L'Epitre aux Romains, traduite de i italien
;i. L'Epitre aux Roniain.s, traduite de l'italien, par M. le comte de Corbèra (sic).
4. L'Epitre aux Romains-, traduite de l'italien, par .U. le comte de Corbéra.
5. L'Epitre aux RomainSi traduite de t italien, par M. le comte de Cor' béra (aie).
Antoine-Jacques Roustan, né en 1734, à Genève, où il est mort le 18 juin 1808, desservit pendant vingt-six ans l'église helvétique de Londres (1764-17(30). Il avait public en 1768 des Lettres sur V état présent du christianisme et la conduite des incrédules. Londres, Heydinger et Elmsley, in-12 de 2 fl'. et 221 pp. (C. V. Beuchot, 902).
« C'est, dit Beuchot, l'origine des Remontrances et des Ins- « tructions qui les suivent ; ces deux pièces parurent ensemble « en 2Q pages in-8, en septembre 1768 ». (Voyez sa note t. XXVII de l'édition Moland p. 107).
Les Mémoires secrets font mention de cet écrit le i" octobre 1768.
Réimpr. en 1769, dans le tome I de VEvangile du jour, pp. 78-98, (/h /hc); cf. le tome XXXIIl de l'édition de Kehl, pp. 352 et 365.
Condamn. par décret de la Cour de Rome du i" mars 1770, {Catalogue des ouvrages mis à l'index, Paris, 1825, in-8", p. 193).
1766. Les singularités de la nature, par un académicien DE Londres, de Boulogne, de Pétersbourg, DE Berlin, etc. Basle (Genève), 1768, in-8 de vu et 131 pp. (C. V, Beuchot, 827). Vignette sur le frontispice.
Voltaire travaillait aux Singularités de la nature, à la tin de l'année 1768 (voyez sa lettre à Chabanon, du 2 novembre). Le 5 janvier, il écrit au comte de la Touraille : « Ayez la bonté, « monsieur, de me faire avoir les Découvertes microscopiques, « et je vous enverrai les Singularités de la nature-». Cf. Voltaire à Borde 10 janvier, et à M'"« du Deftand mars 1769 (lettre 7498 de l'édition Moland).
Les Mémoires secrets annoncent l'ouvrage de Voltaire le 4 février 1769, et Grimm en parle le i*' février (Correspondance littéraire, éd. M. Tourneux, t. VIII, p. 270) ^.
1. Beuchot a placé ]ii& Singularités de la nature avant les Colimaçons du révérend père L'Escarboticr (voj'ez le n» 1768), parce que, dit-il, un passage du chapitre xx des Singularités est rappelé dans les Colimaçons. — Mais les Colimaçons sont antérieurs aux Singularités ; le premier de ces écrits est en ertet de' la première moitié de Tannée 1768 (voyez Grimm, Correspondance littéraire, \éd, M. Tourneux. t. VIII, p. loi; ib juin 1768). — C'ebt donc
BIRLIOGRAPHir; DE SF.S ŒDVRF.S ?20
« Cette production, dit Grimm, ne me paraît pas digne du « grand manufacturier à qui nous la devons, d'autant plus « certainement qu'on y trouv-e sa marque partout. On y voit à « chaque page un excellent esprit; mais on désire partout le « physicien. M. de Voltaire devrait laisser la physique en rc- (( pos : elle ne lui réussit pas. Jamais il n'aura le tlegme néces- « saire à un observateur, jamais il n'aura assez peu d'imagi- « nation pour qu'on puisse se fier à ses raisonnements sur ce « chapitre... Voilà, depuis nombre d'années, la première et la « seule brochure de M. de Voltaire qui n'ait pas fait fortune a « Paris... » — C'est aussi l'avis du rédacteur des Mémoires secrets: « Les Singularités de la nature, etc.. Tel est le titre « d'une nouvelle production de M. de Voltaire, dans laquelle « ce poète, devenu philosophe, physicien et métaphysicien, « combat nombre d'erreurs auxquels il en substitue d'autres, « suivant le propre de la faible humanité, quand elle veut <( traiter des matières au dessus de sa portée... Aussi cette « brochure est-elle très mince de raisonnements, et ne com- •> pensant le défaut de logique, de véritable érudition, que par « une gaîté forcée et de mauvaises saillies ».
