‹ Voltaire. Bibliographie de ses œuvresChapitre 62 sur 94 · JUGES · texte numérisé non relu

JUGES

Anne du Bourg, conseiller clerc du Parlement de Paris, et neveu d'Antdine du Bourg, chancelier de France de i535 à i538, était accusé de favoriser les Réformateurs; il fut arrêté, sur l'ordre de Henri II, le 4 juin ibbg, dans la grand'chambre, par le connétable de Montmorency, et brûlé eh place de Grève, le 20 décembre de la même année.

Le Discours d'Anne du Bourg à ses juges est de 1771 ; d^Alembert en parle, dans sa lettre à Voltaire du 18 novembre. La plus ancienne édition que nous connaissions de cet écrit est celle qui fait partie du tome XVll de l'édition in-4 (1771), p. 373. Cf. le tome XXXVII de l'édition encadrée, p. 52, et le tome XXX de l'édition de Kehl, p. 5.

J.-G. Hoffmann a soutenu à Strasbourg, le 22 février 1841. une thèse intitulée : Le martyr évangélique Anne du Bourg, (in-4 et in-8). ^^- ^"^ Notice historique sur Anne du Bourg dans les Tablettes historiques de l'Auvergne, 1840. 11 existe un tirage à part. (Note manuscrite de Beuchot.)

10 10. Lettre de M. de Voltaire a un de ses confrères DE l'Académie. Genève et Paris, Valade, 1772, in-8 de I f. de titre et 7 pp. (Bibl. N'% Ln^", 20766 et C. V. Beuchot, 428).

Clément « le très inclément Clément », comme l'appelle

1. Peut-être est-ce là la première tdition du Tocsin des rois.

Voltaire, au début de sa Lettre à un de ses confrères de l'Académie, avait composé, en réponse à VEpitrc à Boileau (voy. notre t. I", page 242), une épître intitulée : Boileau à M. de Voltaire. S. l., 1772, in-8 de 21 pp. (C. V. Beuchot, 10G4).

Voltaire n'avait pas encore lu, au commencement de mars, l'épître de Clément (voyez sa lettre à Chabanon du 9 mars; cf. d'Alembert à Voltaire, 6 mars et Voltaire à d'Alembert, 12 mars).

La Lettre de M. de Voltaire, etc.. est donc de la seconde moitié de mars 1772.

La « Clémentine » (c'est ainsi que Voltaire appelle l'épître de Clément dans sa lettre à d'Alembert du 12 mars 1772), débute par ces vers :

Voltaire, auteur brillant, léger, frivole et vain, Zoïle de Corneille et flatteur de Saurin.

« Cette réponse » dit Grimm, « dans laquelle toute la clique « philosophique est accommodée de la bonne façon, est écrite « avec cette prodigieuse supériorité... M. de Voltaire a écrit à (( un de ses confrères de l'.-'Lcadémie, au sujet de cet inclément a Clément, une lettre que vous trouverez à la suite de ces « feuilles. » {Correspondance littéraire, éd. M. Tourneux, t. IX, pp. 485-48Ô; I" avril iTJi). — Une note de M. Tourneux (ibid.,\). 486) nous apprend que la Lettre de Voltaire manque dans le manuscrit; cette Lettre a été réimprimée dans le Mercure d'avril 1772, t. I, p. 2o3. Quérard signale une autre réimpression de 1776, in-8 (Bibliogr. Volt., p. 71).

On ne trouve pas, dans la réimpression du Mercure, VAvis de l'imprimeur qui termine, dans l'édition de 1772, la Lettre de M. de Voltaire à un de ses confrères de F Académie. Cet A vis a été reproduit par Beuchot (voyez le tome XLVII de l'édition Lefèvre, pp. 4-5).

Les éditeurs de Kehl ont placé cette Lettre dans la Correspondance (année 1773), et ils l'ont adressée à La Harpe (voyez le tome LXII de l'édition de Kehl, p. 177). II y avait là une triple erreur, qui a déjà été relevée par Beuchot. Le morceau est, ainsi que nous le disons plus haut, du mois de mars 1772; il ne peut avoir ét(j adressé à La Harpe, qui ne fut reçu à l'Académie française que le 20 juin 1776, en remplacement de Colardeau ; enfin dit Beuchot « l'Avisa l'imprimeur... est une « preuve de plus que l'écrit, malgré son intitulé, n'était point « une lettre missive et ç"a été une raison de plus pour reporter « dans les Mélanges ce petit pamphlet » (Note de la page 473 du tome XXVIII de l'édition Molandj.

1811. Lettre a M, le marquis de Beccaria. professeur EN DROIT PUBLIC A MlLAN. AU SUJET DE M. DE MORANGIÈS, 1772.

Cette Lettre a été imprimée par les éditeurs de Kehl, dans leur Dictionnaire philosopJiique, au mot Justice (t. XLI, p. 200). Elle y est accompagnée de la note suivante :

« M. de Voltaire, dans les éditions précédentes (in-4° et enca- « cirée), avait placé ici, sous le titre de Lettre de M. Cassen à « M. Beccaria, un petit ouvrage qu'il avait fait imprimer « séparément sous celui de Relation de la mort du chevalier « de La Barre. Cette relation a été imprimée, dans cette édi- « lion, parmi les ouvrages de Politique et Législation (voy. le « tome de Politique et Législation) ' et on lui a substitué ici « une autre lettre de M. de Voltaire à M. Beccaria sur le « procès de M. de Morangiès '. Les autres écrits sur cette af- « faire se trouvent dans le volume cité. >-

Beuchot croit que cette Lettre est le premier des onze écrits publiés par Voltaire dans l'atî'aire Morangiès, et il ajoute qu'elle doit être antérieure à l'arrêt du 11 avril 1772 qui renvoya le procès au bailliage du palais de Paris (voyez sa note, t. XXMI de l'édition Moland, p. 477).

Nous empruntons à la Correspondance littéraire de La Harpe l'exposé suivant de l'affaire Morangiès :

« Le tond du procès, » dit La Harpe dans sa Lettre Première « de février 1774, • est connu. Il s'agissait de savoir si des « billets de cent mille écus signés par le comte de Morangiès, « qui se trouvaient entre les mains de la dame Véron et de « son tils Dujonquay, leur avaient été donnés pour être négo- « ciés, ou s'ils en avaient fourni la valeur. Je n'entrerai dans « aucune discussion juridique sur les faits. On peut consulter (c les mémoires. Ce que je crois devoir observer dans ces sortes « d'affaires, c'est la partie morale, c'est l'homme, c'est la na- « ture des jugements du public et les motifs qui les détermiu nent.

Page 1