VAUDAN SUR LE PROCÈS DE M. LE COMTE DE MORAN
GiÈs. S. L n. d. {Genève, 16 auguste 1773), in-B de 16 pp. — Troisième lettre de M. de Voltaire a MM. de la noblesse du Gév.audan. S. /. n. d. {Genève, 26 auguste 1773), in-8 de 12 pp. — Quatrième lettre de m. de Voltaire a MM. de la noblesse DU GÉVAUDAN. S. L n. d. {Genève,^ septembre 1773), ln-8 de 4 pp. (C. V. Beuchot, 409, 410 et 69).
Il est question des deux premières Lettres à MM. de la noblesse du Gévaudan, dans une lettre de Voltaire à Saint-Lam-
I . Ccjchot, daas une note de la paj;c 53 du tome XXIX de l'édiiiou INIolaud, parle d'une réimpression des Fragments sur l'Inde qui contient le Frécis. Ainsi qu'il a été dit plus haut, nous avons tout lieu de croire que l'édiiiou princcps des Fragments est celle qui est suivie du Précis, et que ce dernier écrit paraissait pour la première fois dans celte édition.
BIRLIOGR APHTE DR S F S ŒUVRES 293
bert, du i" septembre lyyj.Cf. les Mémoires secrets dss 26, 28 août et 8 septembre 1773. {Additions, t. XXW, pp. 291-292, et 295) ', et Voltaire à d'Argental, 14 septembre. La Quatrième lettre avait paru le 14 septembre (voyez les Mémoires secrets du 14 septembre 1773 {Additions, t. XXIV, p. 3ooj et Voltaire à Marin, 22 septembre).
Les deux premières Lettres ont été réimprimées, en 1774, dans le tome XIII des Nouveaux Mélanges, pp. 3oi et 3i i. Les quatre Lettres se trouvent dans le volume intitulé : Fragvieuts sur l'Inde, sur le général Lalli, sur le procès du comte de Morangiès et sur plusieurs autres sujets, Londres, 1774, in-8 de VIII et 400 pp. (voy. le n» 1828)2. Cf. le tome XXVI de l'édition in-4 (1777), pp. 494-5i8 et le tome XXX de l'édition de Kehl, pp. 470-409.
1828. Fragments sur l'Inde, sur le général Lalli et
SUR LE COMTE DE MORANGIÈS. S. L. (GeNÈVe), I773,
in-8 de viii et 184 pp. (Bibl. N'% Lk*", 6 et C. V. Beuchot, 306). — s. L., 1773, in-8 de viii et 184 pp. (Bibl. N'% Lk'o, 6 A. — Les fautes signalées dans l'E";ratci de l'édition de Genève ont été corrigées dans cette édition s. /., qui a cependant un Erratum pour la ligne II de la page 78), — Fragments sur l'Inde et sur le général Lalli. s. l. (Lausanne?) 1773, in-8 de 2 ff. et 162 pp. (C. V. Beuchot, 305). — Fragments sur l'Inde, sur l'histoire générale et sur la France , in-8 de 264 pp., i f, non cliiff. pour Y Errata, plus les faux titre et titre (C. V. Beuchot, 308). — Fragments sur l'Inde, sur le général Lalli, SUR le procès du comte de Morangiès et sur plusieurs autres sujets. Londres, 1774, in-8 de vin et 400 pp. (C. V. Beuchot, 307). — Fragments sur
T . Le s septembre ly/S, les Mémoires secrets font mentioi: Je la troisième lettre.
2. Dans ce volume on a réimprimé aussi le Procès de AL le comte de Morangiès, etc. (p. 317); — la Déclaration de M. de Voltaire sjtr le procès, etc. (p. 336); enfin le Fragment sur la justice à l'occasion du procès de M. le comte de Morangiès contre les Jonquay. (Voy. le n» 1S29.)
l'Inde.... Lausanne, Pott. 1779, '^^'^ (Kayser, Index locupleiissimiis, elc, t. VI (1836), p. 107J.
