‹ Voltaire. Bibliographie de ses œuvresChapitre 64 sur 94 · Paris, Le Jar, 1772, in-S (Bibl. N'--, I.biR, x^b · texte numérisé non relu

Paris, Le Jar, 1772, in-S (Bibl. N'--, I.biR, x^b

chot, 535) porte l'indication d'une édition in-8 avec le millésime 1773.

Les Mémoires secrets parlent de La voix du curé le 20 octobre 1772.

Depuis la chute de Choiseul, Voltaire n'avait cessé de plaider en faveur des habitants de Saint-Claude (voyez ses lettres à Joly de Fleury (4 février 1771) ; — au chevalier de Chastellux (5 février); — à Christin (5 février et 8 mai) ; — à Chabanon (25 mars); — au chancelier de Maupeou (18 mai); — à de Marcy de Cernay-La-Ville (3 juin); — à d'Argental (18 novembre).

L'affaire (des moines de Saint-Claude), dit M. G. Avenel, ayant été renvoyée devant le parlement de Besançon, Christin se chargea de la défense des serfs et Voltaire lança cet écrit pour chauffer l'opinion. La pièce est violente : aussi fut-il question de la brûler quand, plus tard, les parlements eurent repris leurs sièges (Œuvres de Voltaire, éd. du Siècle, t. V, p. 559; cf. le tome XXVUl de l'édition Moland, p. 567).

Réimpr. dans les tomes XVII et XIX des Nouveaux Mélanges, etc. (1775), pp. 2Ô1 et 232 ; — dans les tomes XXXVII de l'édition encadrée ( 1775), pp. 419; — XXVIII de l'édition in-4 (1777), p. 36i ; — XXIX de l'édition de Kehl, p. 475.

1810. Nouvelles probabilités en fait de justice. S. /. (Genève), 1772, in-8 de 20 pp. (C. V. Ben); — Par M. DE VoLTMRE. Lausanne, 1773, in-8 de 20 pp. (C. V. Beuchot, 592); — Lausane(sic), 1773, in-8 de 18 pp. (Bibl. Ni% F. 4649 D.) 1.

Le titre de départ de l'édition s. /. (Genève) porte: Nouvelles probabilités en fait de justice dans l'affaire d'un maréchal de camp et de quelques citoyens de Paris. La page 3 est paginée par erreur : i.

Les Nouvelles probabilités, etc., sont du mois d'octobre 1772 (voyez Voltaire à Marin, 23 octobre, i3 et 18 novembre; lettres 8637, 8678 et 8685 de l'édition Moland). — Grimm parle de cet écrit le i5 octobre 1772 ; les Mémoires secrets en font mention le 27 octobre.

I. Le Catalogue du British Muséum porte l'indication d'une édition s. /. ,„3, in 8(F. 3ii^.

Réimpr. dans le tome X de l'Evangile du jour (1773), p. i65. Cf. le tome XXVI de l'édition in-4 (1777), p. 477, et le t. XXX de l'édition de Kehl, p. 45o.

1819. Fragment d'une lettre sur les dictionnaires satiriques. — réponse a cette lettre par m. de

MORZA {177 }r)-

Les éditeurs de Kehl ont daté le premier de ces morceaux de 1771, et le second de 1772 (voyez leur tome XLIX, pp. 24S et 264) 1. Dans l'édition en çjb volumes (t. LXIV, pp. iSg et l'J.S), le Fragment d'une lettre et la Réponse portent la date de 1772. Enfin, Beuchot a assigné à ces écrits, tout en ne la donnant pas comme certaine, la date de 177^ (voyez sa {note t. XXIX de l'édition Moland, p. i).

Le Fragment d'une lettre et la Réponse, etc., ont paru pour la première fois, en 177Ô, dans le volume intitulé: Lettres chinoises, indiennes et tartares. A M. Patv, par un bénédictin ; avec plusieurs autres pièces intéressantes, faris {Genève), 177'), in-S, pp. 27(3 et 2(S(). (voyez plus loin, année 177')) '.

Dans le Fragment d'une lettre, etc., Voltaire s'attaque au Dictionnaire philosophique, théologique, etc. de Paulian {Nimes Gaude, 1770, in-8) ; ce qui rend admissible, pour ce Fragment, la date de 1771 ; mais d'un autre côté, comme le fait remarquer Beuchot, ce morceau « doit être du même temps que « la Réponse qui suit. Or, dans cette Réponse, il est fait men- « tion des Trois siècles de la littérature par Sabatier, ouvrage « qui ne parut qu'à la fin de novembre 1772 •*. Quelque

1. La Réponse à cette Lettre par M. de Mor^a est intitulée dans l'édition de Kehl : Fragment d'une lettre sous le nom de M. de Mor^a à M"' (p. 264 du tome XLIX).

