‹ Voltaire. Bibliographie de ses œuvresChapitre 54 sur 94 · Genève, Barde, etc · texte numérisé non relu

Genève, Barde, etc

2. Pasteur de l'Eglise de Londres, et iiiembre de la société étal^lic pour la propagation de la foi, né en 171 2.

j. Dans cette réimpression, le nom de Joseph Bourdilion a disparu de l'intitulé qui porte : Essai, etc., par iin professeur en droit public,

4. C'est à tort que les il'/éî«oz;-c's secrets du 19 novembre 1767 donnent ili4 pages à cette brochure.

On rencontre souvent l'édition in- 12 avec un double frontispice, l'un portant : Lettres à S. A, Mgr le Prince de '", etc., Londres, 1768; et l'autre : Catalogue raisonné des esprits forts, depuis le curé Rabelais jusqu'au curé Jean Meslier, dressé par m. p. v., professeur en théologie, Berlin (Antsterdam), Pauli, 1768 (C. V. Beuchot, 74 et 488).

On trouve, aux pp. 109-114 de cette édition, un morceau qui n'est pas de Voltaire et dont voici l'intitulé : Projet secret présenté à V empereur Ottoman Mustapha III par Ali-Ben-Abdullah, pacha du Caire. De l'imprimerie nouvellement établi (sic) au Caire. Traduit du Turc.

C'est Voltaire lui-même qui nous apprend que ces Lettres ont été écrites au prince de Brunswick (voyez sa lettre à Daniilaville, du 14 décembre 1767) '. Voltaire parle de cet ouvrage dès le 27 novembre 1767 (voy. sa lettre à Marin); il en est aussi question dans la lettre de d'Alembert à \'oltaire, du 18 janvier 1768 : « J'ai reçu, dit d'Alembert à Voltaire, cer-

• taines Lettres sur Rabelais qui me paraissent de son arrière

• petit-fils, à qui le ciel a donné le précieux avantage de se

• moquer de tout comme son bisaïeul, mais de s'en moquer « avec plus de finesse et de goût. »

Voltaire a jugé sévèrement Rabelais dans Le Temple du goût et la XX1I« des Lettres philosophiques. Tout en reconnaissant que dans son « extravagant et inintelligible livre », il a « répandu une extrême gaîté • et « prodigué l'érudition, • il regrette qu'un « homme qui avait tant d'esprit en ait fait un

• si misérable usage, » et il ajoute : • que c'est un philoso- » phe ivre, qui n'a écrit que dans le temps de son ivresse. • Plus tard, Voltaire change d'avis sur Rabelais. Le 12 avril 1760, il écrit à madame du Deffand : • J'ai relu, après Clarisse (Har- « loive), quelques chapitres de Rabelais, comme le combat de « frère Jean des Entomeures et la tenue du conseil de Picro-

• choie (je les sais pourtant par cœur) ; mais je les ai relus « avec un très grand plaisir, parce que c'est la peinture du

1. Grinim croyait que Mgr Is prince de "' était « un prince en l'air » (voy. Correspondance littéraire, éd. M. Tourneux, t. VII, p. 489 : i5 novembre 1767). — Charles-Guillaume-Ferdinand, prince de Brunswick, le même qui alla visiter V^oltaire à Ferney, en I76 i- (voyez sa lettre à Aoltaire du it» juillet 1764), était né le 9 octobre 1735. Après la mort de son père, arrivée en 17S0, il devint duc régnant de Brunswick- Wolfenbûttel, et mourut à Ottensen, près d'Altona. le 10 novem.bre 1806. 11 était entré dans l'armée prussienne le II janvier 1773, en qualité de général d'infanterie, et avait été nommé l'eid-maréchal, le i^r juillet 1787. Nous empruntons les détails qui précèdent à M. Freuss, le savant éditeur des Œuvres de FrcdJric le Grand (t. IV p. i38).