Lally avait été exécuté le g mai 17C6. Le 17 mai, Voltaire écrivait au duc de Richelieu : m Je n'ai encore vu aucun mé- « moire pour et contre ce pauî're Lally, Je le connaissais pour >( un Irlandais un peu absurde, très violent et assez intéressé; « mais je serais extrêmement étonné s'il avait été un traître, « comme on le lui reproche. Je suis persuadé qu'il ne s'est « jamais cru coupable; s'il l'avait été, serait-il revenu en « France? 11 y a des destinées bien singulières... ». Ct. Voltaire à Chabanon, 29 mai ; — à d'Alembcrt 1 3 juin ; — d'Alembert à Voltaire, 26 juin, etc.. '. En outre, les Mémoires secrets du II août 1766 attribuaient à Voltaire une Le^/re 5ur /e/i/,^^ment de M. de Lally, et, dès cette époque, lui prêtaient l'intention de faire réhabiliter Lally, comme les Calas.
En 1768, Voltaire consacra un chapitre de son Précis du Siècle de LouislXV aux malheurs des Français « dans les « quatre parties du monde et au supplice du général Lally » . (voyez notre t. \'^, n">^ iigi et i232); ^ et au commencement de 1769 (le 23 janvier), il mandait à M. Gaillard : « Vous avez « donc connu Lally ? Non seulement je l'ai connu, mais j'ai « travaillé avec lui chez M. d'Argenson, lorsqu'il voulait faire vt sur les côtes d'Angleterre une descente que cet Irlandais pro- « posa, et qui manqua très heureusement pour nous... C'est le (( seul hommejà qui on ait coupé la tête pour avoir été brutal. « Il se promène probablement dans les Champs Elysées avec « les ombres de Langlade, de la femme Sirven, de Calas, de « la maréchale d'Ancre, du maréchal de Marillac, de Vanini, « d'Urbain Grandier... On dit que le chevalier La Barre est « dans cette troupe. » On a, de Voltaire, une lettre au chevalier de Lally — Tolendal (fils de Lally), en date du 28 avril 1773; le patriarche lui promet de s'associer à ses efforts, pour obtenir la révision du procès de son père : • Pour moi, lui • dit ^'oltai^e, je m'offre à être votre secrétaire, malgré mon
1. On lit dans cette lettre de d'Alembert du 26 juin : « Je crois bien que ce « Lally était un homme odieux, un méchant homme, si vous voulez, qui mé- « ritait d'être tué par tout le monde, excepté par le bourreau. » C'est donc à tort que cette phrase « restée célèbre » a été attribuée à Voltaire par W. G- Avenel (voj'ez son Avertissement, t. V de l'édition du Sjèc/e, p. 254).
2. En 1770, il pirut une Lettre des Indes à l'auteur du Siècle de Louis XIV (par de Laflotte), Amsterdam et Paris, Mérigot le jeune, in-8 de 16 pp. L'auteur y reproche à Voltaire la manière dont il avait parlé de l'affaire de Lally (voyez la Correspondance littéraire, etc^ de Grimm, éd. M. Tourneux^ t. VIII, p. 5o6, et t. IX, p. 63).
« àj;e d-z quatre-vingts ans, et malgré les suites très doulou- « reuses d'une maladie qui m'a mis au bord du tombeau. Ce a sera une consolation pour moi que mon dernier travail soit « pour la défense de la vérité! ». — Voyez Voltaire au même, 24 mai; et à d'Argental, 5 juin. A cette dernière date, Voltaire s'occupe déjà des Fragments sur l'Inde. « Il s'agit de faire, « écrit-il à Marin, le 11 juin, un ouvrage attachant, une his- .1 toire qui ait l'air simple et qui touche le cœur; point de (( partialité; mais beaucoup de vérité. On est perdu pour peu (( que l'ouvrage ait la moindre ressemblance avec un tactum « d'avocat. Une pareille histoire d'ailleurs, doit être courte, « quoique pleine; elle doit avoir, comme une tragédie, expose sition, nœud et dénouement, avec épisode agréable ». Cf. Voltaire au même, 26 juin. Le 28 juin, l'ouvrage est annoncé à d'Argental : « Je le crois curieux, lui mande Voltaire, intéres- « sant, hardi et sage, surtout très vrai dans tous ses points : (c vous en jugerez ». Voyez aussi Voltaire à Marin, 2^. et 28 juillet; — à M"" du DetTand, 3o juillet et 10 septembre; — à Condorcet, 4 auguste; — à Marin, 6 auguste; — M'^^ du Dcffand à Voltaire, 6 août; — Voltaire à Marmontel, 9 auguste; — à Saint-Lambert, i" septembre ; — à M"» de Saint-Julien, 9 septembre; etc., etc., etc.
