‹ Voltaire. Bibliographie de ses œuvresChapitre 50 sur 94 · DÉCLARATION DE M. DE VOLTAIRE · texte numérisé non relu

DÉCLARATION DE M. DE VOLTAIRE

Celte Déclaration qui contient un désaveu de la Lettre au

i. Dans ces trois dernières réimpressions, l'ouvrage est intitule : Ac Pliilosoplic ignorant. — La Petite digression, l'Aventure indienne et le Petit Commentaire de l'ignorant sont réimprimés, à la suite du Pliilosophe ignorant, dans ie tome IVe des Nouveaux Mélanges, et dans les éditions in-4 et encadrée.

docteur Pansophe, a été imprimée dans le Mercure de janvier 1767, t. Il, pp. 88-89. Elle avait été envoyée à Lacombe le 27 décembre; mais, comme elle est datée du 29 décembre, Voltaire avait fait suivre la date de sa lettre à Lacombe de la mention suivante : • partira le 29 ». Cf, Voltaire à Damilaville, 29 décembre.

Réimpr. au tome XLII de l'édition Lefèvre (Beuchot), p. 619.

1734. Lettre d'un membre du Conseil de Zurich a M. D*"*, AVOCAT A Bezançon {sic). S. l. n. d. {Ge~ nèpe 1767), in-8 de 7 pp. (C. V. Beuchot. 455).

Réimpr. dans le tome III de l'Evangile du jour (1769), pp. 51-34.

Les éditeurs de Kehl avaient placé cette Lettre dans la Co/-respondauce, au mois de mars 1767 (voy. leur tome LX, p. i3i), et l'avaient intitulée : Lettre (LXXX), à 3/"', avocat à Besançon. Ecrite sous le nom d'un membre du Conseil de Zurich en Suisse. Le libraire Fantet, dont il est question dans cette Lettre, et qui était poursuivi devant le Parlement à cause « des livres philosophiques saisis chez lui • (voy. la note de Beuchot, t. XXVI de l'édition Moland, p. io3), avait été arrêté en 17G6 (voy. Voltaire à Damilaville, 4 auguste 17G6).

L'affaire Fantet, portée devant le Parlement de Dijon, fut renvoyée à celui de Douai, qui, par un arrêt du i3 février 1768, enjoignit à Fantet d'être plus circonspect à l'avenir et le condamna à une amende de trois livres tournois. Voy. les Causes célèbres de Desessarts, t. XXXVIII. (Note mss. de Beuchot).

La Lettre d'un membre du conseil de Zurich est imprimée deux fois dans l'édition Moland (t. XXVI, p. io5, et XLV,

1735. Anecdote sur Bélisaire (par l'abbé Mauduit, QUI prie qu'on ne le nomme pas). — Seconde anecdote sur Bélisaire. S. l. n. d. (1767), in-8 de lî PP-

« Un jour, M. Diderot, en causant avec M. Marmontel, lui a dit que s'il voulait faire un livre agréable et tout à fait inté- « ressant, il fallait écrire les Soirées de Bélisaire, vieux, aveugle • et mendiant. Il était aisé à un homme éloquent de s'étendre « sur la beauté de ce sujet. En effet, donnez-moi le génie de « Xénophon, et je ferai des soirées de Bélisaire le bréviaire « des souverains et un des plus beaux livres qui aient jamais a enrichi l'humanité. M. Marmontel en fut frappé. Il crut ap-

« paremment que le génie de Xénophon n'y faisait rien et il se « mit à écrire les entretiens de Bélisaire '.» (Grimm, Correspondance littéraire, etc., éà. M. Tourneux, t. Vil, pp. 24^- 25o, I" mars 1767).