« monde la plus vive Rabelais, quand il est bon, est le

• premier des bons bouffons. Il ne faut pas qu'il y ait deux « hommes de ce métier dans une nation ; mais il faut qu'il y " en ait un. Je me repens d'avoir dit autrefois trop de ma 1 « de lui. »

Enfin, en 1767, dans la première des Lettres à S. A. Mgr le Prince de *■**, etc., il répète encore que « son livre est un

• ramas des plus impertinentes et des plus grossières ordures

• qu'un moine ivre puisse vomir »; mais il ajoute « que c'est

• une satire sanglante du pape, de l'Eglise et de tous les cvé- « nements de son temps ».

Les Lettres à S. A. Mgr le Prince de '•'** (ces Lettres sont au nombre de dix), ont été réimprimées, en 1768, dans le tome VU des Nouveaux Mélanges, etc., pp. 233-327; — en 1769, dans le tome III de V Evangile du jour, pp. 123-207 ; — en 1771, dans le tome XVI de l'édition in-4, pp. 28g-353 ; ^ — en 1773, dans le tome XXXV de l'édition encadrée, pp. i36- 181. Dans cette réimpression, le titre de départ de la p. i3(> porte: A Son Altesse Mgr le Prince de "', sur quelques auteurs accusés d'avoir mal parlé de la religion chrétienne ; il est suivi de cet Avis : « Consultez d'abord le quatrième volume « des Questions sur l'Encyclopédie, ouvrage composé par une « société de gens de lettres et attribué très mal à propos à un (( homme célèbre; lisez les deux sections qui composent l'ar- » ticle de François Rabelais, et celui qui le suit, intitulé : Des « anciennes facéties italiennes. J'ajoute ceci à ce dernier ar- * ticle. » — Suit la fin de la Lettre IL à partir de ces mots : >■ Il n'y eut que Giordano Bruno, .qui ayant bravé l'inquisi- B tion à Venise, etc. »

Le commencement du chapitre • sur Vanini est également différent du texte des éditions antérieures (voy. la note de Beuchot, t. XXVI de l'éditioft-Moland, p. 480). Dans le chapitre Sur les Français, après le premier alinéa (dont le texte diflère du texte actuel)'^, on lit cet autre Avis : « Consultez « encore les Qiiestions sur V Encyclopédie : lisez ce qui est écrit « article (a'/c) ^lï/;(?i5;«t', section quatrième sur Bonaventure des « Périers, Théophile des Barreaux, La Mothe le Vayer, Saint- •■ Evremond, Fontenelle, l'abbé de Saint-Pierre, Barbeyrac,

Il Fréret, Boulanger, eic » — La première et la deuxième

des Lettres à S. A. Mgr le Prince de '", etc., ont été, en

1. Dans l'édition de 1773, l'ouvrage n'est pas sous forme de Lettres.

2. Le texte actuel est de 1770 [Questions sur l'Encyclopédie, article .-it/iéisme, section iv); néanmoins, dans l'édition de 177:, on a conservé le texte des premières éditions.

effet, reproduites en 1771, dans la sixième partie des Questions sur l'Encyclopédie (article François Rabelais). La seconde section de cet article finit par la phrase donnée en note par Beuchot, p. 470 du tome XXVI« de l'édition Moland. C'est à tort que Beuchot, et avant lui, les éditeurs de Kehl (voyez leur tome XLVU", p. 341J ont vu, dans cette phrase, une note de Voltaire. C'est une variante de l'édition de 1771 (sixième partie des Questions sur l'Encyclopédie).

De même, ce que Voltaire dit, dans sa Lettre VII', de Bonaventure Des Périers,Théophile Des Barreaux, La. Mothe le Vayer, Saint-Evremond, Fontenelle, l'abbé de Saint-Pierre, Barbeyrac, Fréret, Boulanger, avait été répété textuellement, en 1770, dans la seconde partie des Questions sur V Encyclopédie (article Athéisme, 4" section).

Les Lettres à S. A. Mgr le Prince de '", sont au t. XLVIP de l'édition de Kehl, pp. 325 à 412.

