I..I. GROPP, F. C. BoUTHENOT . GûGUEL
Jeanmaire.
(Archives Nationales).
(29 avril 1770) Voltaire à Rosé.
■19 auguste 1770 à Ferney.
J'ai attendu que l'échéance de vos lettres fui prochaine
genl à quatre pour cent, pouvanl le prêter à cinq suivant les lois. Notre contrat porte que je serai payé dans ma maison sans aucuns frais. Je vous enverrai la note des frais signée de mon banquier el je vous prierai de me le rembourser. Vous me terez plaisir de m'envoyer les lettres de change le plu» loi possible.
J'ai l'honneur d'être, Monsieur . votre très humble et
très obéissant serviteur,
l« avril 1771 à Ferney.
Signée). I Irchives Calmai |
9 avril 1771;
Rosé à Voltaire.
Extrait d'une lettre où il lui explique qu'il préfère lui envoyer des
etfets plutôt que de 1 or, sous prétexte a que le Post-Ami de Bâle répond
de l'envoi . en cas d'infidélité mi ili négligence de ses propres gens.
mais qu'il ni h répond pas en cas de vol ou d'autres incidents sttpé-
.. ïu'in s ii ses soins
Eu réalité, il esl probable que c'est par ordre supérieurque
Rosé envoyai! des effets au lieu d'argent, |i;iss;mt ainsi à \<>l-
Ih ii I- de» risques de protêts el de refus.
i Archives nationales I.
21 avril 1771 .leaniualre à Rosé.
Lui ordonne de vendre tout ou partie de la réserve de froment au
agistrat de Colmar pour payer M. de Voltaire, aux meilleures con-
« ditions dont vous pourrez convenir, el suivant <|uc votre prudence n vous le dictera pour les intérêts de S. A. S. »
{Archix i - Sationales).
(26 avril 1771) Voltaire à Rosé.
Si vous avez dos lettres de change. Monsieur, je vous
prie de me les envoyer ; je vous serai très obligé; j'en ai mu très grand besoin. Je suis sûr que vous ferez plaisir à Sou Altesse sérénissime en me payanl avec la même régularité que vous avez eue jusqu'il présent. Je ne puis me passer de votre secours. J'ai l'honneur d'être, Monsieur» voire très humble el très obéissant serviteur,
26 avril 1771 à Ferney.
i Signée i.l rchives Colmar).
(8 Octobre 1771 Voltaire à Rosé.
A Ferney, 8 octobre 177 1 .
Je vous envoie, Monsieur, mon reçu el s'il y a quelque lettre de change qui me soil renvoyée, je vous la ferai remettre.
Je ne sais plus si c'esl vous ou M. Meiner qui m'avez mandé que vous me tiendriez compte des frais et que vous \ êtes autorisé par Messieurs de la régence de Montbéliard. J'envoie à celle régence la noie île mon banquier de Genève M. Bontems par laquelle les frais sur vos lettres de change se montenl depuis le mois de mars à .'i(ii! I. Kis, J'ai l'honneur d'être, Monsieur, voire très humble el 1res obéissant serviteur.
(Signée), i irchives Colmar).
1 13 Septembre 1772i Voltaire à Rosé.
Je n'ai pu, Monsieur, vous envoyer plus toi mes quittances, premièrement parée qu'on in) a point encore payé vos lettres île change; secondement parce que je n'ai
— ss —
reçu votre groupe qu'aujourd'hui. Je vous souhaite une meilleure santé que la mienne. J'ai l'honneur d'être, Monsieur, votre très humble el très Obéissant serviteur.
13 auguste 1772 à Ferney.
[Signée). [Archives Calmar),
( 17 octobre 1772) Voltaire A Jean m a ire
A Ferney 17' 8bre 1772.
Vous ignorez, Monsieur, que j'ai établi à Ferney une colonie et des manufactures qui me ruinent. Loin de pouvoir vous prêter de l'argent je suis obligé d'en emprunter. Mon empressemenl à servir Mg1 le duc de Virtemberg, me fera tenter toutes les voies possibles de lui trouver de l'argent à Genève; je ne sais si je pourrai y réussir; je ne réponds que de ma bonne volonté. En attendant je vous prie de recommander au S' Rosé de me païer mon quartier. Il esi juste que vous lassiez quelque chose pour moi tandis que je travaille pour vous.