Bélisaire parut vers le milieu de février 17(37 (voy. Collé, Journal et Mémoires, éd. H. Bonhomme, t. III, p. 127). Les « allusions et les applications malignes auxquelles cet ouvrage « donna lieu » (Collé, id., ibid.), ainsi que « quelques assertions hardies lâchées dans le xv= chapitre • {Mémoires secrets du i3 février 1767), firent arrêter la vente du livre, et déterminèrent la Sorbonne à le censurer.

Nous ne saurions dire si les Anecdotes sur Bélisaire ont paru en même temps ou si la Seconde a été publiée quelque temps après la Première. Il semble résulter d'un passage de la Correspondance de Grimm (éd. M. Tourneux, t. Vil, p. 342), et de la correspondance de Voltaire avec d'Alembert, des 6 avril, 3, 4, 23 mai, etc. 1767, que les deux Anecdotes furent écrites et imprimées à quelques semaines d'intervalle. — Mais d'un autre côté, les Mémoires secrets parlent, dès le 3i mars, d'Anecdotes sur Bélisaire a que M. de Voltaire vient de répandre. »

La plus ancienne édition que nous connaissions des Anecdotes sur Bélisaire, contient les deux Anecdotes à la suite l'une de l'autre. Cette édition s. l. n. d., in-8 de i5 pp., fait partie du premier cahier des Pièces relatives à Bélisaire (Amsterdam et Genève, ijô-j, in-8) ^. Ce sont, croyons-nous, des exemplaires de la première édition des Anecdotes sur Bélisaire qui forment ce premier cahier, pour lequel on ht un faux titre {Pièces relatives à Bélisaire), un titre (Pièces relatives a Bélisaire. Premier cahier, Amsterdam, 1767), et qu'on augmenta d'un Extrait d'une lettre écrite de Genève à M'" sur la liste imprimée des propositions que la Sorbonne a extraites de Bélisaire pour les condamner (pp. 17-19; C. V. Beiichot, 663 ') .

Peut-être est-ce des Anecdotes sur Bélisaire qu'il s'agit dans

i. Il Ah! mon ami, le beau sujet manque, >) écrit Diderot à Falconct, à propos de Bélisaire (juillet lyliyj; « comme je vous aurais fait fondre en larmes, <i si je m'en étais mêlé! Notre ami Marmontel disserte, disserte sans fin, et il « ne sait ce que c'est que causer. » Œuvres eomptétes de Diderot, cd. Assézat-Tourneux, t. XVIII, p. 2H8.

2. \oltaire parle des Pièces relatives, c/c. ...dans une lettre à Damiiavillc, du 28 septembre 1767.

;i. Nous avons tout lieu de croire que ce morceau est de Voltaire; il n'a pas été recueilli dans ses Œuvres,

ce passage d'une lettre de Voltaire à Borde, du 27 mars 1767 : • En attendant voici une petite brochure qu'on peut mettre « dans une lettre; le port n'en sera pas bien considérable; elle m'a été envoyée de Paris». Cf. \'oltaire à Thieriot, i" avril; — à Damilaville, 3 avril; — à d'Alembert, 3 mai 1767, etc..

Le second cahier des Pièces relatives à Béiisaire (Genève, 1767, in-8 de 2 ff. de titre et i3 pp.; C. V. Beuchot, 663) contient Y Honnêteté théologiqiie. Cette brochure a été désavouée par Voltaire (voy. sa lettre à Damilaville du 3o octobre i'^67; cf. La Défense de mon maître, t. XXVI de l'édition Moland, pp. 529-53o), et nous savons par Grimm que Damilaville passait pour en être l'auteur (voy. le tome VIII" de la Correspondance littéraire, etc., éd. M. Tourneux, page 224). Mais c'est encore Grimm qui nous apprend que \oltaire avait rebouisé ce morceau, et nous pensons, avec M. Tourneux, qu'il aurait pu trouver place dans ses écrits (voy. sa note, t. VII de la Correspondance de Grimm, p. 419).

Ajoutons que Diderot n'hésitait pas à donner VHonnéteté théologique à Voltaire (voy. sa lettre à M"« VoUand, du 1 1 octobre 1767).