La critique moderne a jugé les Singularités de la nature avec beaucoup moins de sévérité. M. Du Bois-Reymond, secrétaire perpétuel de l'Académie royale des Sciences de Berlin, dit à propos de cet ouvrage : « A côté d'une parfaite con- « naissance des choses, qui témoigne à mainte reprise de la « prompte et sûre conception que Voltaire avait de la nature, « il règne dans tous ses travaux, l'instinct du sceptique, qui « ne s'en rapporte à aucune autorité, qu'au témoignage de ses « propres yeux, esprit que nous avons eu l'occasion d'appré- « cier; c'est celui du savant moderne, qui ne fait jamais diffi- « culte d'avouer qu'il ne sait pas et de reconnaître les bornes i< imposées à son intelligence » Voltaire considéré comme homme de science. Discours prononcé en séance publique de l'Académie royale des Sciences de Berlin, pour la fête commemorative de Frédéric II, le 3o janvier 1868, par E. du Bois- Keymond. Traduction de L. Lépine, revue par Fauteur. Paris, Librairie internationale, i86(),in-i8, pp. 25-26. — Voyez aussi le chapitre VIII de l'ouvrage intitulé: Les Sciences au XVIII' siècle. La physique de Voltaire, par Emile Saigey, Paris, Germer Baillière, iSj3, in-8, pp. ç)'i et suivantes. .< En par- « courant les Singularités de la nature, dit M. Saigey. ., nous « trouvons des occasions où la critique de Voltaire met en « lumière des détails intéressants que l'avenir doit féconder.
un passage des Colimaçons qui est rappelé dans le chapitre x\ des SiugiiLiiitt's- (voy. le tomeXXVL de l'édition Moland, pp. 220 et i6o-i»nl.
i3o VOLTAIRE
m Gardons-nous donc d'une opinion trop absolue;... en de- « hors de toute idée pre'conçue à cet égard, il n'avait que trop « de raisons de critiquer des théories dont les auteurs avaient « fait tant de frais d'imagination » (pp. gô et 104).
Autres éditions des singularités de la nature.
Basle [Genève ou Paris) 1768, in-8, vu et i3i pp. (C.V. Beuchot, 828 ; cette édition se distingue de l'édition de Genève par le frontispice, dont le fleuron n'est plus une vignette comme dans l'édition princeps. mais représente une guirlande de Heurs): — Genève, 1760, in-8 de viii et 118 pp.; avec le nom de Voltaire (Collection de M. le comte Guy de Berlaymont); — Au château de Ferney, 17Ô9, in-12 de 117 pp. et 3 pp. non chift". (Collection de M. le comte Guy de Berlaymont) ; — Amsterdam (Paris), 1769, in-8 (Barbier, D/c/. rfe^ ouv. anonymes, éd. Daffis, iv, 497); — Genève, 1709, in-12
(Catalogue du British Muséum, B — ^J ' ; —Dresde, 1769, in-8,
(ibid, 1x35, h. 10); Lausanne, Pott, 1772, in-8 (Kayser, Index locupletissimus, etc.,vi (i836) p. 109}; — Londres, 1772, in-8 (avec le nom de Voltaire ; Barbier, Dict. des ouv. anonymes, IV, 4<)7). Cette édition a dû être réimprimée en 2773 (voy. Catalogue des ouvrages de M. de Voltaire ou qui lui sont attribués, joint à un exemplaire des Lois de Minos (C. V. Beuchot, 535).
Réimpr. en 17G9 dans le tome IV de V Evangile du jour, (in-8 de 94 pp. et 2 pp. de Table non chifF.) et, dans le tome VIII des Nouveaux Mélanges, etc., pp. 92 à 187; — en 1771, dans le tome XVII de l'édition in-4, pp. i à 67 ; — en 1775, dans le tome XXXVI de l'édition encadrée, pp. 383-447; — ^^ 1 784-1 785, dans le tome XXXI de l'édition de Kehl, pp. 3g5-
Plusieurs chapitres et morceaux des Singularités de la nature ont été reproduits, en 1 770-1 771, dans les Qiiestions sur l'Encyclopédie (voy. les notes de Beuchot, t. XX\'I1 de l'édition Moland, pp. i32, i38, i53 *, 174.
D'assez nombreuses variantes ont été recueillies par Beuchot, d'après l'édition princeps, \es Questions sur l'Encyclopédie (édiùons de 1 770-1 771 et de 1774, in-4), l'édition de Kehl. enfin d'après un manuscrit que lui avait communiqué Decroix (voyez ses notes t. XXVII de l'édition Moland, pp. i3i, 141, 146, i52, i53, 157, 159, iho-iGi, 175).