2. M. Aveiiel, dans rédition du Siècle (t, IV', p. i |i), a daté de 1776 les deux morceaux qui nous occupent : il ajoute que le Fragment d'une lettre, etc., est une j-éplique au Dictionnaire du jésuite Paulian, 1774. Mais il s'agit, dans le Fragment d'une lettre, de la première édition de ce Dictionnaire, imprimée à Nimes, en 1770. C'est la seconde édition {Ni7nes, Gaude, et Paris, V' Babuty), qui est de 1774 (voyez Quérard, la France littéraire, t. VI, p. 639).

3. C'est le 1" novembre 1772 qu'il est question dans la Correspondance littéraire de Grimm (éd. M. Touineux, t. X, p. 99) des Trois siècles de noire littérature ou Tableau de l'esprit de nos écrivains depuis François I" jusqu'en ij-j2,par ordre alphabétique. Paris, GueJJier, 3 vol in-8. Sur cet ouvrage, et sur ses réimpiessions, voyez une note de Beuchot dans la France littéraire de Quérard, t. VIII, pp. 294-295.

« prompte qu'ait été la plume de Voltaire, on ne peut guère (( penser que ]& Fragment et la RéjP07ise soient antérieurs à « janvier 1773 • (t. XXIX de l'édition Moland, p. i). — Ajoutons qu'en 1773, \'oltaire fit une violente sortie contre Sabatier de Castres, dans l'écrit intitulé : Des Dictionnaires des calomnies, article i5 (voyez l'Avertissement sur la seconde édition des Trois siècles, réimprimé en tête de la sixième édition {Paris, 1804, 4 vol. in-r2) et les ^Mémoires secrets du i5 octobre 1773. Cf. les Mémoires sur Voltaire, par Longchamp et Wagnière, 1. 1, p. 354). Cet écrit a été réimprimé à la fin de 1773, dans les Fragments sur l'Inde, sur l'Histoire générale et sur la France, sous le titre suivant : Des Dictionnaires des calomnies (voyez plus loin, année i773).

1020. Discours de M* Belleguier , ancien avocat. SUR le texte proposé par l'Université de Paris. POUR le sujet des prix de l'année 1773. S. l. n. d.

{Genève, 1773), in-8 de 19 pp. (C. V. Beuchot, 980).

On lit dans la Correspondance littéraire de Grimm, de janvier 1773 (éd. M. Tourncux, t. X, pp. 140-147): « La Galette « littéraire des Deux-Ponts vient de faire une excellente plai- « santerie. Le président Cogé, qui a joué un si beau rôle avec « le syndic Riballier dans l'affaire de la condamnation de Béai lisaire, a voulu rendre l'année de son rectorat de l'Univer- (c site de Paris mémorable par quelque acte d'hostilité signalé « contre les philosophes. '. En conséquence, il a imaginé de « proposer pour le prix de l'éloquence latine de cette année « une déclaration de guerre en ces termes : Non magis Deo « quam regibus infesta est ista quœ vocatur hodie philosophia. <( Le pédant Cogé a prétendu donner pour thème que la phi- « losophie moderne n'est pas moins ennemie de Dieu que des « rois. Mais, comme il a remarqué que les bons écrivains « anciens employaient quelquefois le mot magis, avec assez « d'élégance, négativement, il a voulu être élégant comme eux ,

I. 11 Une des fonctions du recteur de l'Université, c'était de publier avant le (( 1er janvier, un programme pour le concours des maîtres-ès-arts. Les maîtres- « ès-arts répondaient, dans l'ancienne Université, à ce que nous nommons « auiourd'hui les docteurs-ès-lettres et les doctenrs-ès-sciences. En 1747, le « libraire Coignard avait fondé un prix d'éloquence latine pour les maîtres-ès- « arts ; et ce prix était décerné chaque année, le jour même de la distribution (1 des prix du concours général des collèges. Les concurrents avaient plusieurs « mois pour préparer leur discours. C'est ainsi que le sujet du prix à décerner ■• au mois d'août 177IÎ fut indiqué dés avant la fin de l'année 1772. » (A. Pierron, Voltaire et sexinaitres, Paris^ Didier, i8(36, in-iS, pp. 2;^9-240).

