‹ Voltaire. Bibliographie de ses œuvresChapitre 56 sur 94 · Voyez le tome XXXT»^ de l'édition .Moland, p · texte numérisé non relu

Voyez le tome XXXT»^ de l'édition .Moland, p

« qui a prodigieusement occupé le public et qui a été l'objet « de tous les entretiens pendant plus de quinze jours : c'est, je « crois, le non plus j<//ra de l'attention parisienne. « M. de La Harpe que M. de Voltaire avait recueilli, il y a

• environ deux ans, avec sa femme, armes et bagages, était « venu faire un tour à Paris, à l'entrée de l'hiver ; et après avoir

• passé ici quelques mois, il s'en était retourné à Ferney, où

• sa femme était restée pendant son absence. A peine de re-

• tour auprès de son bienfaiteur, le bruit se répand qu'il est

• brouillé avec lui, et, peu de jours après, on voit M. de La « riarpe avec sa femme, armes et bagages revenir à Paris. Je

- ne connais ce jeune homme pas même de figure ; il a du

- talent. On dit généralement qu'il a encore plus de fatuité, « et il faut qu'il en soit quelque chose, car il a une foule d'en- • nemis, et son talent n'est ni assez décidé, ni assez éminent « pour lui en avoir attiré un si grand nombre. Ils ont profité « de cette occasion pour faire insérer dans la Galette d'U- « trecht un précis historique qui n'était point du tout à l'a- « vantage de M. de La Harpe •. Il y a répondu dans la feuille « de V Avant-Coureur avec un ton de légèreté qui ne sied pas « trop bien, quand il s'agit de réfuter des calomnies qui atta- « quent la réputation ^. M. de Voltaire est venu incontinent « à son secours par la déclaration suivante, insérée dans les « papiers publics, n

Suit la Déclaration du 3i mars 1768, dont le texte est confotme à celui qui fut imprimé dans le Mercure d'avril, t. II, p. 148, et dans le Journal encyclopédique du i5 avril 1768, pp. i33-i34.

Grimm entre ensuite dans des détails circonstanciés sur ce qui donna lieu à la brouillerie survenue entre Voltaire et La Harpe. On sait que La Harpe avait dérobé à Voltaire le second chant de la Guerre de Genève et qu'il avait répandu ce morceau à Paris « non seulement, dit Grimm, à l'insu de son au-

I. Ce !■ précis historique « a été reproduit par Beiichot, t. XX VU de l'édition Moland, p. 17, note 2. — Il avait paru dans le Supplément à la Galette d'Ulrecht, du vendredi iS mars i^GS, à l'article Paris, daté du 11 mars. (N» XXIII; Bibl. Nif, G. 4,4^)9). — Une rétractation publiée par la Galette d'Utrecht, du mardi 5 avril (n» XXVIII) a été également doniiée en note par Beuchot (t. XXVII de Tédition Moland, pp. 17-18). Cette rétractation eut lieu probablement à la suite d'une lettre de La Harpe, du 2'i mars 1767 (voy. Mémoires secrets, i^r avril 1768 : Additions aux premiers volumes de celte collection).

1. Lettre de Monsieur de La Harpe, imprimée dans \ Avant-Coureur , (n» I (. de 1768, p. 220; Bibi. N'^, Z. 2239 + Jal. 10). Cette lettre est ia même que celle dont il est question dans la note précédente.

« teur, mais contre àon gré, M. de Voltaire ayant des raisons « particulières de ne communiquer ce chant à personne. » [CorrespondtVice littéraire, i5 avril 1768).

Sur cette infidélité de La Harpe et sur les motifs qui déterminèrent Voltaire à prendre publiquement sa défense, voyez Voltaire au comte de Rochefort et à M. Hennin, i" mars 1708; — à d'Argenta!, 21 juillet, 4 et lo auguste 1769. Cf. les Méinoires secrets du 8 mars 1768; — les Mémoires sur Voltaire et sur ses ouvrages par Longchamp et Wagniére, t. I, pp. 70 et 2Ô7; — Voltaire et Genève, par M. G. Desnoiresterres, pp. i()4 et suivantes.