1748. La Prophétie de la Soreonne de l'an 1530, TIRÉE des manuscrits DE M. Baluze, tomc I", page 117.

On lit dans les Mémoires secrets au 7 février 1768: « La • Sorbonne est aujourd'hui l'objet des sarcasmes de tous nos « modernes philosophes. Chaque jour, ce sont de nouveaux « pamphlets, où l'on rappelle des anecdotes peu flatteuses pour « ce corps. On vient d'imprimer une prophétie où elle est fort a maltraitée. •

Nous n'avons pas vu l'édition princeps de cette Prophétie, qui fut réimprimée en 1769, dans le tome III de V Evangile du jour. Cf. le volume intitulé : Lettres curieuses et intéressantes de M. de Voltaire et de plusieurs autres personnes distinguées par leur rang et par leur mérite. Avec des réflexions et des notes par m. a. d., Dublin, Hallhead, 1781, in-8, p. 148 (C. V. Beuchot, 493).

La Prophétie de la Sorbonne est aussi imprimée dans les Mémoires secrets (10 février 1768, t.' III de l'édition de Londres, 1784, pp. 3oo-3oi). Les éditeurs de Kehl l'avaient recueillie dans leur tome XLVI% pp. 274-27?, parmi les Facéties.

On ne trouve, dans la Correspondance de Voltaire, aucune indication de nature à préciser l'époque où fut écrite la Prophétie delà Sorbonne. Cette facétie n'est certainement pas du mois d'octobre 1767, ainsi que Ta supposé Beuchot (voyez sa note, page 399 du tome XLV' de l'édition de .Moland);

— M. Clogenson, dans une note reproduite par M. Moland (t. XXVI" de l'édition Garnier frères, p. 527), dit qu'elle fut composée « quelques jours après le prima meiisis* du mois de décembre. •

1749. La défense de mon maître.

Cet écrit, recueilli par Grimm, dans sa Correspondance littéraire, etc. (t. VII de l'édition M. Tourneux, p. 29), a été réimprimé par M. Clogenson et par Beuchot, sous le titre suivant : Réponse catégorique an sieur Cogé (voyeic les tomes LXl de l'édition en ()5 volumes, page 402 et xlui de l'édition Lefèvre, pp. 56o à 56i) .

M. Moland l'a reproduit, avec le titre qu'il porte dans la Correspondance littéraire : La Défense de mon maître (voy. le tome XXVI*^ de l'édition Moland, pp. 529-53o).

Les trois derniers alinéas de la Défense de mon maître ont été publiés pour la première fois par M. Tourneux, dans son édition de la Correspondance littéraire, etc., de Grimm ; M. Moland a suivi le texte de cette dernière réimpression.

II est question, dès le 14 octobre 1767, dans une lettre de Voltaire à Marmontel, de la Défense de mon maître ; d. Y o\taire à Damilaville, 24 décembre 1767. — Cependant ce morceau est daté, dans la Correspondance de Grimm, du /5 dccem bre i yOj.

Nous avons déjà publié la lettre de Coger, à laquelle Voltaire répondit par la Lettre de Gérofle à Cogé (voy. le n» 1745); voici la seconde lettre adressée par Cogéra Volraire, en 1767; c'est en réponse à cette seconde lettre que fut écrite la Défense de mon maître.

• Monsieur, dans la lettre que j'ai eu l'honneur de vous

• écrire pour répondre à la vôtre, je me suis justirié du re- « proche que vous me faisiez d'avoir voulu vous outrager et « vous perdre. Mais vous, Monsieur, comment pourrez-vous « faire agréer aux personnes sages et judicieuses les injures « grossières que vous me prodiguez dans votre lettre du

• 7 auguste à M. MarmonteP, et celles qui se trouvent dans « V Honnêteté tliéologique ? Est-ce ainsi que vous observez la « tolérance que vous prêchez partout avec tant de clialeur, et

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