‹ Voltaire. Bibliographie de ses œuvresChapitre 55 sur 94 · La Prophétie de la Sorbonnc débute par ce vers · texte numérisé non relu

La Prophétie de la Sorbonnc débute par ce vers

Au prima mensis tu boiras...

2, Voyez cette lettre dans le tonie XLVdo réditioii Moland, p. 3 (.5-346.

« dont vous jouissez avec trop de sécurité: Ou bien avez-vous « oublié ce que vous avez dit vous-même tant de fois, que les « injures sont les raisons de ceux qui ont tort:

« Comment prêter un discours de ligueur et de forcené à « un syndic choisi par le roi, pour maintenir la paix et le bon « ordre dans la Faculté de Théologie, honoré de la confiance « de la cour et de l'estime du public: Est-il possible qu'un « grand peintre pêche contre le costume d'une manière si ridi- « cule: Vous avez voulu décrier et mortifier deux personnes « occupées utilement à former des citoyens à l'Etat; mais vous « vous êtes trompé : toutes vos invectives ne pourront ni flétrir « notre réputation, ni ralentir notre amour pour la vérité. Nous « rendrons toujours justice à vos talents littéraires; et cepen- « dant nous gémirons sur l'abus que vous en faites, au scan- « dale des mœurs et de la religion.

« La vieillesse est le temps du repos et de la tranquillité : eh ! » pourquoi, Monsieur, appeler l'orage et la tempête jusque « dans le port? Pourquoi verser vous-même sur vos derniers « jours une coupe de fiel et d'amertume? De quel œil osez- « vous envisager l'éternité qui s'avance à grands pas, et^qui « doit vous éclaircir au moins de grands doutes, pour me « servir de l'expression du philosophe Gassendi, au lit de « mort?

« Vous avez. Monsieur, des panégyristes enthousiastes qui « vous enivrent de leur encens : vous avez des ennemis jaloux « qui vous déchirent par leurs traits satiriques, et vous n'a- « vez pas un seul ami qui ait le courage de vous dire la vé- « rite aussi sincèrement que moi. Je suis donc plus que per- « sonne, Monsieur,

« Votre très humble, etc. '. »

1750. Le dîner du comte de Boulainvilliers. par •M. St-Hiacinte {sic). S. l. (Genève), 1728 (1767), in-8 de I f. de titre et 60 pp. (Bibl. N'^ D^, 12,133. Réserve et C. V. Beuchot. 216).

Le faux titre porte : Le Diner du comte de Boulainvilliers.

Beuchot dit que la première édition du Diner du comte de Boulainvilliers, (in-8 de 60 pp.), parut sans frontispice et sans nom d'auteur « mais, ajoute-t-il, on eut bientôt reconnu Vol- « taire, et plus que jamais on se déchaîna contre son impiété.

I. Pièces relatives à l'examen de Bclisaire, etc., Paris, de Hansy le jeune, 1768, pp. 46 à 48.

« Voltaire effrayé, non seulement désavoua le Dîner, mais il « écrivait le 22 janvier 1768 à Marnaontel i^ que tous les gens « un peu au fait savent récrit être de Saint-Hyacintlie, qui le li Jlt imprimer en Hollande, en 1728 » Le lendemain il écri- « vait à d'Arçental que le nom de Saint-Hyacinthe était sur « le livre... Et pour prouver ce qu'il disait de l'édition de a 1728, Voltaire fit faire une édition intitulée: Dîner du comte « de Boulainvilliers par M. Saint-Hiacinte, 1718, in-8 de « 60 pp. ». {Œuvres de Voltaire, éd. Moland, t. XXVI, p. 53 1.)

Tout n'est pas exact dans cet Avertissement. Lorsque le Diner du comte de Boulainvilliers parut, à la fin de décembre 1767, il portait déjà le millésime 1728, et, sur le frontispice, le nom de Salnt-Hyacintlie. Voici en effet ce que nous lisons dans la Correspondance de Grimm du i*' janvier 1768 : «On « nous a servi pour nos étrennes un Dîner du comte de Bou- « Idinvilliers, en trois services bien garnis, c'est-à-dire trois « entretiens bien étoffés, l'un avant dîner, l'autre pendant le « dîner, le troisième après le dîner, pendant le café! Le titre « de ce Dîner porte l'année 17 28, et nomme pour auteur a M. de Saint-Hyacinthe... 11 n'y a eu pendant longtemps « qu'un seul exemplaire à Paris, qui a passé de mains en « mains, avec une rapidité étonnante, et la fureur d'avoir ce « Diner a été si grande qu'on en a tiré des copies en manus- « crit, quoique la brochure ait soixante pages in-12 (in-8) « bien serrées, et d'un menu caractère (éd. M. Tourneux, « t. VIII, p. 9) «. »

Dès le 2 janvier aussi. Voltaire, dans une lettre au marquis d'Argence de Dirac, parle d'une « brochure y> de » Saint-Hyacinthe » intitulée : Le diner du comte de Boulainvilliers. Cf. Voltaire à Damilaville, i5 et 18 janvier, et à l'abbé Morellet, 22 janvier 1768.

