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Grimm juge très sévèrement la brochure de \^oltaire

BIBLIOGRAPHIE DE SES ŒUVRES 25i

Une autre édition, s. l. n. d., in-8 de 70 pp., contient, en outre, Tout en Dieu (C. V. Beuchot, 619) *.

On lit dans les Mémoires secrets du 17 septembre I76q : « De la paix perpétuelle, par le docteur Goodheurt (sic) ; bro- « chure in-8 de plus de 5o pp. *. Ce projet traité politiquement « par l'abbé de Saint-Pierre et par M. Rousseau de Genève,

• ne sert ici que de cadre au développement du système de la « tolérance que ne cesse de prêcher depuis si longtemps le fa-

• meux philosophe de Ferney. Il voudrait qu'on détruisît

• tous les dogmes, sources intarissables de troubles et de divi- « siens; il trace en conséquence un tableau des horreurs du t fanatisme, et ce sujet, remanié cent fois par le même au- « teur, reprend sous son pinceau encore plus de chaleur et

• d'énergie... •

Dés le 7 août 1769, d'Alembert écrivait à Frédéric : « Vol-

• taire vient de faire une petite brochure intitulée : Paix per- « pétuelle qui est une violente déclaration de guerre contre « ce que vous savez ». {Œuvres de Frédéric le Grand, éd. Preuss, t. XXIV, p. 460),

Ni la Correspondance de Voltaire ni la Correspondance littéraire de Grimm ' ne font mention de cet ouvrage, qui a été réimprimé en 1770 dans le tome VII de l'Evangile du jour, pp. I à 39 et en 1776 dans la dix-septième partie des Nouveaux Mélanges, etc., pp. 145-188, (sous le titre suivant : De la Paix perpétuelle, par le docteur Goodheart. Traduction de M. Chambon). Cf. le tome I" des Pièces détachées attribuées à divers hommes célèbres (XXXVIII» de l'édition encadrée), p. iô6, et le tome XXIX de l'édition de Kehl, p. 33.

Condamn. par décret de la Cour de Rome du 3 décembre 1770. {Index librorum prohibitorum, Modcetiœ, i85o, p. i35.)

1785. Dieu et les hommes. Œuvre théologique, mais

RAISONNABLE, PAR LE DOCTEUR ObERN. TraDUIT PAR

Jacques Aimon. Berlin, Chr. de Vos. (Genève), 1769, in-8 de viii et 264 pp. (Bibl. N'«, D^ ^296, Réserve, etc. V. Beuchot, 214).

1. Instruction du gardien des capucins, etc., pp. 40-53. Tout en Dieu, pp. 54-70.

2. Dans l'édition princeps, l'ccrit : Delà paix perpétuelle a 55 pp.

3. En 1769, il y a dans la Correspondance ds Grimm une lacune de cinq mois, de mai à septembre inclusivement.

Cet ouvrage est du mois d'octobre 1769 '. On en parle dans les Mémoires secrets des 2 et 21 novembre 176g, et dans la Correspondance littéraire de Grimm, éd. M. Tourneux, t. VIII, pp. 363-364; i" novembre 176g.

Il est question de cet écrit dans les lettres de Voltaire à Moultou, du )3 décembre 176g; — au comte de Schomberg, du 5 janvier 1770; — à La Harpe, du 2 mars 1770.

«L'auteur du livre ayant pour titre: Dieu et les hommes, di- « sent les Mémoires secrets, établît, d^ahord la perversité de la 0 nature humaine, qui a donné lieu à un maître éternel qui « nous voit et qui jugera jusqu'à nos plus secrètes pensées, et « prétend que ce Dieu a été reconnu chez toutes les nations « civilisées. Il parcourt ensuite les anciens cultes, et, en pre- « mier lieu, celui de la Chine, qui consiste principalement ' dans la morale mise en pratique et réduite à cette maxime: « Adorez Dieu et soyez justes. En parlant de l'Inde et des « Brahmanes, il fait voir que la théologie de leur Veidam et « celle de leur Shafta, livre de beaucoup antérieur au pre-

• mier, a été imitée très tard par les Juifs et ensuite parles » chrétiens, et que l'histoire de la chute des anges, dont il n'est « pas dit un seul mot dans l'Ancien Testament, et fondement

• de notre religion, n'est qu'une parabole indienne. Il jette un « coup d'œil rapide sur la théogonie des Chaldéens, des ance ciens Persans et de Zoroastre, des Phéniciens, des i^rabes, « des Grecs et des Romains. Il conclut que toutes ces reli- « gions étaient d'une morale saine, parce qu'il ne peut y avoir « deux morales, d'une métaphysique absurde, parce que toute

• métaphysique l'a été jusqu'à Locke, et pleines de rites ridi- ■ cules, parce que le peuple a toujours aimé les momeries.

