DÉCLARATION DE M. DE VOLTAIRE
Cette Déclaration, relative à l'édition des Lois de Minos donnée en 1773, par le libraire Valade (voyez notre t. F=', n» 290), a été imprimée dans le Mercure de mars 1773, pp. iSy-iSS.
Réimpr. dans le tome XLVII de l'édition Beuchot, p. 229 ; — cf. le tome XLIV de l'édition en 95 volumes, p. 263.
1024. Le Philosophe, par M. Dumarsais.
Voyez la division : Ouvrages édités par \'olta[re.
1825. Lettre sur la prétendue comète. Lausanne [Genève), 1773, in-8 de 15 pp. (C. V. Beuchot, 469).
Le faux titre porte : Lettre sur la prétendue comète par M. de Voltaire.
On lit dans les Mémoires secrets du G mai 1773 : « Dans la « dernière assemblée publique de l'académie des sciences (le « 21 avril 1773), M. de Lalande devait lire un mémoire beau- « coup plus curieux que c;ux qui ont été lus ; ce qu'il n'a « pu taire par défaut de temps. 11 roulait sur les comètes qui « peuvent, en s'approchant de la terre, y causer des révolu- « tiens, et surtout sur la plus prochaine, dont on attend le « retour et qui doit reparaître dans dix-huit ans. Mais quoi- « qu'il ait dit qu'elle n'est pas du nombre de cslles qui peu- « vent nuire à la terre, et qu'il ait d'ailleurs observé qu'on ne a saurait fixer l'époque de ces événements, il en a résulté une « inquiétude qui s'est répandue de proche en proche et qui, « accréditée par l'ignorance, a donné lieu à beaucoup de tables a débitées à ce sujet. Les têtes de nos petites-maîtresses se « sont exallées, et l'on a beaucoup de peine à calmer ces ima- « ginations effrayées. Pour rendre la tranquillité aux peureux, « on doit mettre demain dans la Galette de France une ance nonce modérée du Mémoire en question » ».
1. 0 L'annonce » de Lalande parut en effet dans la Ga{eUe de France du 7 mai ; « mais, » dit la Correspondance littéraire de Grimm, « cela ne suffit « pas pour justifier l'astronome de toutes les absurdités qu'on lui avait impu- 11 tces. Il fut obligé de publier le Mémoire même qui avait occasionné tous <i ces bruits populaires; et c'était sans doute le moyen le plus sûr de les dé- « truire. » (Ed. M. Tourneux, t. X, p. 236).
C'est dans ces circonstances que \'oUaire écrivit sa Lettre sur la prétendue comète. Cette Lettre parut, sans nom d'auteur, dans le Journal encyclopédique du i='' juin 1773 1. « Le nom ■ de l'auteur est, dit Beuchot, au faux titre d'une édition sé- « parée en 20 pages in-8 » (t. XXIX de l'édition Moland, p. 47) : il faut lire : en i5 pages.
Sur \3. prétendue comète de 1773, voyez Voltaire à d'AIembert 20 mai et au chevalier Hamilton, 17 juin. Le 5 décembre 1773, Voltaire mande à Condorcet qu'il a cherche « dans ses paperasses, » sans la trouver « la mauvaise plaisanterie sur les comètes » .
Réimpr. dans le tome XllI des Nouveaux Mélanges (1774), p. 323. Cf. les tomes XXXVII de l'édition encadrée, p. 404 ; — XXVIII de rédition in-4 (1777), p. 547 : — XLIX de l'édition de Kchl, p. 277.
1826. Précis du procès de M. le comte de Moran- GiÈs contre la famille Verron. s. l. n. d. (1773), in-8 de 30 pp. (C. V. Beuchot, 69).
Le 28 mai 1773, le comte de Morangiès avait été condamné, " et par corps, à payer deux cent quatre vingt-dix-neuf mille « livres aux Dujonquay et Verron; condamné de plus à vingt (i mille livres de dommages et intérêts envers eux, et à dix « mille livres d'amende envers le roi, et admonesté par la (; cour; les miémoires du comte supprimés et la sentence afli- « chée. » {Correspondance littéraire de Grimm, éd. M. Tourneux, t. X, p. 239). En attendant l'arrêt du parlement (qui fut rendu, en faveur du comte de Morangiès, le 3 septembre 1773), Voltaire écrivit ]e Précis du procès de M. le comte de Morangiès, etc..
Il est question de ce Précis dans les lettres de Voltaire à Marin des 28 juillet et 6 auguste; — à M"» du DelTand, du 3o juillet; — à Richelieu, de S7 et i3 auguste; — à Marmontel, du ... auguste; (lettre 8go5 de l'édition Moland) : «Je pense « qu'il faudrait imprimer sans délai ma Morangeade telle que « je vous l'envoie, » lit-on dans le post-scriptum de cette dernière l-jttre, « en attendant la Lalliade (les Fragments sur V Inde; voyez le n" 1828) « qui est annoncée dès la première « ligne du procès Morangiès ». — Ce passage semblerait prou-
I. On lit dans la Correspondance littéraire de Grimm (ûd. M. Tourneux, t. X, p. z3^) : « Comme elle (la Lettre sur la prétendue comète) est impri- « mée dans plusieurs journaux, nous ne la rapporterons point ici. »
ver que, contrairement à l'opinion de Beuchot, le Précis du procès de M. le comte de Morangiès est antérieur à la publication de la première partie des Fragments sur l'Inde. Nous croyons toutefois que ces deux écrits ont paru en même temps, le Précis à la suite des Fragments (s. l. (Genève) in-8 de VIII et 184 pages), et qu'il s'agit dans le post-scriptum de la lettre à Marmontel, de la réimpression en 3o pp., que nous avons citée plus haut.
Cette réimpression ne renferme pas le premier alinéa du Précis : « Plusieurs personnes qui cherchent le vrai en tout « genre, etc. ». Elle dut paraître dans la seconde moitié d'août, (voyez les Mémoires secrets du 26 août 1773. Additions, tome XXiV, p. 291).
Réimpr. en 1774, dans le tome XIII des Nouveaux Mélanges pp. 122 (i23)-i4o; cf. le \.omQ "^l dQ Y Evangile du jour {l'jjj^), p. 119; — les Fragments sur VInde, etc.. édition de Londres (voyez le n» 1828; p. 317; — le tome XXVI de l'édition in-4 (1777), p. 443; — le tome XXX de l'édition de Kehl, p. 385 '.
NOBLESSE DU GÉVAUDAN QUI ONT ÉCRIT EN FAVEUR DE M. LE COMTE DE MORANGlÈS. S. /. 11. d. {GeilèPC,
10 auguste 1773), in-8 de 14 pp. — Seconde lettre DE M. de Voltaire a MM. de la noblesse du Gé-