L'édition avec le nom de Saint-Hyacinthe est donc bien, croyons-nous, V éd\x.\on princeps du Dîner. Il existe, il est vrai, une édition sans frontispice et sans 7iom d'auteur {s. l. (Genève) n. d.; in-S" de 62 pp.; G. V. Beuchot, 220); mais elle doit être postérieure à l'édition en 60 pp; en efiet, il y a, à la page 18 de cette dernière impression, une faute qui a été corrigée dans l'édition en 62 pp... « une montagne dont on voit « tous les royaumes de la terre »; le texte eie l'édition sans frontispice et sans nom d'auteur porte : « d'oii l'on voit ».

I. Le.% Mémoires secrets annoncent le DIiilt le 10 janvier 1768; mais Bachaumont n'avait pas en entre les mains l'cdilion princeps de cet ouvrage, édition à laquelle il donne deux cents pages.

2i6 VOLTAIRE

Autres éditioxNS du Dîner du comte de Boulainvilliers :

S. l. (Hollande), 1728 (1767), in-8 de 2 tf. de titre et 60 pp. (C. V. Beuchot, 218J.

Cette édition est imprimée en caractères plus gros que celle des Cramer; elle porte le nom de Saint-Hyacinthe. Le feuillet en tête duquel se trouve le titre de départ (Le diner du comte de Boulainvilliers) est paginé 1-2, tandis que ce même feuillet est paginé 3-4 dans l'édition de Genève.

Rome. Avec la Permission (sic) du Saint-Pere (sic), 176^', in-8 de 2 ff. de titre et 56 pp. (C. V. Beuchot, 219 et 219 bis).

— Avec le nom de Saint-Hyacinthe.

S. l. (Genève) n. d., in-8 de 47 pp. (Bibl. N'« D2 5296, Réserve). — Avec le nom de Saint-Hyacinthe.

Paris, Liseux, 1880, petit in-i2de 108 pp. — Avec le nom de Voltaire. — Le Diner est suivi de l'Empereur de la Chine et le frère Rigolet ou Relation de l'expulsion des jésuites de la Chine (voy. le n» 1758).

Réimp. en 1769 dans le tome !'=■■ des Choses utiles et agréables, pp. 295-358 (Le diner, etc., par M. Saint-Hiacinte);

— en 1772 dans le tome XI« des Nouveaux Mélanges, etc.. pp. 2o3-256, sous le titre suivant: Entretiens singuliers; — en 1775, dans les Pièces détachées attribuées à divers hommes célèbres, (t. 1I«; XXXIX« de l'édition encadrée, pp. 126-167 (Le diner du comte de Boulainvilliers); — en 1777, dans le tome XXIX de l'édition in-4°, pp. 49-88 (même titre); — enfin en 1784-1785, dans le tome XXXVI de l'édition de Kehi, pp. 357-397, parmi les Dialogues.

Sur Le Diner du comte de Boulainvilliers, voyez Vokaire à Panckoucke, i" février 1768; — à Damilaville, 5 et 8 février; — à Saurin et à M"" de Sair.t-Julien, 5 février; — à d'Argental, 6 et i5 février; — à Chabanon et au comte xle Rochefort, 12 février; — d'Alembert à Voltaire, 18 février 1768.

Voltaire, dans sa lettre à Panckoucke du !'"■' février, dit que le Diner était connu depuis plus de quarante ans ; et il écrit à Saurin le 5 février : « Vous sentez... combien il serait affreux « qu'on m'imputât cette brochure, faite en 1726 ou 1727, puisce qu'il est parlé du commencement des Convulsions ». Or, ainsi que l'a fait remarquer Beuchot, (voy. sa note t. XXVI de l'édition Moland, p. 547), « les Convulsions n'ayant eu lieu « qu'après la mort du diacre Paris, arrivée en 1727, c'est un • anachronisme d'en faire parler devant le comte de Boulaint villiers, mort cinq ans auparavant. » '.