La Déclaration d\x 3i mars 1768 a été réimprimée dans la Correspondance, comme lettre adressée à M. Rousseau, et avec la date du 3o mars 1768 (voy. le Supplément au recueil des lettres de M. de Voltaire, Paris, Xlirouet, Détcrville, 1808, t. II, p. QO. Cf. les éditions Desoer, Lefèvre et Détcrville, etc./.).

1760. Entretiens chinois.

Imprimés en 17Ô9, dans le tome II des Choses utiles et agréables, pp. 180-212 '.

Réimpr. dans le tome XXXVI de l'édition de Kehl, pp. 419- 440, sous le titre suivant : Le Mandarin et le Jésuite.

1761. Conseils raisonnables a Monsieur Bergier pour la défense du christianisme, par une société de bacheliers en théologie. s. /. ii. d. [gcnève, 1768). in-o de 31 pp. (C. V. Beuchot, 74 et

L'abbé Bergier (Nicolas-SyLvestre),né à Darnay, en Lorraine, le 3i décembre 1718, mort à Paris, le 9 avril 1790, avait publié, en 1767, unfouvrage intitulé : La certitude des preuves du christianisme ou réfutation de VExamen critique des apologistes de la religion chrétienne ^, Paris, Humblot, deux parties in- 12.

1. Nous avons déjà eu l'occasion de dire que le tome II des Choses utiles et agréables, bien que portant le millésime 176g, parut en 1770.

2. Examen critique des apologistes de la religion chrétienne, par M. Frère t, secrétaire perpétuel de l'Académie royale des Inscriptions et Belles-

On lit dans le chapitre xi'' (seconde partie) de la Certitude, etc.: « Les objections rassemblées dans ce chapitre ont « fourni une ample matière à plusieurs ouvrages imprimés « récemment. On en retrouve la plupart dans le Dictionnaire « philosophique, dans la Philosophie de l'histoire, dans les Mé-

« langes de philosophie, dans les Lettres sur les miracles

« Il est peu de ces difficultés que les commentateurs n'aient « travaillé à résoudre; si nous pouvons y parvenir, avec les « secours qu'ils nous prêtent, voilà bien des écrits qui se trou- « vent réfutés tous ensemble. »

Voltaire répliqua à l'abbé Bergier par les Conseils raisonnables, etc., que Grimm annonce le i"" juin 1768 '. « C'est, « ajoute Grimm, un morceau plein de solidité, de sagesse,

« d'éloquence, et d'une éloquence pathétique et touchante

« L'auteur y plaide avec une âme attendrie, mais pleine de ■ force, la cause de l'humanité contre la dureté théologique...

• L'abbé Bergier s'est distingué depuis quelques années par

• ses écrits pour la défense du christianisme contre plusieurs

• ouvrages célèbres... C'est un bon prêtre assez plat, qui a fait « d'assez bonnes études ^ ; d'ailleurs un peu bête et semi-fri- « pon. Ce qui m'en a déplu, c'est qu'il ait recherché ici la so- « ciété des philosophes, qu'il les ait accablés de marques « d'estime, tandis qu'il les traite dans ses réfutations, à peu

• près comme des gens de sac et de corde, et qu'il ait entrepris

• de se lier dans des maisons, où, à moins de jouer le rôle

• d'espion, les gens de sa robe et de son parti lui auraient su « bien mauvais gré de se trouver '. »

L'abbé Bergier publia une Réponse aux Conseils raisonnablés pour servir de supplément à la Certitude des preuves du christianisme (1769, in-12). Nous n'avons pas vu l'édition prin-

Lettres. S. l. 1766, in-S de i f. de titre, 287 pp. et i p. non chiff (Bibl. Ni', D', 5335). — S. /., 1767, in-8 de 268 pp. et 2 f. non chiff. (C. V. Ben ). — Sur cet ouvrage, qui a été attribué à Levesque de Ijurigny et à Naigeon, vojez \es Supercheries littéraires dévoilées, éd. Daffis, II, 97-102 etle Rapport fait à l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres au sujet des manuscrits inédits de Fréret, par M. Walckenaer, Paris, Imprimerie nationale, i85o, in-4 de 2 ff, et 77 pp. Cf. la note de .M. Tourneux, dans le tome XVT de la Correspondance de Grimm, éd. Garnier frères, p. 567.

