‹ Voltaire. Bibliographie de ses œuvresChapitre 60 sur 94 · Le faux titre porte : Code des Français · texte numérisé non relu

Le faux titre porte : Code des Français

2. Tri's humbles et très respectueuses Remontrances de la Cour des aydes di: Paris, sur l'édit de décembre lyjo et l'état actuel du Parlement de Paris, s, l. n. d. (18 février 1771), in-12, 20 pp. (Bibl. N'«, Lb^s, 1099).

• qu'iilles avaient été adoptées par la cour. »(J. Flaramermont. Le chancelier Maupeou et les Parlements, p. 268).

Voltaire ne connaissait pas encore, le 11 mars, les Remontrances de la cour des aides (voyez sa lettre au duc de Richelieu; cf. Voltaire à Schomberg, i3 mars ,1771): « Je fn'ai « point lu les Remontrances de la cour des aides, lit-on dans « cette lettre du i3 mars; et je n'entends point pourquoi la « cour des aides se mêle des conseils souverains, que le roi « juge à propos de créer dans son royaume, pour le soula- « gement de ses peuples; mais puisqu'elles sont si bien écrites, (c je suis curieux de les voir comme pièce d'éloquence, et non « pas comme affaire dEtat. »

Les Mémoires secrets mentionnent la Réponse aux remontrances de la cour des aides le 9 avril 1771.

Beuchot croit que l'édition en 7 pp. fut réimprimée à Paris, par les soins du chancelier Maupeou; il a signalé les légères différences qui existent entre l'édition en 6 pp., fqui est de Genève), et l'édition en 7 pp. (voyez ses notes t. XXVIII de l'édition Moland, pp. 385, 386, 387, et 388).

Réimpr. dansle Recueil de toutes les pièces intéressantes, etc., t. I, pp. 440-444, conformément au texte de l'édition en 7 pp., et dans le tome XLVI de l'édition Lefèvre (Beuchot), p. 488.

1798. Fragment d'une lettre écrite de Genève, 19 mars i77i, par un bourgeois de cette ville, a UN BOURGEOIS DE L*** (Lyon). {Geiièpe, 1771), in-8 de 12 pp. (C. V. Beuchot. ]oo).

Un éditdu 23 février 1771 avait créé dans les villes d'Arras, de Blois, de Châlons, de Clermont-Ferrand, de Lyon et de Poitiers six conseils supe'rieurs, pour connaître, en dernier ressort, de toutes matières civiles et criminelles, chacun dans l'étendue des bailliages composant son arrondissement, et à l'exception des afl'aires concernant les pairs et les pairies.

Voltaire, dans le Fra^^ment d'une lettre écrite de Genève, s'efforce de mettre sous les yeux des habitants de Lyon les avantages qui résultaient pour eux de la promulgation de cet édit.

Beuchot croit que cet opuscule est celui à l'occasion duquel Voltaire écrivait à Saint-Lambert, le 7 avril 1771 : « On m'a « envoyé de Lyon des écrits sur les affaires du temps, qui « n'ont pas été faits par messieurs des enquêtes. Il y a un

« homme à Lyon ' dont les ouvrages passent quelquefois a pour les miens. On se trompe entre ces deux Sosie. Je vou- « drais que chacun prît franchement ce qui lui appartient; « mais il y a des occasions oij l'on fait largesse de son propre « bien, au lieu de prendre celui d'autrui. Quoiqu'il arrive, je « suis choiseulliste et ne suis point parlementaire... Je trouve a d'ailleurs l'établissement des nouveaux conseils admi- « râbles. »

Réimpr. dans l'édition Lefèvre (Beuchot) t. L, pp. 621- 626 >.

1799. Avis important d'un gentilhomme a toute la NOBLESSE DU ROYAUME. S. /. n. i. , [Padsl 1771}. in-8 de 4 pp. (C. V. Beuchot, 1 12).

Il est fait mention de cet écrit dans les Mémoires secrets du g avriliyyi.Voltaire le désavoue dans sa lettre au prince de Beauveau du 5 avril : a II y a entre autres écrits, un Avis important « à la noblesse de France, dont la moitié est prise, mot pour « mot, d'un petit livre d'un jésuite intitulé: Tout se dira '; et « on a l'injustice et l'ignorance de m'imputer cette feuille qui « n'est qu'un réchauffé. • Cf. Voltaire à d'Alembert, 18 mars et à M™« du Deffand, 5 avril 1771.