1. Peut-Être s'agit-il de Véàiûon princeps, qui est sans lieu, mais qui sort des presses des Cramer.
2. Le chapitre xxdes Singularités de la nature a été également reproduit dans les Questions sur l Encyclopédie, au mot Anguilles.
BIBLIOGRAPHIE DE SES ŒUV^RES 23r
Condamn. par décret de la Cour de Rome du i6 janvier 1770 (Catalogue des ouvrages mis à l'index, Paris. 182b, in-8, p. 35o).
1767. Les droits des hommes et les usurpations des AUTRES. Traduit de l'italien. Amsterdam (Genèpe), 1768, in-8 de 48 pp. (C. V. Beuchot, 228 et 229); —
TRADUIT DE l'iTALIEN PAR l'aUTEUR DE l'hOMME AUX
QUARANTE ECUS. Amslcrdam, 1768, in-8 de i f. non chifF. et 47 pp. (C. V. Beuchot, 2^0 et 2^1).
Nous ignorons, si, comme le suppose Beuchot, ce sont les Recherches historiques concernant les droits du pape sur la ville et l'état d'Avignon >, qui donnèrent à Voltaire l'idée d'écrire les Droits des hommes, etc.; tout ce qu'il est permis d'affirmer, c'est que cet ouvrage fut composé vers le milieu de l'année 1768: Grimm en l'ait mention dans sa Correspondance dès le i5 juin (voy. l'édition M. Tourneux, t. VIII, pp. qq- 100 ^); les Mémoires secrets ne l'annoncent que le q octobre. Enfin Voltaire en parl2, pour la première fois, dans une lettre à Marin, du 19 auguste. Cf. Voltaire à d'Argental, 22, 3i auguste et iS septembre; — au président Hénault, 28 septembre; — à M"" du Dcffand, 26 décembre 1768 et 6 janvier 176g; — à Frédéric, 18 octobre 1771 ^; — Frédéric à Voltaire, r8 novembre 177 1 .
Réimpr. dans le volume intitulé : Pièces nouvelles de M. de Voltaire, Amsterdam, ijfiq, pet. in-8 de 144 pp. (C. ^^ Beuchot, Gôi); — dans le tome I de V Evangile du jour, 17*19, pp. 59-87; — dans le tome X" des Nouveaux Mélanges, etc., 1770, pp. 304-333 ; — dans les tomes XVII de l'édition in-4, p. 284; — XXXVI de l'édition encadrée, p. 3i2, et XXIX de l'édition de Kehl, p. 73. Le titre actuel date de cette dernière réimpression.
Une partie du jJ II (tYe yYi.ij;/e5) a été reproduite, en 1771, dans les Questions sur l'Encyclopédie, au mot : Donations, Dona-
1 . Avec les pièces /usti/icatives ^pal■ Pt'ellel) .S. /., i'jh>>, in-S (Bibl. N'", Lk',
2. Néanmoins, dans l'édition princeps, l'écrit intitulé ; Les Drnitx des hommes, etc., est date du 2.|. juin lyfiS.
3. Dans sa lettre du 26 décembre 1768, Voltaire intitule son ouvrage : Les Droits des hommes et les usiirpalinns des autres. (Voy. le tome LXV de l'édition Lefèvre, p. 3i i). On lit : « et lex usurpations des Papes, » dans la lettre à Erédéric, du 18 octobre 1771. Cf. la lettre de Frédéric à Voltaire, du iS novembre 1771,
232 VOLTAIRF
tion de la suijeraineté de Naples aux papes ; — il en est de même du ^ iv (de Ferrare); voyez la sixième partie des Questions sur V Encyclopédie, 1771, à l'article Ferrare.
Condamn. par décret de la Cour de Rome, du 1 1 août 1769 [Catalogue des ouvrages mis à Vlndex, Paris, 1823, in-8, p. 104).
1768. Les colimaçons du révérend père L'Escarbo-
TIER, par la GRACE DE DiEU CAPUCIN INDIGNE. PRÉ- DICATEUR ORDINAIRE ET CUISINIER DU GRAND COUVENT DE LA VILLE DE ClERMONT EN AUVERGNE , AU RÉVÉ- REND PÈRE ÉlIE, CARME CHAUSSÉ, DOCTEUR EN THÉO- LOGIE. S. /. {Genève), 1768, in-H de 23 (24) pp. (C. V. Beuchot. 158).