« L'écrivain passe ensuite aux Juifs, il discute leur origine et « les fait descendre d'une horde d'Arabes vagabonds, sujets à « la lèpre, qui venaient piller quelquefois les confins de l'E- « gypte, et qui furent repoussés dans le désert d'Horeb et de

• Sinaï, quand on leur eut coupé le nez et les oreilles. 11 éta- « blit qu'ils n'avaient d'abord aucune religion déterminée, que « la leur éprouva des changements continuels jusqu'au temps « de la captivité; que leurs mœurs étaient aussi abominables « que leurs contes étaient absurdes, que l'immortalité de Tâme (f n'est ni énoncée, ni même supposée dans aucun endroit de » la loi juive, qu'elle est la seule dans l'univers qui ait a ordonné d'immoler des hommes. Après des recherches sa.- (v vantes, si le Pentateiique est de Moïse, si ce juif a existé, et

I. Voltaire a antidaté Dieu et les hommes (voyez sa note t. XXVI II de l'édition Moland, p. 143).

« s'il ne serait pas le Bacchus de la fable, avec lequel il a beau- « coup de ressemblance; après un parallèle des événements de « la fable et de l'ancienne histoire grecque avec ceux de l'his- « toire juive, qu'il veut n'être qu'un tissu de plagiats conti- « nuels, il parle de Jésus, qu'il fait naître, vivre et mourir « juif, qui, suivant la critique, n'a jamais voulu fonder une « secte nouvelle, qui n'a été que le prétexte de rétablissement

• du christianisme et jamais l'auteur, dont les disciples « même ont été constamment juifs, et qui n'a été divinisé que « depuis. 11 fait une longue énumération des fraudes innom- « brables des chrétiens pour établir leur secte, qui ne dut ses « progrès qu'à l'esprit apocalyptique répandu alors chez tous

• les peuples à l'occasion des prédictions sur la fin du monde. « Il montre une grande ressemblance entre les dogmes du " christianisme, dont Jésus n'a jamais enseigné aucun, et le « système de Platon sur la trinité, l'immortalité de l'âme, la ré-

• surrection, le paradis, Tenfer et même le purgatoire. C'est « doncdu platonisme, mêlé au judaïsme, qu'estresulté le chris. « tianisme qui a lui-même essuyé beaucoup de métamor- « phoses, avant d'être au point où il est. De là les querelles « théologiques, qui donnent lieu à l'historien de faire un calce cul malheureusement trop vrai des victimes immolées aux « fureurs de ces persécutions, et dont, par une r-éduction mo- « dérée, il ne fait monter le nombre qu'à neuf millions quatre t cent soixante-huit mille huit cents hommes. D'où il con- « dut que la moins mauvaise de toutes les religions est celle « où l'on voit moins de dogmes et plus de vertus; et que la « meilleure est la plus simple. »

En effet, telle est la conclusion de Voltaire : « Nous voulons « une religion, mais simple, sage, auguste, moins indigne de « Dieu et plus faite pour nous : en un mot, nous voulons ser- 0 vir Dieu et les hommes ». (Œuvres complètes de Voltaire, t. XXVIII de l'édition Moland, p. 243). ■

L'auteur des Recherches sur les ouvrages de Voltaire {Paris, 1817, in-8, pp. 54-55) dit au sujet de cet écrit : « On l'a attri-

• bue à Voltaire, et même on l'a mis dans la collection de ses « œuvres; cependant il n'est point de lui, mais d'un nommé « Sissous, qui depuis a pris le nom de Valmore... »

Beuchot a déjà fait remarquer qu'il y avait làune grave erreur (voyez sa note, tome XXVllI de l'édition Moland, p. 129). Voltaire est l'auteur de Dieu et les hommes; quanta Sissous de Valmire (et non de Valmore), il a publié en 1771 un ouvrage intitulé': Dieu et l'homme, Amsterdam, in-ia de 33o pp. (C. V. Beuchot, i8i5).

Dieu et l'homme fut envoyé à Voltaire, qui en remercia l'auteur par sa lettre du 27 décembre 1771. (Sur cette lettre

voyez la" note de Beuchot, t. XXVIII de l'édition Moland, p. 129).».

Réimpr. en 1770 dans le tome Vil' de V Evangile du jour (pp. 1-148; Dieu et les hommes, œuvre théologique, mais raisonnable) ; — dans le tome IX= des Nouveaux Mélanges, etc., pp. 1-201; (même titre que dans l'édition princeps); — en 1775, dans le tome 1 des Pièces détachées attribuées à divers hommes célèbres (XXXVIII« de l'édition encadrée), pp. i-i65 {Dieu et les hommes par le docteur Obern, traduitpar Jacques Aimon); — en 1777, dans le tome XXV1II« de l'édition in-4, pp. 1-161; (même titre que dans l'édition encadrée); — en 1784-1785, dans le tome XXXIII de l'édition de Kehl, pp. 171- 35 1: iD/ew et les hommes par le docteur Obern. Œuvre théologique, mais raisonnable, traduite par Jacques Aimon).