Le comte de Boulainvilliers est mort à Paris, le 2'i janvier 1722.

Les interlocuteurs du Dîner sont : le comte et la comtesse de Boulainvilliers; — l'abbé Couet et Fréret.

Sur le comte de Boulainvilliers et sur Fréret voyez les articles de MM. C. Hippeau et Léo Joubert dans la Nouvelle biographie universelle, tome VI% pp. 934-938, et t. XVIII, pp. 807- 8i8. — L'abbé Couet, chanoine et grand vicaire de l'Eglise de Paris, fut assassiné le 29 avril lySb par un chapelier nommé Lefeur. (Voy. Lettres du commissaire Dubuisson au marquis de Caumont, publiées par M. Rouxcl ; Paris, Arnould, pp. -203- 204).

L'auteur des Recherches sur les ouvrages de Voltaire (Paris, 181 7, in-8) mentionne le Dîner du comte de Boulainvilliers parmi les écrits qui ont encouru une condamnation (voy. pp. 5r-52); mais r/«rfe.v Librorum prohibitorum est muet à cet égard. — Voyez dans la Correspondance de Grimm, du i5 avril 1768 (éd. M. 'Tourneux, t. VIII, p. 52), une déclaration faite par M. Pasquier à M. Chauvelin, au sujet du Dincr du comte de Boulainvilliers.

17U. Avis a tous les Orientaux.

Imprimé pour la première fois par les éditeurs de Kehi, dans le tome XLVI« de leur édition, pp. 185-187, P^rmi lès Facéties. Beuchot a placé cet écrit en 1767 ou 1768, parce que, dit-il « dans ces années, Voltaire en publia beaucoup dans le « même esprit. Mais, dans ses lettres à Damilaville des 4 et « 8 février 1762, Voltaire parle de VOriental, qui pourrait bien « être VAvis à tous les Orientaux ». (t. XXVI de l'édition Mo- « land, p. 56 1).

L'Oriental, dont parle Voltaire en 17(32, est très probablement l'ouvrage intitulé : Recherches sur l'origine du despotisme oriental (par Boulanger), Genève 176:, in-12 (voy. Barbier, Dict. des ouvrages anonymes, éd. Daffis, IV, 3o).

Dans l'édition en gb volumes, VAvis à tous les Orientaux a été mis dans le Dictionnaire philosophique, au mot Chrétiens catholiques {voyez le tome LUI de cette édition, p. 220).

Les Mémoires secrets du 27 juillet 1787 veulent que cet écrit soit « tout ce qu'on peut dire de plus violent contre la reli- « gion chrétienne ».

1752. Femmes, soyez soumises a vos maris.

Ce morceau a été imprimé, en 1765, dans la troisième parlie des Nouveaux Mélanges, pp. 147 à i52. C'est donc à tort qu'il a été classé parmi les Mélanges de l'année 1768.

2iR VOLTAIRE

Un Catalogue des ouvrages de M. de Voltaire ou qui lui sont attribués, ]oinl à un exemplaire des Lois de Minos (C. V. Beuchot, 335). indique de cet opuscule une édition avec le millésime 1772, in-8.

Réimpr. dans les tomes XV de l'édition 5in-4 p. 432; — XXXIV de l'édition encadrée p. 98 et XLVI de l'édition de Kehl, p. 55.

1753. Préface de M. Abauzit.

En 1765, Barthe, (le futur auteur des Fausses injî délités, de la Mère jalouse, de L'homme personnel , etc.'.), avait pviblié une Lettre de l'abbé de Rancé à un ami en Italie, écrite de la Trappe, \n->i, fig. — Nouvelle édition 176'), in-8 '.

La Harpe fit, en 1767, une réponse « à l'abbé de Rancé » (Voltaire à Chabanon, 16 mars 17G7; — à Damilaville et au marquis de Ximénès, 18 mars;— au marquis de Ximénés, 23 mars; — à Frédéric, 5 avril). Cf. les Mémoires secrets du 1 1 avril 1767.

Cette Réponse de La Harpe {Réponse d'un solitaire de la Trappe à la lettre de Vabbé de Rancé par M- de la H'") fut imprimée en 1769 (1770), dans le tome II des Clioses utiles et agréables, pp. 167-173 *, avec une Préface de M. Abauzit (lisez Voltaire); pp. i63-it)6.

Réimpr. dans le tome XLIII de l'édition Lefévre (Beuchot) pp. 618-620.

