édition encadrée, p. 226.

On sait que le mot Welche (forme germanique du latin Gallus, Gaulois), est employé par les Allemands pour désigner les Français et les Italiens. (Voyez Littré, Dictionnaire de la langue française, t. IV, p. 2433; cf. V Intermédiaire des chercheurs et curieux, t. X, p. 116 et 266).

1703. Supplément du Discours aux Welches avec une

LETTRE DU LIBRAIRE DE l'aNNÉE LITTÉRAIRE A M. V... ET LA RÉPONSE DE M. V... A CETTE LETTRE. S. /.

{Paris, Lambert), 1764, in-8 de 21 pp. iC. V. Beuchot, 833).

Avertissement, pp. 5-8.

Supplément du Discours aux Welches, pp. g- 16.

Lettre de M. Panckoucke à Monsieur de V..., Paris (i6 mai 1764), pp. 17-19.

Réponse de M. de V... au sieur Panckoucke, libraire de r Année littéraire, du 24 mai i'j64. Aux Délices, pp. 20-21.

Le Supplément du Discours aux Welches est du mois de mai 1764; voyez Voltaire à Damilaville, 23 mai et j3 juin.

Les Mémoires secrets n'en font mention qu'à la date du i5 juillet; ils nous apprennent que la Dixmérie « se proposait t de réfuter cette impertinente satire contre la nation. #

La lettre de Panckoucke à Voltaire a été désavouée par le libraire de V Année littéraire; voyez la note de Fréron, Année littéraire, 1764, t. VI, p. 62 : « M. de Voltaire, fertile en in- « ventions heureuses, a fait imprimer, » dit Fréron, • une préce tendue lettre qu'il suppose que le sieur Panckoucke lui a

• écrite, et dans laquelle ce libraire lui marque que personne « ne fait de ses talens une plus grande estime que moi, et n'a

• plus lu de ses ouvrages. 11 est certain que je dois connaître « mieux que personne les ouvrages de M. de Voltaire, et d'a-

• près cette connaissance, il doit présumer lui-même le degré o d'estime que je lui accorde. M. de Voltaire a fait à M. Panc- « koucke une réponse où il dit très-plaisamment au sujet des

• culs-de-lampe, qu'un ornement, un fleuron, un petit car-

• touche, une petite vignette ne ressemble ni à un c..., ni à » une lampe 11 parle de moi dans cette même lettre avec sa « gaîté ordinaire-. Le sieur Panckoucke désavoue la lettre que « M. de \'oltaire lui attribue. Voici son désaveu :

0 On vient d'imprimer et de publier une lettre adressée à « M. de Voltaire qu'on m'attribue, avec une réponse de cet « illustre écrivain. Je déclare que je ne suis point l'auteur de « cette lettre telle qu'elle est. J'en appelle au propre témoi-

• gnage de M. de Voltaire c\\ii certainement n'a aucune part à

• cette publication. •

t Et moi je déclare que, si .M. Panckoucke a réellement écrit

• à .M. de Voltaire une lettre dans Icquelle il ait fait de moi

• la plus petite mention, c'est à mon insu et certainement « contre mon gré et ma façon de penser. Mais on est bien « bon de relever de pareilles faussetés. Est-ce que le public

• n'est pas accoutumé depuis longtemps à ces fines superche-

• ries de la part de M. de Voltaire? »

Wagnière, dans son Examen des Mémoires de Bachaumont (Mémoires sur Voltaire et sur ses ouvrages, Paris, 182b, t. I, p. 22 1), prétend avoir eu entre les mains les lettres originales de Voltaire et de Panckoucke, et l'éditeur dus Mémoires sur Voltaire, dans une note des pages 221-222 du tome 1", ajoute que Panckoucke avait autorisé les éditeurs de Kehl à imprimer les deux lettres dont il s'agit dans la Correspondance de Voltaire, où elles se trouvent en effet (voyez tome LVIU, pages 365-367).

Sur ces deux lettres voyez la note de Beuchot, t. XXV de l'édition Moland, p. 264. Cf. Voltaire à Damilaville, 26 juillet 1764 : • M. Panckoucke est tout effaré de ce qu'une partie de « sa lettre a couru; il dit qu'il la désavouera. J'ai la lettre sit gnée de sa main, et je la ferai contrôler comme un billet au " porteur. Ce que j'ai, je crois, de meilleur à faire, c'est de « vous envoyer l'original. Vous verrez qu'on ne l'a point fal- « sifié, et vous serez à portée de convaincre les incrédules, « pièces en main. »

Beuchot, ayant à choisir entre le désaveu et la reconnaissance de Panckoucke, s'en est tenu à sa première déclaration.

Nous pensons, d'après les termes mêmes de la lettre de Panckoucke : « Je déclare que je ne suis point l'auteur de cette « lettre, telle qu'elle est ; » que celte lettre n'est point une facétie de Voltaire, et qu'elle lui a été réellement adressée par le libraire de Fréron. La réponse de Voltaire à Panckoucke, augmentée d'un alinéa qui avait été omis dans toutes les réimpressions, a été admise par Beuchot dans la Correspondance de Voltaire (voyez le tome LXI de l'édition Lefévre, p. 448; cf. la lettre 5656 de l'édition Moland).

1704. Questions proposées a qui voudra et pourra LES résoudre.

Ce morceau, imprimé dans le Journal encyclopédique du i5 septembre 1764, pp. 117 à 122, a été réimprimé en i825, dans le tome LI de l'édition des Œuvres de Voltaire en ijb volumes, pp. 3o3-3o9.