On lit dans les Mémoires secrets, à la date du h octobre 1768: « On a pu voir, dans plusieurs papiers publics, la dc-
• couverte faite sur des colimaçons auxquels on a coupé la (( tête et qui leur est revenue quelques jours après. M. de t \'oltaire vient de répandre à cette occasion un petit pam- ' phlet, ayant pour titre : Les Colimaçons, etc.. Cette facétie
• qu'on a accouplée à la brochure intitulée : Les Droits des « hommes et les Usurpations des autres, n'est pas, à beaucoup « près, de la même force, ni pour l'intérêt, ni pour le sar- « casme, ni pour le st)ie. [Additions, année 1768, t. XIX, a p. 25.) »
Grimm annonce les Colimaçons du révérend père VEscarbotier, dès le i3 juin 1768 (vo}'. le tome VIII" de sa Correspondance, éd. M. Tourneux, p. io5); d'Alemberten parle dans sa lettre du 14 septembre 1768 (n» 7333 de l'édition Moland). Cf. Voltaire à d'Argental, 27 juillet, et à M™" du DefFand, 3o juillet 1768.
Réimpr. dans le volume intitulé : Pièces nouvelles de M. de Voltaire, Amsterdam, 17G9, pet. in-8 (C. V. Beuchot, 6G1);
— dans le tome I de VEvangile du jour, 1760, pp. 1-21; — dans le tome XIV* des Nouveaux Mélanges, etc., 1774, p. g;
— dans le tome II" des Pièces détachées attribuées à divers hommes célèbres (XXXIX« de l'édition encadrée, ij'/b, p. 324);
— dans le tome XXIX de l'édition in-4, 1777, p. 22q; — enfin dans le tome XXXI de l'édition de Kehl, p. ^ji.
Plusieurs passages des Colimaçons du R. P. LEscarbotier ont été reproduits par Voltaire, en 1771, dans les Questions
BIBLIOGRAPHIE DE SES ŒUVRES a33
sur r Encyclopédie (voy. les notes de Beuchot, t. XXVII de l'édition Moland, pp. 21 3 et 224).
Condamn. par décret de la Cour de Rome du i" mars 1770- (Catalogue des ouvrages mis à l'Index, Paris, i825, in-8,
1769. Homélie du pasteur Bourn, prèchée a Londres, LE JOUR DE LA PENTECÔTE. S. /. (Gcilèpe), I768,
in-8 de i6pp. (Bibl. N"« D"^. ^296. Réserve et C. V. Beuchot, 372).
Homélie, etc., pp. 3 à l'i.
Fragment dhine lettre du lord Bolingbroke, pp. 14 à rG.
Selon Beuchot, c'est de l'Homélie du pasteur Boum qu'il s'agit dans ce passage d'une lettre de Voltaire à M. Tabareau, li'octobre 1768 (n» 7369 de l'édition Moland) : « Comme nous
• allons bientôt entrer dans l'Avent, votre bibliothécaire ,
• monsieur, vous envoie un sermon. Il est vrai que ce sermon « est d'un huguenot; mais la morale est de toutes les reli- « gions. )) Cf. les Mémoires secrets dn 21 octobre 1708.
Sur le Fragment d'une lettre, etc., voyez notre n» i653.
Réimpr. dans les Pièces nouvelles de M. de Voltaire, AmS' terdam, 1769, pet. in-8(C. V. Beuchot, 661); — dans le tome 1 de VEvangile du jour, pp. 35-44 (in fine): — dans le tome XVII A&s Nouveaux Mélanges, etc., 1775, p. 24g, sous le titre suivant : Traduction de VHomélie du pasteur Bourn. Cf. les tomes XXXVIl de l'édition encadrée, 1775, p. 297; — XXVIII, de l'édition in-4, p. 448; — XXXII de l'édition de Kehl, p. 5oi.
Condamn. avec le Fragment d'une lettre, etc., par décret de la Cour de Rome du i" mars 1770 (Catalogue des ouvrages mis à VTndex, Paris, 1825, in-8, p. 102).
1770. Le Pyrrhonisme de l'his poire.
Imprimé en 1769, dans le tome I de VEvangile du jour, sous le titre suivant : Le Pirronisme de Vhistoire par l'abbc Big... (Bigex) en xxxvni chapitres ■
Une note manuscrite de Decroix donne à cet écrit la date de 1768; M. Avenel affirme qu'il est de 1769 (voyez les notes de la page 233 du tome XXVII de l'édition Moland).