Voltaire parle encore des Frai^nients sur rin.ie, dans si lettre à M. Pasquier, du 20 septem.bre 1776 : sur cette lettre, voyez la note de Beuchot, t. L de l'édition Moland, p. 91.
Selon Beuchot, l'édition princeps des Fragments sur VInde forme une brochure de IV et 162 pages, qui a pour titre : Fragments sur l'Inde et sur le général Lally. Nous croyons que cette édition en 162 pp, n'est qu'une réimpression de l'édition en 184 pp.; celle-ci sort, en effet, des presses de Cramer, tandis que l'autre a dû être im.primée à Lausanne (voyez Voltaire à Marin, 22 septembre 177''').
L'édition en 1S4 pp. contient les vingt premiers chapitres des Fragments sur l'Inde (pp. i à 162), et le Précis du procès de M. le comte de Alorangics, etc. (voy. le n» 1826) pp. iô3 à 184).
Dans l'édition que nous croyons de Lausanne on a corrigé les fautes que signale VErrata de la page VIII de l'édition de Genève; en outre l'édition de Lausanne n'a pas le Précis du procès de M. le comte de Morangiès.
Le titre de départ de la page i porte : Fra':;menis sur quelques révolutions dajis l'Inde et sur la mort du comte de Lalli, avec cette épigraphe (sous l'intitulé de l'Article premier) :
Irnpiger extremos curris, mercator, ad Indos, Per mare, pauperiem fugiens, per saxa, per igncs. HoR., Epist. lit. i.
2ç,6 VOLTAIRE
Cependant Voltaire se disposait à donner une suite aux Fragments sur Vlnde (voyez sa lettre au chevalier de Lisle, du i3 octobre lyyS). Les nouveaux Fragments sur Vlnde, sur l'histoire générale et sur la France (in-8 de 264 pp., i f. non chift. plus les faux titre et titre) 1, durent paraître en janvier 1774 (voyez les Mémoires secrets du 16 janvier 1774 *. Cf. Voltaire à d'Argental, 3i janvier; — d'Alembert à Voltaire, 26 février; — Voltaire au chevalier de Lisle, 27 mars 1774). Ces nouveaux Fragments forment seize articles (pp. i à 98 de l'édition princeps et pp. i63-2ii du tome XXIX de l'éditioa Moland).
Les XXXVI chapitres dont se composent les deux parties des Fragments sur l'Inde ont été réimprimés en 1774, dans le tome XIII" des Nouveaux Mélanges, etc., pp. i à i23 (122) et pp. 141 à 2ig, Cf. le tome XI' de l'Evangile du jour (1774), pp. I à 118 (les XX premiers chapitres seulement): — les tomes XX de l'édition in-4 (1774), pp. 459-557, et XXV'I de l'édition de Kehl, pp. 343-534.
Les notes des Fragments sur Vlnde ne sont pas toutes de la même époque; le texte lui-même a subi, dans les différentes éditions données par Voltaire, quelques légers remaniements (voyez le tome XXIX« de l'édition Moland, pp. 99, loS, i53
On sait que le 26 mai 1778, l'arrêt du parlement qui avait condamné Lally à la peine de mort fut cassé par le conseil du Roi, et que Voltaire agonisant écrivit au comte de Lally : « Le « mourant ressuscite en apprenant cette grande nouvelle : il « embrasse bien tendrement M. de Lally ; il voit que le roi est « le défenseur de la justice, il mourra content ». C'est la dernière lettre qu'ait dictée Voltaire; elle est du 26 mai, et il mourait le 3o mai 1778 ^.