Voltaire a réimprimé, dans Dieu et les hommes, les chapitres vu, VIII et IX de l'Examen important de milord Bolingbroke (voyez la note de Beuchot, t. XXVIIl de l'édition Moland, p. 167). Plus tard, il reproduira dans les Dialogues d'Evhémère (voy. plus loin, année 1777) une partie du chapitre XXVII' de Dieu et les hommes.

Quatorze alinéas du chapitre XXIV de ce dernier ouvrage se retrouvent dans les Qiiestions sur l'Encyclopédie, une première fois au mot Apocryphes, Fragment de la vie de Moïse, et une seconde fois, au mot Moïse.

Le chapitre XXV se lit, (avec quelques changements dans le premier et le dernier alinéas), au mot Apocryphes des Questions sur r EncYclupé.ize. Enfin une grande partie du chapitre XLII est transcrite dans l'article Massacres du même recueil, (avec des diftcrences dans le calcul des massacres perpétrés pour cause de religion).

L'écrit intitulé : Dieu et les hommes a été condamné par arrêt du Parlement du 18 août 1770 (voy. les Mémoires secrets du -2.1 août 1770; — Recherches historiques sur les ouvrages de Voltaire, Paris, 1817, in-8, p. 35-36; — Félix Rocquain, l'Esprit révolutionnaire avant la Révolution, Paris, Pion, 1878, in-8, p. 029)*.

L'auteur des Recherches sur les ouvrages de Voltaire a reproduit une partie du réquisitoire de l'avocat général Séguier

1. La suàcription de la lettre porte : .-1 M Sissous de Valniire, avocat du roi au bailliage de Troyes, auteur d'un ouvrage intitulé : Dieu et l'homme. ■ 2. L'édition condamnée était, d'apris l'indication de M. Félix Rocquain, un in»8 de 191 pp., avec le nom de Londres et le millésime 1770.

qui lit condamner l'ouvrage au feu. Sur cette condamnation, voyez la note de M. Avenel, t. XXVIII de l'édition Moland, p. 248.

Condamn. aussi par décret de la Cour de Rome du 3 décembre 1770 (Catalogue des ouvrages mis à l'index, Paris, 1825, in-8, p. 1 18).

1786. Journal de la cour de Louis XIV, depuis 1684

jusqu'à 171 5, ETC. (RÉFLEXIONS SUR LES MÉMOIRES

DE Dangeau) Londres, {Genève) 1770, in-8. — Les Souvenirs de madame de Caylus (Préface et extraits DES Souvenirs de madame de Caylus), Amsterdam, Jean Robert, {Genève) 1770,111-8.

Voyez la division : Ouvrages édités par Voltaire.

1787. Les adorateurs ou les louanges de Dieu. Ouvrage unique de m. Imhof. Traduit du latin. Berlin {Genève) 1769, in-8 de 42 pp. (C. V. Beuchot, 89).

Cet écrit est de la fin de l'année i7')9. il en est question dans la Correspondance de Grimm du !"• décembre (éd. M. Tourneux, t. VIII, pp. 379-381) et dans les Mémoires secrets des 10 1 et 20 janvier 1770.

« Oïl pourrait, dit Grimm, intituler aussi cet écrit : Conféa rence de deux capucins théistes, car le colloque des deux « adorateurs de Ferney ne ressemble pas mal au colloque des a deux capucins en chaire, qui se lient dans leurs couvents « pendant le carême sous le nom de conférence, pour expli- « quer aux assistants la controverse et pour mettre en pous- « sière les arguments des hérétiques; l'un des capucins les « explique à l'autre qui les anéantit... Le bon patriarche a été " si embarrassé de ses deux adorateurs qu'il n'a pas même « achevé leur conférence. On lit à la dernière page une ré- M clame de la page suivante... »

L'existence de cette réclame est facile à expliquer. L'ouvrage intitulé : Les Adorateurs ou les louanges de Dieu fait aussi

I. Additions. AnAée 1770, t. XIX, p. 149; La Adorateurs ou la louanges de Dieu, ouvrage de Mr. JomborJ' {sic).

partie du tome II des Choses utiles et agréables, et c'est la même composition qui a servi pour les deux impressions. Or, dans le tome II des Choses utiles et agréables, on trouve, à la page ^"1,]^ Requête à tous les magistrats du royaume; c'est ce qui fait que la page 42 des Adorateurs, etc.. porte la réclame Re.

Réimpr. en 1770 dans le tome Vlil de l'Evangile du jour, pp. I à 28, (in fine) ; — dans le tome X des Nouveaux Mélanges, etc., pp. 275 — 3o3 ; — en 1771 dans le tome XVII de l'édition in-4, p. 265; — en 1770 dans le tome XXXVI de l'édition encadrée, p. 289; — enfin en 1 784-1 780 dans le tome XXXVI de l'édition de Kehl, p. 332.