Le troisième cahier des Pièces relatives à Béiisaire, Genève, 1767, in-8, a 2 ff. de titre, 17, 16 et 21 pp. C. V. Beuchot, 663). Il y a des exemplaires qui n'ont qu'un f. de titre, 17 et

21 pp. (voy. Barbier, Dict. des ouvrages anonymes, éd. Daffis, III, 892): — d'autres qu'un f. de titre et 21 pp. (Bibl. N'», V^, 760-j- Bi) ; — d'autres, enfin, qu'un f. de titre et 17 pp. (C. V. Ben).

Le quatrième cahier a i f. de titre, 46 pp. et i p. non chiiT. Enfin, le cinquième cahier a i f. paginé o et i5 pp. — ou i5 pp. (G. V. Beuchot, 663 et Bibi. N'% Y% 760-f-Bi).

Ce cinquième cahier renferme : p. i une lettre de Voltaire à Marmontei en date du 7 auguste 1767 (lettre 6966 de l'édition Moland : le P. S. de cette lettre est donné, dans le cinquième cahier des Pièces relatives à Béiisaire, comme une Note de l'éditeur) ; — P- i3, une lettre de Voltaire au prince de Gallitzin, en date du 14 auguste 1767 (lettre 697g de l'édition Moland;: — p. i5, un billet de M. de V... (Voltaire), adressé à M. D. (d'Alembert) ; lettre ^(924 de l'édition Moland. Ce billet a dans l'édition pr inceps (p. i5), un N. B. (de l'éditeur) qui n'a pas été reproduit par les éditeurs modernes.

Il existe des Pièces relatives à Béiisaire une édition (de Paris), qui ne contient pas VHonnéteté théologique. Dans cette réimpression, les Anecdotes sur Béiisaire et V Extrait d'une lettre écrite de Genève à M'", etc.-, forment un cahier de

22 pp. (G. V. Ben).

Il ne faut pas confondre les Pièces relatives à Bélisaire avec les Pièces relatives à l'examen de Bélisaire, etc., par Af. de Leg<re, Paris, ds Hansy le jeune, 1768, in-i2 (C. V. Beuchot 1426). Ce dernier volume contient la Lettre de M. de Voltaire a M"' (Coger), dont parle Quérard {Bibliogr. Volt., n» 283 et Les Supercheries littéraires dévoilées; éd. Daffis, II, loy.S), ainsi que deux réponses de M"" à Voltaire. La Lettre de Voltaire à M"" (Coger) est imprimée dans la Correspondance (27 juillet 1767). Quant aux réponses de Coger, elles n'ont pas été reproduites par les éditeurs modernes. Voyez. dans la Correspondance littéraire de Grimm, éd. M. Tourneux, t. VIII, pp 29- 3o, une autre lettre datée du i5 décembre 1767 et intitulée : La défense de mon maître. Il en sera question plus loin.

La première Anecdote sur Bélisaire a été réimprimée dans la brochure intitulée : Fragment des instructions pour le prince royal de'" (voy. plus loin), avec la date du 20 mars 1767. Cf. Ità tome IX" des Nouveaux Mélang-es, etc. (1770), p. 22 3. Le nom de Vabbé Mauduit n'a pas été reproduit dans ces réimpressions *.

Une édition du Fragment des instructions, etc.. de 17(38 in-8 de 64 pp, contient les deux Anecdotes sur Bélisaire; ces deux Anecdotes ont été réimprimées aussi, à la suite Tune de l'autre, dans le tome VII« des Nouveaux Mélanges, etc.. (lybS), pp. 33 et 40* et dans le tome [Il de l'Evangile du jour (1769), pp. 55-6o et 6i-G6.

Cf. les tomes XVII de l'édition in-4, pp. 420 et 422 ; — XXXVIl de l'édition encadrée, pp. 97 et io3; — et XLVI de l'édition de Kehl, pp. 237 et 264.