Réimpr. dans le Recueil de toutes les pièces intéressantes, etc., t. II p. 43. Cf. l'édition Lefèvre (Beuchot), t. XLVI, p. 495.

Cet Avis n'a pas seulement pour objet l'affaire du duc d'Aiguillon (voyez la note de la page SgS du tome XXVIU de l'édition Moland); l'auteur y constate aussi l'impossibilité où se trouvait le Parlement de Paris de juger, en connaissance de

1. Borde ou Prost de Royer (note de Beuchot, t. XLVII de l'édition Moland. p. 408).

2. Cette pièce a été communiquée à Beuchot par M. Ravenel, après la publication du tomeXLVIe de l'édition Lefèvre, qui comprend les Mélanges àc l'année 1771. — Beuchot l'a réimprimée dans une plaquette intitulée : Œuvres de Voltaire, avec Préfaces, Avertissements, notes, etc., par A.-J.-Q. Beuchot (Paris, F. Didot, 1S40. in-S) ♦. Il a de plus fait faire un carton au tome L de son édition, pour l'y insérer. Voyez, dans la collection Beuchot, n» 3oi, une copie du Fragment d'une lettre écrite de Genève, etc..

3. Dans sa lettre à d'Alembert du 18 mars, Voltaire dit que l'auteur de Tout se dira, est le même que celui dune brochure intitulée : // est temps de p.irler. Cet auteur serait, dans ce cas, l'abbé Dazès (voyez Quérard, La France littéraire, t. II, p. 410).

* Cette plaquette nous a été communiquée par M. Louis Barbier.

cause,dans un ressort de cent cinquante lieues, et il critique, en outre, plusieurs arrêts de ce Parlement.

L'Avis important etc., pourrait bien ne pas être de Voltaire.

iHoo. Sentiments des six conseils établis par le Roi

ET TOUS les bons CITOYENS. S. /. 71. d. {Pittis, I771),

in-8 de 8 pp. (C. V. Beuchot, 807).

L'édit pour la création des six conseils supérieurs paraissait à Voltaire « un service essetitiel rendu à la nation » (à d'Alembert, i5 mars 1771. Cf. Voltaire à Tabareau, 4 mars; — au comte de Rochefort, 4 et 27 mars; — à M-»» d'Argental, 9 mars; — à M'»^ du Defland, 5 avril ; — au duc de Richelieu, 20 mai).

Les Sentiments des six conseils souverains avaient paru le 9 avril 1771 (Voyez les Mémoires secrets, à cette date).

Réimpr. dans le Recueil de toutes les pièces intéressantes, etc., t. II, pp. 3i4-32i.Cf. le tome XLVI" de l'édition Lefèvre (Beuchot), p. 499.

iBoi. Remontrances du grenier a sel. S. /. n. d. (Gcnùpc, 1771), in-8 de 14 pp. (C. V. Beuchot, 772).

Le titre de départ (p. 3) porte : Très humbles et très respectueuses Remontrances du grenier à sel.

Il est question de cet opuscule dans les Mémoires secrets du iG avril 1771. Wagnière, dans son Examen des Mémoires secrets (Mémoires sur Voltaire, t. I, p. 323), dit que « cette plai- '■ santerie est de Voltaire ».

Reimpr. dans le tome XLVI« de l'édition Lefèvre (Beuchot), p. 5o8.

1802., Supplique des serfs de Saint-Claude a Monsieur LE Chancelier.

Cette Supplique, d\l M. Clogcnson, doit être de 1771. LUe est probablement postérieure à la lettre (de Voltaire à M. de Maupeou) du 8 mai 1771 (voyez le tome XXXIX de l'édition en 95 volumes, p. 421). C'est dans ce tome XXX IX que la Supplique a paru pour la première fois : Beuchot l'a réimprimée dans le tome XLVI de son édition, p. 5oô.

Voyez les n"^ 1791 et 1795.

1803. Sermon du papa Nicolas Charisteski, prononcé DANS l'église de Sainte-Toleranski, village de Li-

THUANIE, le jour DE SAINTE ÉpIPHANIE. S. /. H. d.

{Genève, 1771), in-8 de 8 pp. (Bibl. N'° Z, 2284. 2 D. 2477 A. et C. V. Beuchot, 808 et 809).