Voltaire avait déjà attribué à Firmin Abauzit l'article Apocalypse du Dictionnaire philosophique (voy. sa lettre à Damilaville, du 12 octobre 1764).

Sur Firmin Abauzit , voyez la note de M. Hennin fils (t. XLV de l'édition Moland, p. 475) ^.

1. Voy. Grimm, Correspondance littéraire, etc éd. M. Tourneux, t. VT,

pp. 228-229; i^ mars 1765 et Quérard. la France littéraire, t. I, p. igS.

2. Ce tome II est de 1770; voyez Grimm, Correspondance littéraire, éd. .M. Tourneux, t VIII, p. 492; i" avril 1770. — Cl. \oltaiie à La Harpe, 26 janvier 1770.

3. Cette note a été extraite par .M. Moland du volume intitulé : Correspondance inédite de Voltaire avec P.-M. Hennin, etc., publiée par M. Hennin fils, [Paris, Merlin, 1825, in-8): voyez notre tome III {Correspondance, année i825)

bibliographie de ses œuvres 219

17^4. Lettre d'un avocat de Besançon au nommé

NONOTTE, ex-jésuite.

Imprimée dans le tome III de VEvangile du jour (lyôq, pp. 108-1 1 1), sous le titre suivant : Lettre cfun avocat au nommé Nonotte, ex-Jésuite.

Voltaire parle de cet écrit dans sa lettre à M. le Riche, du 16 janvier 176S.

La Lettre d'un avocat, etc.. est une réplique au volume intitulé : Lettre d'un ami à un ami sur les Honnêtetés littéraires ou Supplément aux Erreurs de Voltaire, .■ivignon, 1767, in-8 de 120 pp.

Les éditeurs de Kehl ont réimprimé la Lettre d'un avocat, etc.. sous le titre de Lettre d'un avocat de Besançon au nommé Nonotte, ex-jésuite, 1768, (t. XLIX, pp. 218-221).

Chaudon, dans une note manuscrite dont Beuchot a reproduit quelques fragments (t. XXVI« de l'édition Moland, p. 56q), dit c{\iQ\à. Lettre d'un avocat, etc,, a été imprimée, dès 1767.. in-8. Nous n'en avons rencontré aucune édition séparée.

Épître écrite de Constantinople aux frères.

Imprimée pour la première fois par les éditeurs de Kehl, t. XLVI, pp. 275-279.

Sur cette Épitre, voyez les notes de Beuchot, t. XXVI de l'édition Molaiid, pp. b'j'i et 57G.

17^6. Lettre de l'archevêque de Cantorbéri a l'archevêque de Paris. S. /. n. d. [Genève, 1768), in-8 de 4 pp. (BibL N'« D^, 5296, Réserve et C. V. Beuchot, 462).

LJne autre édition, s. l. n. d., in-12 de 8 pp., est intitulée : Lettre de l'archevêque, etc., par M. de V. (G. V. Ben;. A la page 8, se trouve une Epigramme de M. de Voltaire contre M. Piron. C'est l'épigramme qui commence par ce vers :

Le vieil auteur du L-antique à Priiipe...

Nous avons dit dans notre tome I""', page 32!'>, note i, que cette épigramme esj: de Marmontel.

II est question de la Lettre de l'archevêque de Cantorbéry, etc., qui fut écrite en réponse au Mandement de l'ar-

chevcque de Paris contre Bélisaire, dans les Mémoires secrets du 4 mars 17G8. Cf. Grimm (Correspondance littéraire, éd. M. Tourneux, t. VIII, pp. 47 et 52; i5 mars et i5 avril i 768) ; et Voltaire à Le Riche, au comte de Rochefort et à d'Argental, I"" mars 1768.

La Lettre de l'archevêque de Cantorbéry, etc., a été réimprimée :

1° En 1768, dans le Fragment des instructions pour le prince royal de ***, édition de Berlin (Genève), in-8 de 64 pp., (pp. 59-64), et dans le tome VII des Nouveaux Mélanges,'pp. 4G-4Q {Lettre de M. l'Archevêque de Cantorbéri à.. ..).

2° En 1769. dans le tome III de l'Evangile du jour, pp. 07- 70;

3° Enfin dans les tomes XVII de l'édition in-4, pp. 429-432 ; — XXXVII de /édition encadrée, pp. 108-111 > et XLVI de l'édition de Kehl, pp. 270-273.

