OPPOSÉES AUX IDÉES SURNATURELLES. LONDRES, I
in-8.
\'03-ez la division : Ouvrages annotés par Voltairf.
1882. Plan.
Nous avons dit, dans notre premier volume, p. 428, que lorsque l'Académie française décida, en 1760, de faire imprimer une quatrième édition de son Dictionnaire (cette édition parut en 1762), Voltaire se chargea de la lettre T. (Voyez Voltaire à Duclos, 22 octobre et 19 novembre 1700).
En 1778, lors de son retour à Paris, il rédigea un Plan pour un dictionnaire, qui pût « tenir lieu d'une grammaire, d'une rhétorique, d'une poétique française»; chaque académicien devait se charger d'une lettre.
Wagnière nous apprend que Voltaire tomba malade, précisément le jour « que l'Académie avait fixé pour l'adoption du projet de refondre son Dictionnaire. » {Mémoires sur Voltaire, t. II, p. 539).
C'est ce Pla)i que Beuchot a imprimé dans le tome L de l'édition Lefévre, p. 582; il Tavait copié lui-même sur l'original écrit tout entier de la main de Voltaire (voyez le t. XXXI de l'édition Moland, p. 161).
Une autre version de ce Plan se trouve : dans les Pensées, Remarques et Observations de Voltaire (voyez le n» 1878) ; dans les Mémoires sur Voltaire, t. II, pp. 539-540 (Wagnière dit qu'il a copié exactement ce projet, sur la minute écrite de la main de Voltaire); dans le tome XXXI de l'édition Moland, pp. 1G1-1G2.
1883. Le système vraisemblable,
Beuchot a publié cet écrit dans le tome L de l'édition I.efcvre, p. 584, d'après un manuscrit de la main de Wagnière, qui lui avait été communiqué par Dccroix.
« L'auteur, dit Beuchot, avait d'abord intitulé son ouvrage : « le système à mon tour. Mais sur l'original, les mots à mon « tour sont effacés, et on lit au-dessus, de la main de Voltaire: « vraisemblable. Quelques autres mots sont aussi corrigés de « la même main. » Avril 1834. Cf. le tome XXXI de l'édition Moland, p. i63.
1884. Lettre de M. Hude , échevin d'Amsterdam, ÉCRITE EN 1620 (Fragment).
Ce Fragment a été publié pour la première fois par Beuchot (t. L de l'édition Lefèvre, p. 5g3), sur une copie écrite de la main de Wagnière : cinq mots étaient en interligne, et de la main de Voltaire (voyez le tome XXXI de l'édition Moland, p. 169).
Voltaire parle, dans son Catalogue de la ylupart des écrivains français qui ont paru dans le siècle de Louis XIV, etc., d'un bourgmestre de Middelbourg, nommé Hudde, qui alla en Chine vers l'an 1700, et qui, après être parvenu au grade de mandarin, parcourut toutes les provinces du Céleste Empire et revint en Europe « avec un recueil de trente années d'ob- « servations. » Ce recueil fut perdu dans un naufrage. H ne faut pas confondre ce personnage avec Jean Hudde, né à Amsterdam en i633, mort dans la même ville le 16 avril 1704. Jean Hudde fut trésorier, échevin et bourgmestre d'Amsterdam de 1668 à 1693. Il était lié avec Leibnitz, et a laissé d'importants travaux sur les équations et les tangentes (voyez la Nouvelle biographie générale, t. XXV, pp. 368- 3Qg). — Jean Hudde étant né en iG33, Voltaire a commis un anachronisme, en datant de 1620 le morceau composé sous le nom de ce savant.