Le Sermon du papa Nicolas Charisteski est de 1771. Le i3 mai de cette année, Voltaire écrit à Catherine II : « J'ai l'hon- (c neur, madame, d'envoyer à Votre Majesté Impériale la trait duction d'un sermon lithuanien en échange de votre sermon « platonicien •; c'est une réponse modeste aux mensonges un '< peu grossiers et ridicules que les confédérés de Pologne ont « iait imprimer à Paris '. »

Ce sermon « lithuanien » est le Sermon du papa Nicolas Charisteski, dont Grimm parle dès le i" avril 1771 (voyez sa Correspondance littéraire, éd. M. Tourneux, t. IX, pp. 283- 2(S4). Cf. les Mémoires secrets du 16 juin 1771.

Réimpr. en 1772, dans le tome XI des Nouveaux Mélanges, etc., p. 117 et dans le tome I"' de la seconde édition de l'Evangile du jour, p. 177; — en 1773, dans le tome XXXVII de l'édition encadrée, p. 3o8; — en 1777, dans le tome XXVIII de l'édition in-4, p. 469; — en 1 784-1 785, dans le tome XXX de l'édition de Kehl, p. 23.

1804. Les peuples aux Parlements. S. /. n. d. {Genève, 1771), in-8 de 11 pp. (C. V. Beuchot, 644'!. — 5. /. n. d. {Paris, 1771). in-8 de 16 pp. (C. V. Beuchot, 645 et 646). —S. /. n. d. {Genève, 1771), in-8 de 12 pp. Seconde édition corrigée el augmentée {C V . Beuchol,

Voltaire parle de la seconde édition de la brochure intitulée : Les peuples aux Parlements, dans sa lettre au duc de R^che-

1. Il s'agit du sermon prononcé par Platon, archevêque de Twer, à l'occasion de la destruction entière de la flotte turque par la flotte russe, en 1770. (Voyez Histoire de l'Empire de Russie sous Pierre le Grand, t. XVI de l'édïtion Moland, p. 379; cf. Voltaire à Catiierine II, i5 mars 1771).

2. « On avait publié un Manifeste de la République confédérée' de Polo- « gne.du i5 novembre j 76g, Dant^ig (Paris), 1771, in-4 [note de Beucliot, t. XXVIII de l'édition Moland, p 409). — Sur ce Manifeste, voyez Voltaire à Catherine, 6 mai, et Catherine à Voltaire, 24 (23) mai— 4 juin 1771 .

lieu, du 20 mai 1771. — Cf. Voltaire à Le Clerc de Montmercy, 22 mai; — à M""= du Deffand, i"-- et 3o juin ';— au duc de Richelieu, 3 juin =; — à d'Argental i" juillet. — Plus tard, en 1773, Voltaire désavouera Les Peuples aux Parlements (voyez sa lettre à d'Argental du 6 avril 1773).

Réimpr. dans le Recueil de toutes les pièces intéressantes, etc., t. II, pp. I à i5; et dans le tome XI des Nouveaux Mélanges (1772), P- 65 '.

Le texte de là Seconde édition corrigée et augmentée diffère et du texte de l'édition princeps, et de celui de l'édition de Paris, et enfin du texte du tome XI des Nouveaux Mélanges.

La réimpression qui fait partie du Recueil de toutes les pièces intéressantes, etc., est conforme à l'édition de Paris, en 16 pp.

1805. L'Équivoque. S. /. n. d. {Paris, 1771), in-8 de 13 pp. (C. V. Beuchot, 274}.

C'est d'après l'indication de Decroix que Beuchot a admis ce morceau dans le tome XLVI de son édition, p. 534 *.

L'Equivoque avait été réimprimée, dés 1771, dans le tome II du Recueil de toutes les pièces intéressantes, etc., pp. 85 à qi.

On n'a pas recueilli dans les Œuvres de Voltaire l'écrit intitulé : Raisons pour désirer une réforme dans l'administration de la justice {s. l. n. d., in-8 de 14 pp. et in-12 de 12 pp.voyez Barbier, Dict. des ouvr. anonymes, éd. Dafiis, IV, 5). I3ar-

I. Bien que, dans celle letire il soil question de la troisième cJition des Peuples aux Parlements, \'oltaire entend évidemment parler de la seconde édition corrigée et augmentée. C'est à la page b (et non, comme le dit Voltaire dans ses lettres à Mmo du Deffand, des icr et 3o juin, à la page 7) de cette seconde édition, qu'on lit ce passage sur le duc de Choiseul : «... et M. le duc de >i C^ihoiseul, si cher à la nation, lui devient plus cher encore, etc.. n; voyez la note de Beuchot, éd. Moland, t. XXVIII, p. 416. L'exemplaire dont il est question dans cette note se trouve à la Bibliothèque Sainte-Geneviève, L^s,

2." Il (le Chancelier) est très content : il a seulement changé deux mots et « fait réimprimer la chose. On en a fait quatre éditions dans les provinces, d — Sur ces changements, voyez les notes de Beuchot, t. XXVIII de l'édition Moland, pp. 413 et 4i6. — Nous n'avons vu aucune des quatre éditions de province dont parle Voltaire.