Le commencement de cet écrit a été reproduit en 1771, dans les Qtiestions sur l'Encyclopédie, au mot Eternité.

1788. DÉFENSE DE Louis XIV. 6". /. II. d. {Geiiève, 1769), in-8 de 29 pp. (Bibl. N'», Lb3" 4491 et C. V. Beuchot, 187).

La Défense de Louis A'/Fest une réponse à une attaque des Ephémé'ides du citoyen ' contre le siècle de Louis XIV. Dans un article consacré à la Compagnie des Indes *, le rédacteur des Ephémérides avait écrit cette phrase ; « La gloire de ce « grand siècle, si cher à nos beaux esprits, était passée a comme les étoupes qu'on brûle devant le pape à son exal- « tation ».

A quoi Voltaire répond, dans la Défense de Louis XIV : « Oui, sans doute, ce siècle doit être cher à tous les amateurs « des beaux-arts, à tous ceux que vous appelez beaux-esprits; « mais je me regarderai comme un barbare, comme un es- « prit faux et bas, sans culture, sans goût, quand je pourrai « oublier la force majestueuse des belles scènes de Corneille, • l'inimitable Racine, les belles épîtres de Boileau et son Art « Poétique; le nombre des fables charmantes de La Fontaine, « quelques opéras de Quinault, qu'on n'a jamais pu égaler, et

1. Les Ephémérides du citoyen, etc., fpar Baudeau, le marquis de Mirabeau, Dupont (de Nemours), le colonel de Saint-Leu, etc.). Paris, Delalain et Lacombe, 1765 et années suivantes (Bibl. Ni«, Z. 2259. F. z. y. j ). — Le rédacteur principal, en 176S, était, dit Beuchot. Pierre-Samuel Dupont de Nemours, né à Paris, en décembre IJJO, mort aux Etats-Unis le 6 auguste i8i5 {voy. le tome XXVlHc de l'édition .Moland, p. 327).

2. Du Commerce et de la Compagnie des Indes. Chapitre 11. Ce que devint la Compagnie des Indes depuis la mort de Louis XIV jusqu'en j'juS.

« surtout ce génie à la fois comique et philosophe, cet « homme qui, en son genre, est au dessus de toute l'antiquité, « ce Molière dont le trône est vacant '.

« En relisant les prosateurs, je mets hardimentla Défense de « l'infortuné Fouquet par.le généreux Pellisson à côté des plus « beaux discours de l'orateur romain. J'admire d'autant plus (( quelques oraisons funèbres du sublime Bossuet qu'elles n'ont « point eu de modèle dans l'antiquité. Qui ne chérira l'auteur « humain et tendre de Tclémaque? Qui ne sentira le mérite « unique des Provinciales? Quel homme du monde n'aimera « les sermons de Massillon, et quel art a-t-il fallu pour les faire « aimer rlls durent, ces chefs-d'œuvre; ils dureront autant que « la France... • (tome XXVIII de l'édition Moland, pp. 328- 329).

Il est question de la Défense Je Louis A'IV dans la Correspondance littéraire de Grimm, du t»'" décembre 1769 (éd. .M. Tourneux, t. VIII, pp. 38i-383). Grimm reproche à Voltaire d'avoir voulu, dans cet écrit « ménager la chèvre et les « choux; il en est résulté, ajoute-t-il, une apologie très faible « de Louis XIV, qui a l'air plutôt d'un ouvrage de jeune « homme que d'un philosophe consommé. »

Les Mémoires secrets parlent de la Défense de Louis XIV le g janvier 1770 {Additions, année 1770, t. XIX, p. 148) « On se u doute bien, dit le rédacteur de ces Mémoires, avec quelle élocc quence victorieuse il (Voltaire) soutient une pareille cause; « mais ce dont on ne se doute pas, c'est la modération avec <( laquelle il épargne ces journalistes (les auteurs des Ephémé- « rides du citoyen), pour lesquels il montre tous les égards dûs « à de pareils philosophes. Il donne dans ce petit ouvrage de Cl trente pages un modèle d'une critique saine, juste et sage, « que ces écrivains polémiques observent trop rarement, et (< dont M. de Voltaire s'est aussi, malheureusement, trop sout» vent écarté ».

Réimpr. à la suite de la seconde édition des Souvenirs de M"" de Cayhis, 1770, in-r2, pp. 162-186 (voyez la division : Ouvrages édités par Voltaire); — dans le tome II des Choses utiles et agréables, 1769, (1770), pp. 59-87; — dans le tome VIII de V Evangile du jour, 1770, pp. 37-56, in fine; — dans le tome XI des Nouveaux Mélanges, etc., 1772 , pp. 334-355; — dans le volume intitulé : Fragments sur

I. « Expression pittoresque et vraie de M. Chamfort, dans le discours jus- « tement couronné par l'Académie... » (Note de Voliaire). — V Eloge de Molière, par Cliamfort, remporta le prix de l'Académie franç:iise en 17691 {Paris, veuve Rcgnard, 1769, iii-« de 35 pp.).

l'Inde, sur l'histoire générale et sur la France, pp. 206-229 (voyez plus loin); — dans les tomes XXIV de l'édition encadrée, 1775, p. 377; — XXVI de l'édition in-4, 1777, p. 418; — XXVIII de rédition de Kehl, p. i23 {Défense de Louis XIV contre l'auteur des Ephémérides) .

