Un des nombreux pseudonymes de Voltaire
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tiiulée : Le Philosophe ignorant, s. l. (Genève), 1766, in-8° de vil et 171 pp., édition encadrée (voyez plus loin, année 1766). Le Petit commentaire de l'ignorant sur l'Eloge du Dauphin de France, composé par M. Thomas, est à la page 148 de cet ouvrage.
Voltaire avait reçu V Eloge de Louis Dauphin..., par M. Thomas, Paris, Regnard, 1766, in-8 (Bibl. N'% Ln. *', 12954), au commencement d'avril 1766 : « il y a de l'éloquence et de la « philosophie, écrivait-il à Damilaviile,.le4 avril; il n'est pas t vraisemblable qu'il (Thomas) ait attribué à ce prince des
• qualités et des connaissances qu'il n'aurait pas eues; il se « serait discrédité auprès des honnêtes gens. Enfin, de tout o ce que j ai lu sur ce triste événement, il est le seul qui m'ait
• instruite! qui m'ait fait plaisir... »
Réimpr. à la suite du Philosophe ignorant, dans le tome IV'« des Nouveaux Mélanges, etc., p. 337 '; — dans le tome XVI de l'éJition in-4, p. 144; — dans le tome XXXlV de l'édition encadrée, p. 36o; — et dans le tome XLVII de l'édition de Kehl, p. 53o (parmi les Mélanges littéraires). Le titre actuel date de cette dernière réimpression.
1719. Le président de Thou justifié contre les accusations DE M. de Buri, auteur d'une vie de Henri IV. S. /. n. d. {Genève., ou Paris. Merlin) 1766, in-8 de 38 pp. (Bibl. n'% La20, 18).
Richard de Bury, le même qui, en 1703, avait adressé à Voltaire une lettre anonyme sur son Abrégé de V histoire universelle-, publia, en 1765, une Histoire de la vie de Henri IV, roi de France et de Navarre, Paris, Didot l'aîné, 2 vol. in-4'' (Bibl. N'% Lb^', 2b); réimprimée l'année suivante chez Saillant, en 4 volumes in-12 (Bibl. Is^*, Lb^% 26A).
Dans la Préface qu'il avait mise au-devant de son ouvrage, de Bury s'était exprimé en termes fort irrévérencieux sur le compte du président de Thou. On lit dans une lettre de Voltaire à Damilaville du 17 mai 1766 : « Quel est donc ce M. de
1. Le Philosophe ignorant est réimprimé dans ce tome IV^, sous le titre suivant : Les questijns d'un homme gui ne sait rien (p. 255).
2. Voyez la Correspondance littéraire de Grimm. éd. M. Toutneux, t. III, pp. 20 à 25. — La brochure de Bury est intitulée : Lettre de M. de B''' à AI, de Voltaire au sujet de son Abrégé de l'histoire universelle, Londres, J. Nourse, ijSS, in-12.
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« Bury qui compare Henri IV à ce fripon de Philippe de Macc- « doine ', et qui ose dire que notre illustre de Thou n'est « qu'un pédant satirique. Est-ce qu'on ne fera point justice à «cet impertinent? » Quelques jours après, de Thou avait trouvé • un vengeur^ « et l'un « des amis de Voltaire » (Voltaire lui-même), « s'était chargé de la causededeThoucontre Bury » (Voltaire à Damilaville, 21 mai). Le 23 mai le manuscrit de la • défense • du président était expédié à Paris; Merlin devait le mettre sous presse, et si cet imprimeur ne pouvait s'en charger, Damilaville avait ordre de le faire parvenir à Rousseau, auteur du Journal encyclopédique, à Bouillon (Voltaire à Damilaville, 23 mai 1766. Cf. Voltaire au même, 3o mai). Nous n'avons pas trouvé dans le Journal encyclopédique de 1766 la Justificationdu Président de Thou, par Voltaire; quanta l'édition en 38 pp. intitulée : Le Président de Tliou justifié, etc., nous ne saurions dire si elle a été imprimée par les Cramer ou par Merlin; les caractères employés paraissent être plutôt ceux des Cramer. Il est probable que Voltaire, après avoir fait paraître l'ouvrage à Genève, l'aura envoyé à Damilaville, pour être réimprimé à Paris. Ce qui nous confirme dans cette supposition, c'est que Grimm parle dès le fmai (un mois avant l'envoi du manuscrit à Damilaville), de la « /e2»7/e en ïce«fehuit pages • écrite par Voltaire. Il est question de cette même feuille dans les Mémoires secrets an i«' juin.
Deux ans après la publication de cette brochure, parut un Examen de la nouvelle histoire de Henri IV de M. de Bury, par M. le marquis de B..., lu dans une séance d'académie, auquel on a joint une pièce analogue; Genève, che^ Claude Philibert, 1768, in-8 de go pp. (C.V. Beuchot, 1357). L'auteur de VExamen avait fait réimprimer, à la suite de son ouvrage. Le Président de Thou justifié, etc. (pp. 71 à 98).;
Les Mémoires secrets du 29 juillet 1768 (Additions) attribuent VExamen de la nouvelle histoire de Henri IV à Vol-
t. De Bury avait publié en 1760, une Histoire de Philippe et d'Ale.Xiindre lé Grand, rois de Macédoine. Paris, in-4. (Voyez Quérard, La France littéraire, t. I, p. 574).