3. C'est à propos de cette réimpression que Voltaire désavoua, en 1773, Les Peuples au.\- Parlements.

4 En 1774, Voltaire écrira à Mme du Deffand : « Le monde a toujours été u gouverné pav dus équivoques. » (2S juillet.)

bier donne cet écrit à Voltaire, probablement d'après le Discours préliminaire du Recueil de toutes les pièces intéressantes, où la brochure est réimprimée (t. II, pp. i5 à. 2j). Ce même Discours préliminaire attribue à Voltaire les pièces suivantes:

I» La folie de bien des gens dans les affaires du temps (voy. Recueil de toutes les Pièces intéressantes, t, 11, pp. 3o à 43];

2» Lettre du public à MM , les ci-devant officiers du Parlement de Paris (ibid., pp. 36-67);

3" Lettre écrite à 3/***, président du Parlement de Rouen par un membre d'wt présidial dans le ressort de ce Parlement (pp. 362-380).

M. Jules Flammermont range le premier de ces écrits dans « le fatras des brochures ineptes et indécentes » publiées en faveur de Maupeou. En revanche, il dit que la Lettre à M"' président du Parlement, etc., est plus sérieuse, et que de l'aveu des parlementaires, «cet écrit spécieux n'était point mai tourné » (Le chancelier Maupeou et les Parlements, pp. 422 et 329).

1806. La méprise d'Arras par M. de Voltaire. Lausanne, Grasset et Comp., 1771^ in-8 de 29 pp. (Bibl.

» N'% Ln-', 14432 et C. V. Beuchot, 562). — Ibid., id., 1772,111-8 de 22 pp. (Bibl. W% F. 4643 B. et C. V. Beuchot, 563). — Lausanne, Pott, 1772, in-8 {Kayser, Index locupletissimus, etc., t. VI (1836) p. 107). — S. /. (ou Londres), 1773, in-8 [Catalogue des ouvrages de M. de Voltaire ou qui lui sont attribués, joint à un exemplaire des Lois de Minos. (C. V. Beuchot, 535).

« Montbaiili, veuve âgée de soixante ans, d'un embonpoint et « d'une grosseur énorme, sujette à s'enivrer d'eau-de-vie, fut « trouvée, le 7 (lisez: 27) juilleti77o, au matin, morte près de son « lit,avec tous les symptômes d'une apoplexie subite, et des con- « tusions, meurtrissures, blessures même qu'elle s'était faites « probablement en sortant de son lit et en se débattant. On « était sur le point de l'enterrer, lorsqu'il s'éleva quelques ru- « meurs dans le peuple, à l'occasion d'une contestation mue la « veille entre cette femme et son fils et sa bru. Ceux-ci sont (C accusés de parricide : on les emprisonne séparément; on vice site le cadavre. Les médecins et chirurgiens de Saint-Omer « disent unanimement que la mort a pu être naturelle : les « juges crurent les accusés innocents; mais, pour ne point trop << aller contre la clameur populaire, ils ordonnèrent un plus

u amplement informé d'une anne'e, pendant laquelle les accuu ses garderaient la prison.

« Le procureur du roi appela de cette sentence au conseil • d'Artois, à minima. Ces nouveaux juges, malgré les dénéga- « tions constantes, simples et uniformes du mari et de la « femme, condamnèrent le mari à souffrir la question ordi- « naire et extraordinaire, à mourir sur la roue, après avoir eu « le poing coupé; la femme à être pendue et tous deux jetés « dans les flammes.

« Montbailli fut renvoyé à Saint-Omer, pour y subir cet « arrêt, prononcé le 9 novembre 1770; et il fut exécuté le 19 « du même mois, en attestant jusqu'au dernier soupir son « innocence et celle de sa femme.