Sur les changements faits par Voltaire en 1772 et en 1775, voyez le tome XXVIII de l'édition Moland, pp. 328, 332, 337, 338.

1789. Requête a tous les magistrats du royaume

COMPOSÉE PAR trois AvÔCAT (sic) d'uN PARLEMENT.

S. l. [Genève], 1769, in-8 de 1 5 pp. (Bibl. N'% Ld* 3002).

« Cette Requête » dit Grimm, {Correspondance littéraire du I" décembre 1769; éd. M. Tourneux, t. VIII, p. 38 1) « est a faite au nom du peuple qui, dans la misère où il est actuel- « lement plongé, demande deux soulagements aux parlements, « lesquels se disent et sont en effet chargés de la grande police. « Le premierîsoulagement, c'est d'obtenir qu'il ne dépende plus « de l'évêque diocésain ou d'un grand vicaire de défendre ou « de permettre les œufs et le fromage pendant le carême; le « second a pour objet la diminution des jours de fête, ou, du « moins, la permission de travailler pendant ces jours si inuti- « lement multipliés. Cette Requête est écrite avec l'éloquence « du monde la plus touchante ; il est impossible de la lire sans « en être attendri, et lorsqu'on a fini, on est tenté de s'écrier « avec douleur et amertume sur le peu d'effet d'une repré- « sentation si raisonnable, si sage, si discrète, si urgente et si « pathétique •.

Dès le 7 juin 1769, on lit dans une lettre de Voltaire à Dupont (de Nemours), rédacteur des Ephémérides du citoyen, (voy. le n° précédent) : • ... Je sais qu'il y a plus de deux <c mille âmes à Paris qui s'embarrassent fort peu de nos travaux « champêtres. De jeunes dames, soupant avec leurs amants (c au sortir de l'opéra comique, ne s'informent guère si la cul- « ture de la terre est en honneur, et beaucoup de bourgeois « qui se croient des bonnes têtes dans leur quartier, pensent « que tout va bien dans l'univers, pourvu que les rentes sur c( l'Hotel-de-V'ille soient payées; ils ne songent pas que c'est « nous qui les payons, et que c'est nous qui les faisons vivre. « Le gouvernement nous doit toute sa protection; c'est un <( crime de lèse-humanité de gêner nos travaux; c'en est un de <c nous condamner encore, dans certains temps de l'année, à tt une honteuse et funeste oisiveté, deux ou trois jours de « suite: on nous oblige de refuser, après midi, à la terre, les

BIBLIOGRAPHIE DE SES ŒUVRES sSg

« soins qu'elle nous demande, après que nous avons rendu le « matin nos hommages au ciel... «

Sur la Requête à tous les magistrats, etc., voyez aussi les Mémoires secrets du 19 janvier 1770.

Réimpr. dans le Journal des savants (éd. de Hollande), février 1770, p. 5o6 ; — dans le tome II des Choses utiles et agréables, 1769 (1770), p. 43 ; — dans le tome VIII» de V Evangile du jour, 1770, pp. 2.8-37, in fine; — dans le tome IX« des Nouveaux Mélanges, etc., 1770, pp. 32i-33o; — dans les tomes XVII de l'édition in-4, p. 38q; — XXXVII de l'édition encadrée, p. 59; —XXIX de l'édition de Kehl, p. 175.

L'intitulé de la seconde partie : Des fêtes, est dans l'édition de Kehl.

1790. Lettre de l'auteur de la tragédie des Guè-

BRES AUX rédacteurs DU JoURNAL ENCYCLOPÉDIQUE.

Cette lettre signée l. h. a été imprimée dans le Journal encyclopédique de mars 1770 (t. II, p. 460) sous le titre suivant : Lettre de l'auteur de la tragédie des Guèbres.

Beuchot l'a recueillie, en i832, dans le tome XLVI de l'édition Lefèvre, pp. 436-437.

Nous ne croyons pas que cette lettre ait été rédigée par Voltaire. S'il avait voulu passer pour l'avoir écrite, il l'aurait certainement signée des initiales D*** M"* (Desmahis); on sait que ces initiales figurent sur le frontispice de l'édition princeps des Guèbres (voy. notre t. I", n° 276). Voltaire ne se serait pas d'ailleurs appelé lui-même YAppolon français, ni le favori de Àfelpomène, (voy. le tome XXVIII de l'édition Moland, p. 35o). Peut-être la lettre insérée dans le Journal encyclopédique a-t-elle été adressée au rédacteur de ce journal par La Harpe ou un autre correspondant de Voltaire à Paris.