1. Conseils raisonnables à M. l'abbé Bergier, principal du collège de Besançon, sur la Défense du christianisme, par une société de bacheliers en théologie. (^Correspondance littéraire, éd. M. Tourneux, t. VHI, p. 94). Cf. les Mémoires secrets du i5 juillet 1768.

2. Cf. Voltaire à d'Alembeit, 7 novembre 1769 : « (L'abbé d'Olivet) était « sans doute le plus grand ciccronien de tous les Franc-Comtois, sans même « en excepter l'abbé Bergier, malgré sa catilinaire contre Fréret. »

3. Correspondance littéraire, éd. M. Tourneux, t. VIII, pp. 94-95.

ceps de cet écrit, mais il est réimprimé à la suite de la troisième édition de la Certitude, etc., Paris, Hiimblut, 177!?, in-i2 (Bibl. N'» D. 25746) '.

Réimpr. en 176g dans le tome I'^'' de VEviVigiie du jour (p. 22).

Les ^^ xxrn et xxiv des Conseils raisonnables ont été rcimprimés en 1771, dans les Qiiestions sur V Encyclopédie (article Martyrs, seconde section), sous le litre suivant : « Extrait

• d'une lettre écrite à un docteur apologiste de Dom Rui-

• >iart. »

Sur une addition laite en i^p^., dans lia Huitième partie de la nouvelle édition des Questions sur l'Encyclopédie, voyez la note de Beuchot, t. XXVIl de l'édition Molaud, pp. 5o-5i.

Les Conseils raisonnables, etc., ne se trouvent ni dans Tcdition in-4, ni dans l'édition encadrée; ils sont au tome XXXIU de l'édition de Kehl, p. 374.

Condamn. par décret de la Cour de Rome du i" mars 1770 (Catalogue des ouvrages mis à l'index, Paris, 1825, in-8, p. 192).

1762. La Profession de foy des Théistes, par i.ii COMTE Da.... au R. D. Traduit de l'Allemand. S. /. {Geiùvc) II. d. (1760), in-8 de 39 pp. Titre rotigc et noir (C. V. Beuchot, 706, 707).

Le faux titre porte : La Profession de foy des théistes.

Deux ou trois exemplaires de cet écrit, ayant échappé à la vigilance de la police, circulaient dans Paris vers la tin du mois de mai 1768 (voyez Grimm, Correspondance littéraire, éd. M. Tourneux, t. VIII, p. 97; i" juin 1768) '■'. La Profession de foi des théistes, ajoute Grimm, est adressée au roi de Prusse. Cf. d'Alenibert à Voltaire, i5 juin 1768 et les Remontrances à Antoine- Jacques Rustan (voy. n» i665). On y lit cette phrase < La Profession de foi des théistes est un ouvrage « adressé à un grand roi... ».

Réimpr., en 1769, dans le tome I de Y Evangile du jour

I. Sur la Réponse aux Conseils raisonnables, voyez Grimm, Correspondance littéraire, id. M. Tourneux, t. VIII, p. 323; — cf. Y Intermédiaire des chercheurs et curieux, t. XI, p. 5i.

3. Los Mémoires secrets n'en font mention que le i5 septembre I7<i8.

(p. 47 de la brochure intitulée : Epitre Mix Romains).— Sur le frontispice du tome I de l'Evangile du jour on lit Confession (sic) de foi des théistes); — en 1772, dans le tome Xl« des Nouveaux Mélanges, etc., p. "^bj; — en 1773 dans le tome II des Pièces détachées attribuées à divers hommes célèbres {XXX1X« de l'édition encadrée p. iô8). Cf. l'édition de Kehl, t. XXXII, p. 349.

Condamn. pardécret de la Cour de Rome du !<"■ mars 1770, (Catalogue des ouvrages mis à F index, Paris, iSzo, in-8, p. 192).

1763. Discours aux confédérés catholiques de Ka- MiNiEK EN Pologne, par le major Kaiserling, au service du roi de Prusse. Amsterdam [Gencve] 1768, in-u de 16 pp, (C. V. Beuchot, 221).

