CURÉ
D'Etrepignv, village de la Champagne DÉcÉuÉ EN MDCCXXXIII
Agé de bi ans
A SA MORT IL rétracta
Ce qu'il prêchait pendant sa vie
et
N'eut pas besoin de croire en Dieu
Pour être honnête homme.
2, Saiil et David, tragédie d'aprùs l'anglais intitulé : Ihe man aftcr
« 2" Testament de Jean Meslier'; on a également fait mente lion de ce manuscrit très précieux de la part d'un prêtre « de bonnes mœurs et fort instruit.
« 3" Catéchisme de Vhonnête ho)nme^; c'est un extrait du livre « de J.-J. Rousseau sur l'éducation.
(( 4" Seivnons [sic] des Cinquante^; cette dissertation qu'on « a attribuéed'abord à M. du Marsais, le grammairien, ensuite « au médecin La Mettrie, se donne ici comme sortie des mains tt d'un prince très instruit.
« 5» Examen de la relif^ion dont on cherche réclaircisse- « vient de bonne foi ^; celui ci est assez généralement réputé de « M. de Saint-Evremond. On ne peut regarder que comme « très redoutable un recueil d'autorités et de raisonnements « aussi forts contre la religion. »
Les différents exemplaires que nous avons vus de la brochure publiée en 1764 sont tous intitulés : UEvangile de la raison. Toutefois les deux autres titres rapportés par les Mémoires secrets ont figuré, à l'origine, sur les frontispices du recueil : Voltaire, en effet, cite le premier de ces titres (Collection complète des œuvres de M. de V*'*) dans sa lettre à Pierre Rousseau, du 20 décembre 1764; cf. Voltaire à Damilavilie, 3i décembre; — et d'autre part, Vhidex librorwn prohibitorum nous apprend que l'Evangile de la raison a été condamné sous le second de ces ùtres(Oin»-ages philosophiques pour servir de preuves à la religion df l'auteur), le S juillet 1765 (voyez i.atalogue des ouvrages mis a l'index, Paris, 1825, in-8, p. 245. Cf. Barbier, Dict. des ouvi âges anonymes, éd. Daffis, III, 756).
Voltaire a été, croyons-nous, l'éditeur de VEvangile de la raison. Dès la fin de décembre 1763, il écrivait à Damilaville : « Quand trouvera-t-on une bonne àme qui donne une jolie V. édition du Meslier, du Sermon {des Cinquante), et du Caté- « chisme de l'honnête homme? Ne pourrait-on pas en faire « tenir, sans se compromettre, au bon iVlerlin? » (6 décembre). Et tandis que le recueil s'imprimait (au mois d'août 1764), il mandait au même Damilaville : « Vous souvenez-vous du petit
God's onni heart. Imprimé clic^ Robert Freeman, in Pater Nostcr Row, 1760, iii-b) de 43 pp. — Cette édition est diliërente de l'édition en 43 pp que nous citons dans notre tome I", page bj.