1791. Au ROI EN SON CONSEIL. PoUR LES SUJETS DU ROI QUI RÉCLAMENT LA LIBERTÉ DE LA FRANCE CONTRE DES MOINES BÉNÉDICTINS DEVENUS CHANOINES DE SaINT-

Claude en Franche-Comté. S. /. n. d. ( Genève , 1770), in-8 de 16 pp. (C. V. Beuchot, 109). — S. l. n. d. {Paris, Lambert, 1770), in-8 de 22 pp. (Bibl. N'', Lks 8^85, Réserve et C. V. Beuchot, 108).

On lit dans une note manuscrite de l'exemplaire de la Biblio-

o VOLTAIRE

thèque Nationale. « C'est l'abbé du Vernet qui fit imprimer « cette requête au roi •. — Une autre note mss. porte : « A Paris, de Cimprimerie de Michel Lambert, août 1770».

Il ne faudrait pas conclure de cette dernière indication que IV-crit intitulé : Au roi en son conseil, etc. est du mois d'août; car dès le mois de mai, Voltaire en parle dans sa correspondance; voyez ses lettres à d'Argental, 4 mai; — à Christin, 21 mai; — à M"» du Deffand, l'fjuin*. — Cf. Voltaire à la duchesse de Choiseul, 8 octobre, et à Christin 3i décembre

C'est également au mois de mai que Grimm fait mention dans sa Correspondance littéraire (éd. M. Tourneux, t. IX, pp. ij^-ib; i5 mai 1770) de la Requête au roi en son conseil. « Le patriarche, dit Grimm, n'a pu se refuser de faire un pe- « tit plaidoyer contre les chanoines de Saint-Claude, ses volet sins de l'autre côté du mont Jura, Ces chanoines étaient au- « trefois des moines bénédictins; en 1742, ils furent sécula- « risés, et leur chef, d'abbé qu'il était, devint évêque. Ils ont « aujourd'hui un procès dont l'instance est au conseil des dé- « pêches : leur prétention est que tous leurs paysans sont des « serfs attachés à la glèbe, en vertu d'anciens droits dont ils « espèrent maintenir la possession. Le patriarche n'a pas « voulu manquer cette occasion de plaider en faveur de la li- « berté naturelle, contre des moines devenus chanoines qu'il a traite d'usurpateurs. Son écrit, qui n'a que seize pages « in-i2, est intitulé: Au roi en son conseil, etc. Pour la « forme juridique, il est signé par Lamy, Chapuis et Paget, « procureurs spéciaux. L'objet de ce mémoire est de prouver Cl que toute servitude personnelle est abrogée en France, et a que les titres des moines de Saint-Claude contre leurs pay- « sans sont ou faux, ou contraires à leurs persécutions...». Cf. les Mémoires secrets des 19 août et 6 novembre 1770 '.

Réimpr. en 1772, dans le recueil intitulé : • Collection des Mémoires présentés au Conseil du Roi par les habitants du

1. On lit dans cette lettre du i?' juin : « Je lui ai envoyé (à la duchesse de « Choiseul] le mémoire des communautés de Franche-Comté, d'accord; mais « il est signé des syndics et non pas de moi. » (Le mémoire est en effet signé ; Lamy, Chapuis et Pagct, procureurs spéciaux). « Je ne suis point avocat; . le fond du mémoire est de M. Christin, avocat de Besançon ; je l'ai un peu u retouché... »

2. On peut consulter, au sujet de l'affaire des chanoines de Saint-Claude, la Dissertation sur l'établissement de l'abbaye de Saint-Claude, ses chroniques, ses légendes, etc., etc., s. l. 1772, in-S 'Bibl. N'», Lk' S583 et C. V. Beuchot, ii97).

Mont Jura et le chapitre de Saint-Claude avec l'arrêt rendu par ce tribunal. » S. l. (Genève), in-8" de 164 pp. (pp. 3- 16; Bibl. N'« LK' 8586 et G. V. Beuchot, 897 : la seconde et la troisiènie requêtes (pp. 17 et 58) ne sont pas de Voltaire)'; — en 1775, dans les tomes XXXVII de l'édition encadrée, p. 40g et XIX des Nouveaux Mélanges, etc., p. 220; — en 1777, dans le tome XXVIII' de l'édition in-4, p. 552; — en 1778, dans le tome VIII* de l'Evangile du jour, (seconde édition); — en 1784-1783, dans le tome XXIX. de l'édition de Kehlj p. 4'")3.

Une partie de ce morceau a été reproduite, en 1770, dans les Qitestions sur l'Encyclopédie au mot : Biens d'église (voy. la note de Beuchot, t. XXVIIl de l'édition Moland, p. 353).