1757. Le sermon prêché {sic) a Bale le premier jour

DE l'an 1768, PAR JOSIAS RoSETTE, MINISTRE DU

SAINT Évangile. S. l. n. d. [Genève, 1768). in-8 de 22 pp. (C. V. Beuchot. 812). — S. /. n. d.. in-8 de 19 pp. (Bibl. N'% D- 12141. Réserve et C. V. Beuchot, 75 bis et 813).

Voltaire envoya ce Sermon au comte André Schouwalow, le 12 février 1768. Dés le i" février, la Correspondance littéraire de Grimm rend compte de cet écrit, dont il est aussi question dans les Mémoires secrets du 28 février et dans la Ga:^elte d'Utrccht du 18 mars 1768.

Réimpr. à la suite d'une édition du Catéchumène, s. l. n. d., in-8, pp. 71-86 (C. V. Beuchot, 3o3), et dans les tomes VI des Nouveaux Mélanges, pp. 359-374; — XVII de l'édition in-4, pp. c20-i3o;— XXXVII de l'édition encadrée, pp. 285-296; — XXXII de l'édition de Kehl, pp. 487-500.

1758. RELATION {sic) DU BANNISSEMENT DES JÉSUITES DE

LA Chine, par l"auteur du compère Mathieu. Amsterdam {Gciùvc), 1768, in-8 de 28 pp. (Bibl. N'^ I^\

I. Dans ces deux dernières réimpressions, on lit : Lettre de M. l'Archevique de Cantorbéri à ,.

5296, Réserve et C. V. Beuchot, -]<,-], 7=;8, 759, 760}. — S. /. n. à., in-cî de 31 pp. (C. V. Beuchot, 756) '.

Le Compère Mathieu ou les Bigarrures de l'esprit humain, (par l'abbé Henri-Jos. du Laurens), Londres (1766), 3 vol. in-8 % avait été attribué, sans aucun fondement, à Voltaire ■'. Celui-ci trouva plaisant de faire passer la Relation du bannissement des jésuites, etc..., « pour une plaisanterie infernale de • ce Mathurin du Laurens, réfugié à Amsterdam » (à Borde, 4 avril 17G8).

C'est probablement de cet écrit qu'il est question dans une lettre de Voltaire à Chardon, du 16 mars 1768. Les Mémoires secrets l'annoncent le 8 avril de la même année.

Réimpr. à la suite d'une édition du Catéchumène, s. l. n. d., in-8, pp. 47-70 (C. V. Beuchot, 3o3); — en 1772, dans le tome XI'' des Nouveaux Mélanges, sous le titre suivant : Dialogue entre l'Empereur de la Chine et un jésuite, pp. 2g5-32i ; — en 1775, dans le tome II*' des Pièces détachées attribuées à divers hommes célèbres (XXXlX^de l'édition encadrée) , pp. np- 216, sous ce titre : V Empereur de la Chine et le frère Rigolet. Cf. les tomes XXIX de l'édition in-4 (1777), pp. ii3-i3i, et XXXVI de l'édition de Kehl, pp. 398-418. En 1880, la Relation du bannissement, etc.. a été réimprimée à la suite du Dîner du comte de Boulainvilliers [Paris, Liseux, pet. in-r2, pp. 72-108; voy. le n° 1750).

Beuchot a rétabli le titre de la Relation, tel qu'il est dans rédition originale (t. XLIV de l'édition Lefévre, p. 33).

1759. DÉCLARATION (du }! mars 1768).

On lit dans la Correspondance de Grimm, à la date du i5 avril 1768 (éd. M. Tourneux, t. VIII, pp. 48-49; i5 avril 1768) :

« 11 vient d'arriver une révolution au château de Ferney,

1. Une réimpression de 17Û0 {Amsterdam (Genève], in-8 de 28 pp.), fait partie de notre collection Voltairienno. — L'édition en 3 1 pp. pourrait bien être de Hollande (voyez Voltaire à Rieu; lettre io32i de l'édition iMoiand).

2. Voy. Barbier [Dict. des onv. anonymes, éd. Daffis, I, 6.^3). Dans l'exemplaire de la Bibliothèque Nationale qui nous a été communiqué (Y*) le tome I est daté de iTji, les tomes II et II[ de 1772. — Sur Le Compère Mathieu, voyez Voltaire à Ribotte, lô avril ij6^;—Gvïmm, Correspondance littéraire, éd. M. Tourneux, t. VI, pp. 482-483; icr février 1766. — Cf. F. Drujon, Catalogue des ouvrages, etc..,, poursuivis, supprimes ou condamnés, Paris, RouveyrCy 187g, pp. gS-gg.

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