Voltaire travaillait probablement au Pyrrhonisme de l'histoire, lorsqu'il écrivait à Horace Walpole, le h juin 17(18 :
« Monsieur, j'apprends dans ma retraite que vous avez fait « un excellent ouvrage sur le pyrrhonisme de l'histoire... « Voulez-vous avoir la bonté de m'envoyer votre ouvrage par • la poste. » En réponse à cette demande, Walpole s'empressa d'envoyer à Voltaire son ouvrage sur RicharJ JII ', lequel est cité dans le xvii"^ chapitre du Pyrrhonisme de Vhistoire (voy. le tome XXVII de l'édition Moland, p. 2G7).
Réimpr. par les éditeurs de Kehl, dans le tome XXVII» de leur édition, p. 7 à 102.
Dans le tome IV de VEvangile du jour, le Pyrrhonisme de l'histoire a xxxvin chapitres : il en a xliit dans l'édition de Kehl. Les chapitres ajoutés sont les vi, vu, vin, x et x).
« Plusieurs morceaux, dit Beuchot, avaient paru en 17G5, « dans le tome VIII de V Encyclopédie, au mot Histoire. Plu- « sieurs furent reproduits, en 1770 et 1771, dans les Questions t sur V Encyclopédie, aux mots Ana et Histoire, > (t. XXVII de l'édition Moland, p. 235 : cf. les psges 240, 243, 245, 24G, 248, 249, 25o, 255, 287, 292).
Le chapitre xiv« (De Pétrone) a été aussi réimprimé, en 1771, dans les Questions sur l'Encyclopédie.
Le titre donné par Beuchot (Le Pyrrlionisme, etc., par un bachelier en théologie) ne se trouve ni dans l'édition de i7Gq, ni dans la réimpression de 1784-1785.
1771. Instruction DU GARDIEN des capucins de Raguse
A FRÈRE PeDICULOSO, PARTANT POUR LA TeRRE-
Sainte.
Cette Instruction parut en 17G9, à la suite de l'écrit intitulé: De la Paix perpétuelle par le docteur Goodheart. S. l. {Genève) n. d. (1769), in-8 de 74 pp. (pp. 5G à 74); et s. l. n. d., in-8 de 70 pp. (pp. 40 à 53j; voy. plus loin.
Les Mémoires secrets parlent de VInstruction du gardien des capucins à la date du G février 1770, (et non, comme l'indique Beuchot, à celle du i" février i/Gc)).
1. Historié Doubts on the Life and Reign of King Richard the Third, by Mr. Horace Walpole. London, 1768, in-4 (VO)-. Lowndes, The bibliographer's Manual, ¥,2821). — Une traduction de cet ouvrage a été donnée en 1800, sons le titre suivant : Règne de Richard III , on Doutes sur les crimes qui lui sont imputés; trad. de l'anglais par Louis XVI; imprimé sur le manuscrit, écrit en entier de sa main, avec des notes. Paris, Lerouge ; Debray, in-8, (vo\'. Quérard, La France littéraire, X, 478).
Réimpr. en 1770, dans le tome X« des Nouveaux Mélanges, etc., pp. 334-348, et dans le tome VII'^ de l'Evangile du jour (p. 32 de la brochure : De la Paix perpétuelle, etc.); — en 1771, dans le tome XVII de l'édition in-4, p, 304; — en 1775, dans le tome XXXVI de l'édition encadrée, p. 336; — en j 784-1 785, dans le tome XLVI de l'édition deKehl, p. 280.
Condamn. par décret de la Cour de Rome du 3 décembre 1770 (Catalogue des ouvrages mis à V Index, Paris, 1823, in-8, p. 118).
1772. L'A. B. C. DIALOGUE CURIEUX, TRADUIT DE l'aN-
GLAis DE Monsieur Huet. A Londres, chez Robert Freemann, (Genève), 1762 (1768), in-o de vu et 160 pp. Titre encadré (C. V. Beuchot, 79). Londres, Robert Freemann, 1768, in-o de iv et n^ pp. Titre encadré (C. V. Beuchot, 82). — Londres, Robert Freemann, (Genève) 1769, in-8 de 120 pp. Titre encadré (C. V. Beuchot, 83).