1792. Notes sur le Cymbalum mundi.

Le Cymbalum mundi de Bonaventure Des Périers parut en 1537 et fut réimprimé en i538, àLyon '. En 1711, Prosper Marchand donna de cet ouvrage une nouvelle édition, précédée d'une Lettre à M. B. P. D. et G. sur le Cymbalum mundi {Amsterdam, in- 12).

Les notes de Voltaire portent sur cette Lettre, sur la Lettre de Thomas du Clévier à son ami Pierre Tyrocans (qui se trouve dans l'édition de i537) et sur les quatre dialogues du livre de Bonaventure Des Périers.

Le texte du Cymbalum mundi, ainsi que les notes de Voltaire, sont au tome III des Choses utiles et agréables, Berlin (Genève), 1770,^ pp. 167-242 (Le Cymbalum mundi en français contenant quatre dialogues, enrichi de notes intéressantes).

Les notes de Voltaire ont été recueillies dans ses Œuvres en i832 (t, XLVI de l'édition LefèvFC, p. 466).

Voyez aussi : Ouvrages édités par Voltaire.

1793. Traduction du poème de Jean Plokof, conseiller DEHoLSTEIN, sur LES AFFAIRES PRÉSENTES.

1. Voyez la notice sur Bonaventure Des Périers, imprimée au-devant de l'édition donnée en iS|i, par le bibliophile Jacob, Piiris. Chai les Gosselin, in-i2 de XXIV et 40S pp. (^f. Brunet, Manuel du libraire, II, 6|i. L'édition de i8.|i contient une Lettre de M. Eloi Joluinneau à M. le baron de Sch nien ou Clef du Cymbalum mundi (pp. 78- 154).

2. Le tome II( des Choses utiles et agréables est de la fin de l'année 1770 (^yoyez Giimm, Correspondance littéraire, éd. M. Tourneux. t. IX, p. 177- 178; I" décembre 1770).

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Nous ne connaissons pas l'édition princeps de cet opuscule, qui est de 1770.

Catherine II avait reçu la Traduction du poème de Jean Plokof, le 9 (8) — 20 mai 1770 : « Ce poème, dit-elle à Voltaire, « m'a fait un plaisir infini. Il est aussi rempli de feu et d'ima- « gination que pourrait Tctre l'ouvrage d'un jeune homme; « mais à la raison supérieure qui y règne, l'on voit bien qu'il y a a déjà quelque temps que M. Plokof a quitté l'Université. »

Les Mémoires secrets du 9 juin (Additions, année 1770, t. XIX, p, 188), et la Correspondayice littéraire de Grimm du ib juin 1770 (éd. M. Tourneux, t. IX, p. 62) mentionnent également cet écrit.

Réimpr. en 1770 dans les tomes XIX des Nouveaux Mélanges, etc., p. 204, et XXXVII de l'édition encadrée, p. 391. Cf. les tomes XXVIII de l'édition in-4, p. 535 et XLVII de l'édition de Kehl, p. 180.

1794. Nouvelle requête au roi en son conseil par les habitants de longchaumois, morez, morbier, Bellefontaine, LES RoussES ET Bois-d-'Amont, etc., EN Franche-Comté. S. /. n. d. {Genève ou Paris, 1770), in-o de 6 pp. (C. V. Beuchot, 591).

Cette pièce est rapportée par Grimm dans sa Correspondance littéraire, du i5 octobre 1770 (éd. M. Tourneux, t. IX, pp. 143- 144). Il en est question dans la lettre de Voltaire au comte de Schomberg, du 5 octobre 1770, Cf. Voltaire à Tabareau, 5 novembre 1770.

La Nouvelle requête est signée Chéry, avocat, Paget et Chapuis, syndics.

Réimpr. en 1827 dans le t. XXXIX de l'édition en g5 volumes, pp. 401-404. Cf. l'édition Lefèvre (Beuchot), t. XLVI, p. 463.

1795. Coutume de Franche-Comté sur l'esclavage imposé a des citoyens par une vieille coutume.

Les éditeurs de Kehl ont donné à tous les écrits de Voltaire pour les habitants du mont Jura, la date de 1770 (voyez leur tome LXX", p. 424), Cependant ces écrits sont de différentes époques. C'est ainsi que le 5 février 1771, Voltaire adresse au chevalier de Chastellux : « l'avocat d'une province entière. Les « mémoires ci-joints, ajoute-t-il, vous feront connaître de quoi

a il s'agit. Quinze mille infortunés, opprimés sans aucun titre « par vingt chanoines, demandent votre a protection auprès de « M.d'AguesseaUjI'unde leurs juges». — Nous ne savons quels sont ces « Mémoires » auxquels Voltaire fait allusion. — Le 2 décembre de la même année, il parle àd'Argental d'un « nouveau mémoire, » dans lequel il a « l'insolence de proposer de « faire une loi générale' sur la main-morte et d'abolir cet a usage, qui jure avec celui de France et surtout avec celui de « Franche-Comté. J'ose indiquer un moyen de dédommager « les seigneurs, en augmentant un peu les redev ances et en rente dant les vassaux libres; je prends même la liberté d'ajouter a que ce règlement mettrait le comble à la gloire du ministère.»