« et comme l'élégance de Cogé ne peut guère ressembler à celle « de Cicéron ou de Tite-Live, il a arrangé son thème de façon « qu'il peut exprimer à-peu-près le contraire de son idée; du (I moins, il est énoncé d'une manière si amphibologique, que « de détestables philosophes, dans leur malignité infernale, « l'ont traduite ainsi : Celle qu'on nomme aujourd'hui philoso- » phie n'est pas plus ennemie de Dieu que des rois... Voici Fan- « nonce qu'on lit à ce sujet dans la Galette des Deux-Ponts :

« Tandis que des pédants et des hypocrites déclament contre « la philosophie, un corps aussi sage que respectable vient de «' lui rendre un hommage éclatant. L'Université de Paris pro- « pose pour sujet du prix d'éloquence de cette année 177? : « Non magis Deo, etc.; la philosophie de nos jours n'est pas « plus ennemie de Dieu que des rois.

« Cette plaisanterie est excellente et du meilleur goût. Elle (- ne pouvait pas manquer de frapper le patriarche de Ferncy <( et de lui donner envie de dire son petit mot à ce sujet. Il vient « de nous envoyer un imprimé de dix-neuf pages intitulé : « Discours de maître Belle guier, etc... »

Ce fut d'Alembert qui signala le premier à Voltaire l'ambiguïté du texte proposé par l'Université : « Ce beau latin, traduit littéralement, écrit d'Alembert à Voltaire, le 26 décembre 177^1, (( veut dire que la philosophie n'est pas plus ennemie de Dieu « que des rois, ce qui signilie, en bon français, qu'elle n'est « ennemie ni des uns ni des autres... 11 semble que ce serait « bien le cas de répondre... non en latin, mais en bel et bon ^< français, pour être lu par tout le monde... »

Sur le Discours de M<' Belleguier, voyez encore Voltaire à d'Alembert, 4 janvier 1773; — d'Alembert à Voltaire, g et 18 janvier, i", 4 et 9 février; — Voltaire à d'Alembert, i5, 18 et ■ib janvier '; — à Condorcet, i" février^. Cf. Pierron, Voltaire et ses maîtres, Paris, Didier, i8ô6, in-i8, chapitre xir, pp. 23(j- 261. Dans ce chapitre de son livre, M. Pierron s'attache à démontrer, par des exemples empruntés à Cicéron, à Tite-Live, à Horace, à Quintilien et à Tacite, que non magis, etc.. signifie réellement • ce que Cogé avait écrit en français au-dessous de « la phrase latine •.

Le Discours de M' Belleguier a été réimprimé en 1773 à la suite des Lois de Minos, s. l. {Genève), in-8, pp. 244-262

1. Voltaire, dans sa lettre du i5 janviar, dit à d'Alembert que sa « drôlerie 0 s'imprime à Montpellier i,lisez: Genève).

2. On lit dajis la lettre à Condorcet : « L'avocat Belleguier me mande de " Grenoble qu'il ne sait comment vous envoyer sa diatribe. »

(voyez Voltaire à d'Alembert, 27 mars et à La Harpe, 29 mars et 10 avril 1773). Beuchot croit que c'est la même composition qui a servi pour le volume et pour le tirage à part de l'opuscule (voyez sa note, t. XXIX de l'édition Moland, p. 8).

Une autre édition de ce Discours est intitulée : Thème de M. de Voltaire, sur le texte proposé par l'Université de la ville de Paris, pour le sujet des prix de cette année i T/3. Xon magis Deo, etc. M. de Voltaire qui a traduit différemment ce texte, a fait le Discours suivant sur sa traduction que voici : Ce qu'on nomme aujourd'hui philosophie n'est pas plus ennemie de Dieu que des rois. Genève, 1773, in-12 de 28 pp. (Bibl. N'« Z. 2284. Zd. 2540. 12 et C. V. Ben). On trouve aux pp. 3 à 6 une Lettre préliminaire de M. le marquis de... à 3/™« la comtesse de..., datée de Ferney le i" mai 1773, et aux pp. 25-28 une Épitre aux comètes, écrite quelques jours avant la destruction des mondes. Ces deux pièces ne sont pas de \'oltaire.

Voyez d'autres réimpressions du Discours de maître Belleguier dans le tome X de l'Evangile du jour (1773), pp. 76qo; — dans le tome XIII des Nouveaux Mélanges, etc.. (1774) pp. 229-344; — enfin dans le tome XXXII de l'édition de Kehl, pp. 5i 1-528.