1. L'exemplaire de la collection Beuchot est incomplet. Il n'a ni faux titre ni titre; le titre de départ porte : Fragments sur llnde. Nous empruntons le titre que nous donnons ci-dessus à Beuchot, (t. XXIX ds l'édition Moland, p. 86) et aux Mémoires secrets du 16 janvier 1774.
2. Sur la première partie des Fragments sur l'Inde, voj'ez les Mémoires secrets des i3 septembre 1773 [Additions, t. XXIV, p. jooJ; 17 et 20 septembre 1773. Cf. Grimm, Correspondance littéraire, etc., éd. M. Tourneiix, t. X, pp. 3o8-3o9; novembre 1773.
3. Voyez La Harpe, Correspondance littéraire, Paris, Verdière, 1820, t. II, (Xle des Œuvres) pp. 46-47. — Le conseil du roi renvoya l'afFaire devant le Parlement de Rouen qui, le 23 août 1783, prononça de nouveau la culpabilité de Lally. < Cet arrêt, dit M. A. de Lacaze, fut infirmé et le Farle- « ment de Dijon eut encore à instruire sur la cause; il maintint le jugement
BIBLIOGRAPIHE DESESŒUVRES 297
Sur le Fragment sur l'histoire générale, voyez le n° i83i.
182g. Fragment sur la justice a l'occasion du procès DE M. LE COMTE DE MORANGIÈS CONTRE LES
Jonquay.
Ce Fragment, le onzième et le dernier des écrits de Voltaire en faveur du comte de Morangiès, parut pour la première fois dans le volume intitulé : Fragments sur l'Inde, sur l'histoit e générale et sur la France, p. gg (voy. le n» précédent). — Nous avons dit que la seconde partie des Fragments sur Vlnde, etc. est de la fin de lyyS, ou du commencement de 1774; par conséquent le Fragment sur la justice est postérieur à l'arrêt du parlement du 3 septembre 1773.
Réimpr. dans le tome XIII des Nouveaux Mélanges (1774), p. 220, avec cet Avis de l'éditeur : a Ayant annoncé à la tcie « de ces Fragments (sur l'Inde), le procès de AI. le comte de « Morangiès, qui devait suivre celui du général Lally, nous « tenons notre parole. Voici ce fragment que nous avons re- « couvre;» — dans le tome XX de l'édition in-4 (1774), p. 558; — dans les Fragments sur l'Inde, etc., édition de Londres, p. 3o8 '(voy. le n" précédent); — dans le tome XXX de Tédition de Kehl, p. 377.
1830. Fragment sur le procès criminel de Montbailli, ROUÉ et brûlé vif A Saint-Omer, en 1770, POUR un prétendu parricide, et de sa femme condamnée A être brûlée vive, tous deux reconnus innocents.
Le Fragment sur le procès criminel de Montbailli, etc.. (voy, la Méprise d'Arras, n" 1806 du présent volume), fut imprimé pour la première fois (comme le Fragment sur la justice), dans levolume intitulé : Fragments sur l'Inde, sur l'Histoire générale et sur la France, p. 1 1 1 .
Réimpr. dans le tome XX de l'édition in-4, ('774)> P- 562 î dans les Fragments sur l'Inde, etc., éd. de Londres (voyez le n» 1828), p. 3oi ; — dans le tome XXX de l'édition de Kehl, p. 371.
« primitif, et ce ne fut qu'après douze ans d'efforts que le fils de Lally obtint (I la réhabilitation de la mémoire de sou père. » [Nouvelle biographie générale, t. XXIX, p. 22.)
183 1. Fragment sur l'histoire générale.
l^e. Fragment sur l'Histoire générale parut, pour la prcnière fois, à latin de 1773 ou au commencement de 1774, dans le volume intitulé : Fragments sur Vlnde, sur l'histoire générale et sur la France, pp. 119 et suivantes (voyez le n" 1828).
Ce Fragment était formé des seize articles suivants :
I. Qii'il faut se déjier de presque tous les monuments anciens, p. 1:9.