On lit dans les Mémoires secrets du 24 juillet 1768 (Additions, t. XIX, p. 5): (' M. de Voltaire ne perd aucune circons- « tance de faire sa cour à la Czarine, qu'il appelle la Sémira- « mis du Nord. A l'occasion des nouveaux troubles de Po- « logne, il paraît un Discours aux confédérés catholiques de « Kaminiek, etc... Tel est le titre d'une petite brochure de « i6 pages, échappée récemment à la plume de cet écrivain « célèbre. Elle est digne de l'apôtre de la tolérance... »

Grimm n'était pas content de cette feuille : « Il ne fallait, dit- « il, attaquer ici ni Jésus-Christ, ni saint Pierre, ni saint Paul; « il fallait défendre la cause des citoyens. Il fallait que le major « du roi de Prusse prouvât ce que son maître avoue dans sadé- « claration, que jamais la liberté et les droits de la religion « catholique n'ont»été mieux affermis que par la dernière « diète de Pologne, car ces droits ne peuvent consister que « dans les oppressions des autres religions... » {Correspon- « dance littéraire, éd. M. Tourneux t. VIII, r. 157; i5 août 1768).

Le major Kaiserling, sous le nom duquel ^'oItaire donna cet écrit, était mort en 1745 (voyez la note M. Preuss, tome X« de l'édition des Œuvres de Frédéric-le-Grand, p. 22). — En 1708, il était allé visiter Voltaire et M«" du Châtelet, à Cirey.

Réimpr. en 176g, dans le tome I de l'Evangile du jour, p. 49; — en 1770, dans le tome IX"^ des Nouveaux Mélaw ges, etc., p. 23i; — en 1771, dans le tome XVII de l'édition in-4, p. 328; — en 1775, dans le tome XXVl» de l'édition encadrée, p. 365; — en i 784-1 7.S5, dans le tome XXX de l'édi. tion de Kehl, p. 29.

BlBI.rOGRAPHIE DE SES ŒUVRiES 227

Cf. le volume intitulé : Pièces nouvelles de M. de Voltaire, Amsterdam, 1769, in-8 de i f. et 144 pp. (G- V. Beuchot, 661}.

1764. L'Épître aux Romains, par le comte Passe- RAN. Traduite de l'italien. S. /. n. d. {Genève, 1768) in-8 de 42 pp. (Bibl. N'^ D^, 5296, Réserve et C.V. Beuchot, 264).

L'Epître aux Romains parut vers la hii de mai 17(18; Grinim Tannonce en eftet, dans sa Correspondance littéraire, à la date du I"" juin (t. VIII de l'édition M. Tourneux, p. 97-98). Cf. les Mémoires secrets du i3 août 1768, et Voltaire à M'"» du Dcffand, 6 janvier 1769.

Réiinpr. dans le t. I de YEvangile du jour, 1769, pp. 1-J4, (in fine) '; dans le tome XI« des Nouveaux AléLviges, etc., (1772), p. i33 -; — dans le tome II« des Pièces détachées attribuées à divers hommes célèbres (XXXIX de l'édition encadrée, p. 73)5; — dans le tome XXIX de l'édition in-4", (1777), p. I ' ; — dans le tome XXXIII" de l'édition de Kehl, p. ^ih ■.

Condamn, par décret de la Cour de Rome, du !<■' mars 1770, {Catalogue des ouvrages mis à l'index, Paris, i8i5, in-8

1765. Remontrances du corps des pasteurs du Gévaudan, a Antoine-Jean Rustan (s/c), pasteur suisse A Londres, Amsterdam [Genève), 1768, in-8 de 29 pp. (C. V. Beuchot, 768t.

PP. 5 à 20. Remontrances du corps des pasteurs du Gcvaudan.

PP. 20 à 2g. Instructions a Antoine-Jean Rustan.

t. L'Epllre aux romains (sic). — Sur It fionti»pitc du tome I de l'Évangile du Jour, ou lit ; UEpitrc aux Ruiiuiins, par le comte PasseriVi, traduite de l'italien.

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