M. Clogenson en avait formé la xii" section du mot Ame (Dictionnaire philosophique, t. I). Beuchot a replacé les Ques-

tions proposées', etc., dans les Mélanges, à Tannée 1764 (voyez l'édition Lefèvre, t. XLI, p. 578).

« Lisez , je vous prie , écrit Voltaire à Damilaville le « 12 octobre 1764, les Questions proposées à qui pourra les « résoudre, p. 117, dans \c Journal encyclopédique du i5sep- « tembre. L'auteur a mis partout, à la vérité, le mot de bête • à la place de celui d'homme; mais on voit assez qu'il ence tend toujours les bêtes à deux pieds, sans plumes. Il n'y a « rien de plus fort que ce petit morceau : il ne sera remarqué « que par les adeptes; mais la vérité n'est pas faite pour tout le « monde; le gros du genre humain en est indigne. Quelle « pitié que les philosophes ne puissent pas vivre ensemble! «

1705. Pot pourri.

Beuchot dit que le Catalogue des livres nouveaux du 7 avril 1764 contient l'annonce d'un ouvrage intitulé : Le Pot-Pourri, qui se vendait chez Bauche, et dont le prix était de trois livres. Il s'agit sans doute du volume qui a pour titre : Le Pot- Pourri (par Dorât et Pezay), et qui fut publié vers cette époque (voyez la Correspondance littéraire de Grimm, éd. M. Tourneux, t. VI, p. ip; 1" juin 1764; cf. Barbier, Dict. des ouvrages anonymes, éd. Dafïis, 111, 962).

Nous n'avons pas retrouvé à la Bibliothèque nationale l'édition princeps du Pot-Pourri de Dorât •. — Mais cette épître se trouve dans le tome second des Œuvres mêlées en vers et en prose de M. £)***. Paris, S. Jorry, 1767, in-8, pp. 61-84 (Bibl. n'«, Y. 5492. R. 62 a. 1-2 Réserve).

Quant au Pot-Pourri de Voltaire, il fut imprimé dans la iii« partie des Nouveaux Mélanges (ijôd), pp. 33-54.

Le Pot-Pourri est aux tomes XIII de l'édition in-4, p. 23 1 et XXXII de l'édition encadrée, p. 81, parmi les Romans. Les éditeurs de Kehl l'ont replacé dans les Alélanges, t. XLVI (Facéties), p. 293. — Le g vu, communiqué par feu Decroix, a paru pour la première fois, dit Beuchot, dans le tome XX\'III de l'édition en 42 volumes (édition Lefèvre et Deterville, t. XXVIII, pp. 253-254). — Un Catalogue des ouvrages de M. de. Voltaire ou qui lui sont attribués, joint à un exemplaire des Lois de Minos (G. V. Beuchot, 535), indique de cet opuscule une édition (séparée:) avec le millésime 1772, in-8.

I. Un exemplaire de cette édition princeps est annoncé dans le Catalogue mensuel de MM. Saint-Denis et Mallet, les libraires bien connus du quai Voltaire. (Mai I884, n° 5, page 21.)

bibliographie de ses œuvres 147

1706. Doutes nouveaux sur le testament attribué AU Cardinal de Richelieu, par M. de Voltaire i. Genève et Paris, Duchesne, 176=; (1764), in-8 de 71 pp, (Bibl. n'e, Lb"6 5.42 et C. V. Beuchot 226). — S. /. (Genèpe) n. d., in-8 de i f. de titre et 73 pp. (Bibl. n'% Lb36 3342 A) 2.

On lit dans la Correspondance de Grimm, du i5 décembre

« Une nouvelle édition qu'on vient de faire du Testament « politique du cardinal de Richelieu, a renouvelé la dispute « sur l'authenticité de cet ouvrage. Il y a quinze ans que M. de « Voltaire, dans son écrit des Mensonges imprimés, prétendit « prouver que ce livre ne pouvait être l'ouvrage du cardinal. « M. de Foncemagne, de l'Académie française, sous-gouverneur « de M. le duc de Chartres, écrivit alors en faveur du testa- « ment, dont chaque ligne lui paraissait déceler son illustre « auteur. La xlissertation de M. de Foncemagne, en forme de « lettre, vient d'être considérablement augmentée et réimpri- « mée à la suite de la nouvelle édition du Testament politique ^-^ « mais M. de Voltaire ne s'est pas tenu pour battu. 11 nous a « envoyé des Doutes nouveaux sur le testament attribué au « cardinal de Richelieu, qu'on a imprimés ici et qui font une • brochure de soixante-dix pages. Il vient de nous en envoyer « une nouvelle qui paraîtra sous peu de jours, intitulée : Ar- « bitrage entre M. de Foncemagne et AI. de Voltaire '.» (Grimm, Correspondance littéraire, etc., éd. M. Tourneux, t. VI, pp. 148-149; 1 5 décembre 1764),

Les Doutes nouveaux parurent à la fin d'octobre ou au commencement de novembre 1764. — Voltaire en parle dans sa lettre à d'Argental, du 2 novembre, et les Mémoires secrets en font mention dès le 5 novembre. Voyez aussi les lettres de Voltaire à Damilaville, des 7 et 23 novembre et à d'Argental, du 14 novembre 1764.

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