1756; Les Honnêtetés littéraires, etc.. etc.. etc.. S. L [Genève) 1767, in-8 de 2 ff. de titre et 189 pp. (C. V. Beucliot, 383 et 384). — Par Monsieur de V***. S. L, 1767, in-8 de 96 pp. (C. V. Beuchot, 385).

Beuchot dit que les Honnêtetés littéraires sont du mois d'avril 1767 (voy. sa notCj t. XXVI de l'édition Moland, p. 11 3);

I. Il y a, à la page 61 de l'édition princeps du Fragment des instructions, etc. ., une note sur le chapitre xv de Bélisaire^ qui n'a pas été recueillie par Beuchot. Cette note a d'ailleurs disparu des réimpressions de 177 1 (éd. in- 4,), et 1775 (éd. encadrée).

a. Le compte des damnés, dans la réimpression qui fait partie du tome VÎI des Nouveaux Mélanges, est conforme au texte actuel (voy. la note de Beuchot, t. XXVI de l'édition Moland, p. 1 10).

cependant \'oltaire en parle le 14 mars, dans une lettre à Christin. Cf. \oltaire au marquis de Florian, 3 avril 1767.

Les Mémoires secrets annoncent les Honnêtetés littéraires le 3o avril, mais n'en rendent compte que le 27 juillet 1767. Grimm écrit le i" avril 1767 : « Les Honnêtetés littéraires « qu'on n'a point à Paris, mais qui existent, sont une bro- « chure de près de deux cents pages où M. de V^oltaire passe « en revue presque tous ses adversaires. Cela est fait particu- « lièrement à l'honneur d'un ci-devant soi-disant jésuite, « Nonnotte, auteur des Erreurs de Voltaire » et du père Pa- « touillet. . ., que M. de Voltaire accuse d'avoir fait le man- « dement.de l'archevêque d'Auch contre lui. La Beaumelle « attrape aussi quelques douzaines de coups d'étrivières en « passant. En vérité, M. de Voltaire est bien bon de se cha- « mailler avec un tas de polissons et de maroufles que per- « sonne ne connaît... Au reste sa brochure n'est pas gaie. » {Correspondance littéraire, éd. M. Tourneux, t. VII, p. 282).

Les Honnêtetés littéraires ont été réimprimées en 1773, dans le tome XXXVII de l'édition encadrée, pp. 3 1 3-386, et dans le tome XIX« des Nouveaux Mélanges, etc., pp. 104-107. et. les tomes XXVIII* de l'édition in-^, pp. 463-529 et XLVÎII» de l'édition de Kehl, pp. 9-87.

Une partie de la XXIP Honnêteté avait été reproduite par Voltaire, en 1769, dans le tome X" de l'édition in-4 (pp. 49g et suiv.: voy. la note de Beuchot, t. XXVP de l'édition Moland, p. 148), et en 1770, dans la seconde partie des Questions sur l'Encyclopédie au mot Arc, Jeanne d'Arc, dite la Pucelle d'Orléans. Cf. le tome XXV de l'édition encadrée, pp. 383 et suivantes, et le tome XXVIII de l'édition de Kehl, p. 493. — Dans l'édition ;7;-/«ccjc>s et dans les réimpressions de 1767 et 1773, les Honnêtetés littéraires sont au nombre de vingt-six, et sont suivies d'une Lettre à l'auteur des Honnêtetés littéraires sur les Mémoires de madame de Mamtenon, publiées par la Beaumelle '. Cette Lettre est de Voltaire.

Les éditeurs de Kehl ont publié une Vingt-septième honnêteté. « Ce n'est autre chose, » dit Beuchot, « que le seizième (' des Fragments sur l'histoire générale, publiés en 1773,3 la « suite delà seconde partie des Fragments sur l'Inde. » (Note de la page i lô du tome XXVI de l'édition Moland)'.

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