« La femme qui était enceinte, ne devait être exécutée qu'a- « près ses couches. Son père et sa mère ont profité du délai « pour demander un sursis à M. le chancelier et l'ont obtenu. « Ils demandent aujourd'hui la révision du procès, fondés « sur une consultation de [treize avocats et sur celle de « M. Louis, célèbre professeur en anatomie.

« M. de Voltaire vient de faire à cette occasion une brochure « nouvelle sous le titre de La Méprise d'Afras. • (Mévioires secrets du 17 novembre 1771).

Ajoutons que Voltaire obtint du chancelier la révision du procès des Montbailli, et que le conseil d'Arras déclara, d'une voix unanime, les deux époux innocents (Voyez Voltaire et Genève par M. Desnoiresterres, p. 476. Cf. Voltaire à Marin, 4 mai 1772).

Voltaire parle de la Méprise d'Ai-ras dans sa lettre au comte de Rochefort, du 9 novembre 1771 ; cf. d'Alembert à Voltaire, i8 novembre.

Dans sa lettre au comte de Rochefort du g novembre 1771, Voltaire dit, qu'ayant été induit en erreur par l'avocat, il a été obligé de supprimer la Méprise d'Arras. Néanmoins les remaniements que Voltaire fit subir à cet écrit, en 1774 (voyez ci-dessous), ne portent sur aucun point capital, ni sur aucun détail important du procès.

Réimpr. en 1772, dans le tome XI des Nouveaux Mélanges, pp. 1-18; et partiellement (avec quelques différences) dans k tome IV des Qiiestions sur l'encyclopédie (XXIV« de l'édition in-4, 1774), à l'article Lois (Section seconde, Lois criminelles], pp. 73etsuivantes. Beuchot a indiqué quels sont les passages de la Méprise d'Arras que Voltaire n'a pas reproduits en 1774, (voyez le tome XXVIII» de l'édition Moland, pp. 4-26, 428, 42g, 43i, 432, 434, 435).

La Méprise d'Arras est au tome XVII de l'édition in-4, p. 382, et au tome XXX de l'édition de Kehl, p. 355.

1807. Lettres de Memmius a Cicéron.

Les Lettres de Alemmius à Cicéron ont été imprimées, pour la première fois, en 1771, dans le tome XVII<^ de l'édition in-4. pp. 344-372, et réimprimées, en 1772, dans le tome IX« des Qiiestions sur l'Encyclopédie, pp. 324-370 (avec un Avertissement qui a été reproduit par Beuchot; voyez le tome XXVIII* de l'édition Moland, p. 437).

Il est question de cet écrit dans les lettres de Voltaire à d'Alembcrt (27 novembre 1771), de Frédéric à Voltaire (18 avril 1772), et de Voltaire à M"" du Deffand, (4 mai 1772).

Selon Frédéric, les Lettres de Memmius à Cicéron « sont « des chefs-d'œuvre où les questions les plus difficiles sont « mises à la portée des gens du monde. C'est l'extrait de tout « ce que les anciens et les modernes ont pensé de mieux sur « ce sujet. Vous avez eu surtout l'art, ajoute Frédéric, dans « sa lettre à Voltaire du 18 avril 1772, d'avancer ces vérités « hardies sans vous commetre avec les dévots. »

« Ces Lettres, dit M. Avenel, furent écrites un an après l'ap- « parition du Système de la nature^. C'est d'Holbach, Dide- « rot, et leurs disciples qui se trouvent désignés sous les noms (( de Lucrèce, Straton, Architas. Voltaire oppose ses principes « aux leurs, mais il ne laisse pas toutefois d'en produire qui « leur sont communs à tous.^Ialg^é ces rencontres ou plutôt à « cause même de ces rencontres, les encyclopédistes ne se mon- <( trèrent pas satisfaits de la logique du patriarche et d'Alemc bert lui-même se tut sur le mérite de cet écrit » '. Œuvres de Voltaire, édition du Siècle, t. IV, p. 33o.

Voyez dans le volume intitulé: Simplifications utiles ou recherches psychologiques de J. Broghaards, docteur en droit, Utrecht, 1781 (C. V. Beuchot, ioi3), le morceau intitulé : Application des précédents principes ( principes fondamentaux de justice et de morale naturelle), aux Lettres de Memmius à Cicéron.

Les Lettres de Memmius à Cicéron sont aux tomes XXXVII de l'édition encadrée, p. 17, et XXXII de l'édition de Kehl, p. 245.

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