Nous croyons avec Beuchot (voyez sa note, t. XLV^II de l'édition Moland, p. 557) qu'il s'agit, dans ce passage, de la Coutume de Franche-Comté ; cet écrit serait donc de 1771. M. Clogenson est d'avis que « cette petite dissertation contre l'escla- «vage » est postérieure à octobre 1770 et antérieure à 1772. (voy. le tome XXXIX» de l'édition en 96 volumes, p. 4o5).

La Coutume de Franche-Comté est au tome XXIX de l'édition de Kehl, p. 487.

1796. Lettre d'un jeune abbé. S. /. n. d. {Genève, 1771), ' 'in-8de 3 pp. (Bibl. N'« Lb^«, 112S, et C. V. Beuchot,

On sait qu'en 1 771, Voltaire mit sa plume au service de M. de Maupeou, et qu'il combattit pour le triomphe des réformes introduites par le chancelier (voyez ses lettres à Christin (5 février 1771) ; — à Chabanon (6 février) ; — à d'Alembert (i 3 février); — à de Veymerange (25 février); — au duc de Richelieu (27 février); — au comte de Rochefort (9 novembre); etc., etc.; cf. \es Mémoires secrets du 21 janvier 1771 (Additions, t. XIX, p. 254) et les tomes XV et XVI de l'édition Moland, p. 418 (t. XV) et 106 à 109 (t. XVI). Non seulement Voltaire souhaitait qu'on ne vît plus « de jugements semblables à ceux du « lieutenant-général Lally et du chevalier de La Barre, qui « n'ont pas fait honneur à la France dans le reste de l'Eu- « rope » (au duc de Richelieu, 27 février); mais encore il s'était toujours élevé contre la trop grande étendue du ressort du Parlement de Paris, ainsi que contre la vénalité des charges de judicature. Aussi accueillit-il avec enthousiasme la suppression de ces deux abus, « dont l'un était ruineux, l'autre

honteux et dispendieux à la fois. » {Histoire du Parlement de Paris, t. XVI de l'édition Moland, p. 108).

La Lettre d'un jeune abbé fait partie des écrits publiés par

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Voltaire en faveur du chancelier. Beuchot dit que cette Lettre doit être de la fin de février ou du commencement de mars 1771 (voy. sa note t. XXVIII de l'e'dition Moland, p. 38i) ; mais les Mémoires secrets n'en font mention que le 3o avril (Additions à l'année 1771, t. XIX, p. 265).

La Lettre d'un jeune abbé a été réimprimée dans le Recueil de toutes les pièces intéressantes publiées en France relativement aux troubles du Parlement, avec des observations critiques et historiques, des pièces nouvelles et une table raisonnée *. Bruxelles, Em. Flon, 1771, in-12, t. II, pp. 27-3o (C. V. Beuchot, 1078).

Réimpr. par Beuchot dans le tome XLVI de l'édition Lefévre, p. 484. Cf. le tome LXIV de l'édition en 93 volumes p. 99.

M. J. Flammermont, docteur es lettres, lauréat de l'Institut a publié, en 1884, un ouvrage intitulé : Le chancelier Maupeou et les Parlements [Paris, Alphonse Picard, gr. in-8). Il y est question, à plusieurs reprises, du rôle joué par Voltaire dans la révolution opérée par le chancelier Maupeou (voyez pp. 328-329 et 422-424).

1797. RÉPONSE AUX REMONTRANCES DE LA COUR DES AIDES, PAR UN MEMBRE DES NOUVEAUX CONSEILS SOU- VERAINS. 6". /. n. d. {Genève, 1771), in-8 de 6 pp. (C. V. Beuchot. 782 his). —S. l. n. d. {Paris, 1771), in-8 de 7 pp. (C. V. Beuchot, 781 et 782).

« Le iSfévrier (1771) Malesherbes lut à la Cour des aides et 'C fît adopter par elle les remontrances que, le 24 janvier, il avait « été chargé de rédiger. Les gens du roi allèrent plusieurs « fois à Versailles, afin de connaître le jour où Louis XV vou- .< drait bien recevoir la députation de la Cour, et ce fut seule- <c ment le 4 mars qu'ils obtinrent cette réponse : Je ne rece- « vrai point les remontrances de ma cour des aides, quand <( elles concerneront des affaires qui ne lui sont pas propres et « moins encore, quand, avant de me les présenter, elle leur <c aura laissé acquérir une publicité qu'elles ne doivent ja- « mais avoir. — En effet, Malesherbes avait eu soin de faire a clandestinement imprimer les remontrances s , aussitôt

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