2. « Le comte de Rochefort, ù qui sont adressées la lettre du 2 décembre <( 17(37, et quelques autres lettres (i<=r, 16 et 25 juillet 17O6; i^r et 16 septem- M bre ; 29 octobre; 22 décembre 1766; etc., etc.), a. fait, sur la correspon- 11 dance de Voltaire, quelques noies restées manuscrites, dont j'ai eu commu- « iiication. Sur ce mot il dit « C'est moi qui fus ce vengeur. Mou ouvrage (( sur l'histoire de M. de Buri se trouve très défiguré dans les Œuvres de " .)/. de Voltaire (note mss, de Beuchot). «
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taire; Grimm, parlant de cet écrit dans sa Correspondance littéraire du i5 juin 1768, s'exprime en ces termes : « On accuse « la manufacture de Ferney d'une autre production qui porte le « titre suivant : Examen de la nouvelle histoire, etc... Cet écrit « a cent pages in-S; s'il est du chef de la manufacture, il faut « convenir qu'il n'a jamais déguisé son style et sa manière « avec plus d'adresse. » (P'd. M. Tourneux, t. VIII, p. loi.) — — Naigeon l'aîné et madame du Deffand ont cru aussi que Voltaire était l'auteur de VExamen (voyez la note de Barbier dans les Supercheries dévoilées, etc., éd. Daffis, I, 434).
Or, cette brochure n'est pas de Voltaire. Wagnière, dans son Examen des Mémoires de Bachaumont (Mémoires sur Voltaire, etc., t. I, p. 284) dit qu'elle a été écrite par le marquis de Belestat, et Voltaire la croyait l'œuvre de la Beaumelle (voyez Voltaire au marquis de Belestat, 17 octobre 1768). Nous parlerons avec plus de détails de VExamen de la nouvelle histoire de Henri IV, etc., dans le chapitre consacré aux Ouvrages attribués à Voltaire; disons toutefois, dès à présent, qu'il existe à la Bibliothèque Nationale (Réserve Lb^^, 27) un exemplaire de cet Examen, avec des notes de la main de Wagnière et de Voltaire. Quelques-unes de ces notes ont été reproduites dans une réimpression de VExamen qui fait partie du tome II de V Evangile du jour (éd. de 1769, pp. i à 76) ; mais les plus importantes d'entre elles n'ayant pas encore été recueillies par les éditeurs modernes, nous les publierons à la tin de ce volume {Ouvrages annotés par Voltaire).
Le Président de Thou justifié, etc. est réimprimé, à la suite de VExamen de la nouvelle histoire de Henri IV, etc., dans le tome II de V Evangile du jour; on rencontre souvent la brochure qui renferme ces deux écrits, détachée du recueil auquel elle appartient (voy. Bibl. N'% Lb^^, 27A).
C'est par erreur que nous avons dit dans notre Notice bibliographique du tome L« de l'édition Moland, que les trois lettres de Henri IV publiées en 1761, dans le tome V de V Essai sur l'histoire générale ', ne se trouvent pas dans l'édition princeps de la Justification du président de Thou.
Ces Lettres ont été remplacées dans une réimpression de la Justification qui fait partie du tome V« des Nouveaux Mélanges (1768), pp. 287-306, par la phrase suivante : • Je les « transcrirais ici, si elles n'étaient pas imprimées à la fin du
I. Sur cqXU édition de YEssai sur l'histoire générale, voyez note t. I« no 1164.
BIBLIOGRAPHIE DE SES ŒUVRES ifiS
« cinquième volume de l'Essaya sur l'histoire générale, édition « de 1761. »
Le Président de Thon justifié, etc., est aux tomes XVI de l'édition in-4, p. 187; — XXXV de l'édition encadrée, p. 12;
— XXVIII de l'édition de Kehl, p. So.
1720. Lettre curieuse de M. Robert Covelle^, célèbre CITOYEN DE GeNÈVE, A LA LOUANGE DE M. LE
professeur Vernet, professeur en théologie de LA MÊME VILLE. Dijoii, Brocard, 1766, in-<S de' 14 pp.
— Lyon, les frères Périsse, 1766, in- (S.
Nous donnons les titre, adresse, date, etc. de l'édition de Dijon, d'après le Mémoire présenté à M. le premier syndic, par M. Jacob Vernet, etc., s. l., i-jGG, in-8, p. 3 (C. V. Beuchot, 1823). — Vernet, dans un Poscrit du 20 juillet 1700, parle d'une 2" édition, dans laquelle Voltaire avait ajouté six lignes qui ne contiennent qu'une invective de plus : s'agitil de l'édition de Lyo», signalée par Quérard {B/^//ooT. volt., p. 66) ?
Il est question de la Lettre curieuse, etc.. dans les lettres de Voltaire à d'Alembert des i3 et 26 juin 1766; — de d'Alembert à Voltaire du 26 juin de la même année.
« On peut ajouter la Lettre curieuse de M. Covellc, qui vient « de paraître, au recueil des lettres édifiantes, qui ont paru 0 sur les miracles... Il paraît que M. Vernet a écrit en dernier « lieu quelque chiffon qui a excité la bile de M. Covelle. » (Grimm, Correspondance littéraire, éd. M. Tourneux, t. VII, p. 48 ; i5 mai 1766). Cf. \q?, Mémoires secrets A\x n juillet 1766. L'auteur des Mémoires secrets se trompe lorsqu'il écrit, le II juillet 1766, que la lettre de Voltaire « n'était encore quoi manuscrit • ; cette Lettre avait été imprimée dès le mois de mai. Réimpr. dans \q Journal encyclopédique An i5 août 1766, pp. 127- 133.
La Lettre curieuse de M. Robert Covelle, etc., est une réponse aux Lettres critiques d'un voyageur anglais, œuvre anonyme de Jacob Vernet. « Ces Lettres, dit M. Sayous (Le « dix-huitième siècle a l'étranger, Paris, 1S61, t. I, p. 373), « abordent tous les arguments de l'incrédulité voltairienne et « de la religion naturelle de Rousseau, s'appliquant à les rén futer par une argumentation brève et claire, fondée, quant à