VA. B. C. est de la fin de l'année 1768 : voyez Voltaire à Christin, i3 novembre ; — à Borde, 18 et 2g novembre; — à M"'^ du Deffand, 12 et 26 décembre 176S et () janvier ijC'Ç); — à Dupuits, 23 décembre 1768 '; — à d'Alembert, même date-, 3i décembre i7r)8 et i3 janvier 1769; — à Grimm, 27 décembre i7r)8 3; — à Saurin, 28 décembre 1768; — à La Harpe, 5 janvier et 10 mars 176g; — à d'Argental, 20 avril 176g (lettre io3o7 de l'édition Moland); — à Vasselier, 28 mai 17'jg ;
— d'Alembert à Voltaire, 17 décembre 1768 et 2 janvier i7r)g;
— M™= du Deffand à Voltaire, 5 et 20 janvier i7()g.
Les Mémoires secrets mentionnent I'a. b. c, le 12 décembre 17G8; Grimm en parle dans sa Correspondance, le !"■ février 1769 (t. VIII de l'édition M. Tourneux, p. 267).
Voltaire, dans Ta. b. c, fait son procès à Montesquieu, qu'il traite de « bel esprit humain; » il trouve que l'Esprit des lois
1. « Dieu me garde d'avoir la moindre part à I'a. b. c. C'est un ouvrage « anglais, traduit et imprime en 1762. «
2. « Vous sentez bien que I'a. b. c. n'est pas de moi, et ne peut en être; il B serait même très cruel qu'il en fût; il est traduit de l'anglais par un avocat " nommé Echiniac. »
3. « La traduction (de I'a. n. c.) est d'un avocat nommé La Bastide-Chi- « niac. Il ~ Chiniac de La Bastide de Duclos est auteur d'un Commentaire sur les discours del'abbé Fleury (voy. le tome XXVII de l'cdilion iMoIand, p. 40).
= ■^6 \0LTA1RK
est un « labyrinthe sans fil..., un recueil de saillies; • il reproche à l'auteur de faire partout de fausses citations et de prendre « presque toujours son imagination pour sa mémoire, » etc., etc., etc. '.
En réponse à ces critiques, Saurin adressa à Voltaire une pièce de vers, qui a été réimprimée dans l'édition Moland, t. XL VI, pp. 2IO-2II. Cf. le tome VI1I« de la Correspondance àe Grimm, éd. M. Tourneux, p. 268. C'est, après avoir reçu ces vers, que Voltaire écrivit à Saurin sa lettre du 28 décembre 1768. « Il me paraît, dit Voltaire à Saurin, que M. Huet, au- « teur de Ta. b. c, est visiblement un Anglais qui n'a accep-
• tion de personne. Il trouve Fénelon trop languissant - et (( Montesquieu trop sautillant ^. Un Anglais est libre, il parle « librement; il trouve la Politique tirée de l'Ecriture sainte, « de Bossuet ^, et tous ses ouvrages polémiques détestables; il « le regarde comme un déclamateur de très mauvaise foi ^, « Pour moi, je vous avoue que je suis pour M"»" du Deftand, « qui disait que VEsprit des lois était • de l'esprit sur les « lois. » Je ne vois de vrai génie que dans Cinna et dans les « pièces de Racine... Montesquieu, dans ses Lettres persanes, (i se tue à rabaisser les poètes. 11 voulait renverser un trône « où il sentait qu'il ne pouvait s'asseoir. Il insulte violemment « dans ses lettres l'Académie, dans laquelle il sollicita depuis
• une place. Il est vrai qu'il avait quelquefois beaucoup d'i- « magination dans l'expression; c'est, à mon sens, son prin- « cipal mérite. Il est ridicule de faire le goguenard dans un « livre de jurisprudence universelle. Je ne peux souffrir qu'on « soit plaisant si hors de propos : ensuite chacun a son avis :
• le mien est de vous aimer, etc.. »
« Le mien » ajoute Grimm, qui rapporte cette lettre,... • est « que le seigneur patriarche fait ici supérieurement l'avocat « Pathelin : il plaide contre Montesquieu devant un faiseur « de vers et un académicien, et il Taccuse d'avoir insulté les
• poètes et l'Académie; mais qu'est-ce que cela fait à VEsprit
• des lois? Je ne vois pas non plus pourquoi une nation n'au- « rait pas de grands écrivains en prose, parce qu'elle a de « grands poètes. Cicéron n'est pas célèbre par ses vers. Quoi-
1 . \'oltaire rend néanmoins justice à Montesquieu et à son Esprit des lois. qu'il place « dans le rang des ouvrages de génie qui font désirer la perfection » (voj'. le tome XXVII de l'édition Moland, p. 326).