Dans l'édition in-4 (t. XXIV, p. 237) et dans Tédition encadrée (t. XXX, p. 168), le Discours de maître Belleguier forme la IV« section de l'article Philosophie des Q uestions sur l'Encyclopédie.

182 1, Lettre anonyme adressée aux auteurs de ce JOURNAL (le Journal encyclopédique) au sujet d'une nouvelle epître de Boileau a m. de Voltaire.

Imprimée dans le Journal encyclopédique du i5 mars 1773, pp. 304 à 3i I, sous le titre que nous donnons ci-dessus.

Dans l'édition de Kehl (t. XLVIII, p. 2G1) ce morceau est intitulé : Observations sur une nouvelle épitre de Boileau à M. de Voltaire : lettre anonyme adressée aux auteurs du' Journal encyclopédique.

11 s'agit, dans cette Lettre anonyme, de V Epitre de Clément, intitulée : Boileau a M. de Voltaire, dont il a déjà été question sous le n° 1810.

1822. DÉCLARATION DE M. DE VoLTAIRE SUR LE PROCÈS entre m. LE COMTE DE MORANGIÈS ET LES VeRRON.

— RÉPONSE A l'Écrit d'un avocat intitulé Preuves DÉMONSTRATIVES EN FAIT DE JUSTICE. LAUSANNE

(Paris), 1773, in-8 de i f. de titre et 16 pp. (Bibl. N'% F, 4649 C. et C. V. Beuchot, 184, 185, i8ô).

La Réponse d'un avocat (sic) * à Vécrit intitulé : Preuves démonstratives en fait de justice est aux pp. 12-1G.

La Déclaration sur le procès de M. Moransçiès est de la fin de février 1778; c'est dans ce temps que Voltaire l'envoya au libraire Valade, à Paris (voyez Voltaire d'Argental, 27 février;

— à d'Alembert, i"mars; — au comte de Rochefort, 3 mars;

— à Lejeune Delacroix, 22 mars; — à Marin, 27 mars). On lit dans cette dernière lettre : « J'ai reçu, mon cher monsieur, « ma déclaration imprimée à Paris. J'ai été fâché de voir : n Réponse dhtn avocat à l'écrit intitulé, au lieu de Réponse (( à l'écrit d'un avocat intitulé, etc. Cela fait un contre-sens « assez ridicule; mais il faut touffrircc ridicule auquel on ne « peut remédier. »

L'avocat auquel répond Voltaire est Falconet, auteur des Preuves démonstratives en fait de justice dans l'affaire des héritiers de la dame Véron, contre le comte de Morang-iès, avec les pièces justificatives, au no'm du sieur Liégeard du Jonquay, petit-fils de la dame Véron, docteur ès-lois, pour servir de réponse aux Nouvelles Probabilités de M. de Voltaire. S. 1., 1773, in-8 de 26 pp. (C. V. Beuchot, 008 et 16S2). Voltaire croyait que les Preuves démonstratives en fait de justice avaient été rédigées par Delacroix 2.

Sur les Preuves démonstratives, etc., voyez la note de Beuchot, t. XXIX de l'édition Moland, p. 33. Cf. Grimm, Corres-. pondance littéraire (éd. M. Tourneux), t. X, pp. 18S-1S9; février 1773 et les Mémoires secrets du 8 février 1778.

La Déclaration de M. de Voltaire, etc. . . et la Réponse à l'écrit d'un avocat ont été réimprimées, en 1773, à la suite des Lois de Minos, s. L (Genève), in-8, pp. 369 et 385 (Réponse d'un avocat (sic) à l'écrit intitulé, etc.); — dans le tome X' de VEvangile du jour (ij-j3), pp.!i46 et i5g (Réponse d'un avocat, (sic), etc.); — dans le tome XXVI de l'édition in-4 (1777), PP-

I. II faut lire : Réponse à l'ccril d'un avocat intitule, etc..

■1. Voyez ses lettres à d'Argental (27 fés'rier 177.') ; — à d'Alembert (i" mars); — au comte de Rochefort (3 mars) ; — à Delacroix (22 mars). — Delacroix a signé néanmoins plusieurs écrits, dans l'alTaire Moran.^^ics (voyez le.i nos I (92 et 149;! de la collection Beucliot).

T. U. ig

2jo VOLTAIRE

447 et 489. {Réponse à l'écrit d'un avocat, etc.); — dans le tome XXX de l'édition de Kehl, pp. 402 et 464.

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