J'ai l'honneur d'être, Monsieur . votre très humble et très obéissant serviteur.
A Monsieur Jeanmaire, Trésorier de la Régence, etc. a Montbelliard.
{Signée), {Lettre appartenant au l>' liourdin de Besançon).
(27 Octobre 1772) Voltaire a Rosé.
A Ferney 27 octobre 1772.
Je compte. Monsieur, sur la bienveillance que vous m'avez toujours témoignée. Je vous prie de (ne) me pas oublier pour le quartier celui au dernier septembre. Vous
avez peut-être cru que j'entamais une nouvelle négociation avec la régence de Montbelliard : mais je n'ai pas été assez heureux pour lui rendre le service qu'elle demandait : ainsi rien ne doit vous empêcher de me continuer votre bonne volonté. Je vous prie d'en instruire M. Jeanmaire, qui connaît toute l'étendue de nies droits. J'ai l'honneur d'être, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur.
Signée i Irc/ti res Colma
9 Décembre 1"^
Voltaire à Rosé.
\ Feniev. !» décembre 1772.
Voici bientôt le temps, Monsieur, ou vous me devrez vingt-six mille quatre cent livres, sauf erreur. Je vous prie déconsidérer que je n'ai pour vivre que l'argent que j'ai prêté à quatre pour cent a Monseigneur le duc deVirtemberg, tandis que le taux du royaume était à cinq pour cent. Je me recommande à vos attentions, et je vous prie de me dire quand vous pourrez avoir pitié de mon boucher, démon boulanger, de mon tailleur. île mon maçon, de mon menuisier, etc. J'ai l'honneur d'être parfaitement, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur.
(Signée). archives Colmar)
(25 décembre 17"-' VoKalre au Conseil de Montbéliard.
A Ferney, 25 Xbrc 1772.
J'ai frappe aux portes de tous les homme- les plus opulents de Genève, et j'en ai instruit Monsieur Jeanmaire. —
J'ai écrit à M1 De La Borde, ancien banquier • 1 1 1 roi de France. Je me suis offert pour caution. Voicy la réponse du banquier du Roi du 18 X,M''\
« Je regrette, Monsieur, le temps où jamais pu avancer « a la Régence de Montbelliard les cinquante mille écus » que vous désirez pour elle; et que j'aurais eu infinici ment de plaisir à lui prêter par le seul intérêl que vous » y prenez; mais la révolution des rescriptions m'a oie (i les inoïens de l'aire des avances, ei d'acquitter moi-même « ce que je dois, sans vendre des effets précieux, etc. » — Je vous rends ce compte Adèle, Messieurs, de tous les soins que j'ai pris pour nous l'aire plaisir. Je ne doute pas que vous ne m'aie/, pris des mesures plus sûres, el que vous n'aie/, trouvé de l'argent à Bâle pour moi qui suis dans un étal beaucoup plus triste que M' De la Borde le banquier du Roi : je vous prie d'y avoir un peu d'égard. Je ne vis que sur l'argenl que j'ai place sur voire caisse; ci ce n'est que sur cet argent que j'ai offert votre caution. Nous savez que quand je \ous ai prèle mon argent je vous l'ai prèle a quatre pour cent, lorsque j'avais le droit d'en exiger cinq, el que vous en auriez paie plus de six à Genève-. Je n'ai eu d'autre objet que de servir Mg1 le Duc de Wirtemberg. J'ai toul lieu de me flatter que vous ordonnez au S' Boze de me païer ce qu'il me doil. Je compte sur votre justice.
J'ai l'honneur d'être avec les sentiments qui vous sont dus, .Messieurs.
Votre très humble el très obéissant serviteur, Voltaire.
{Signée). [Collection /fusse/;.
(2!) décembre 1772) Voltaire à Rosé.
A Kerney 2'.i décembre 1772.
Dans ma détresse, Monsieur, qui est très grande, je
compte entièrement sur von-. Messieurs de la régence de Montbelliard savent très bien qu'ils n'ont nul droit de prendre chez vous l'argent qui m'est réservé par mon accord avec Monseigneur le duc de Virtemberg, à qui j'ai prêté mou argent à quatre pour cent, tandis que le taux esta cinq pour cent par toute l'Allemagne el pur toute la France. Je vous prie instamment de ne pas oublier mon droit et la nécessité où je suis. Je suis de tout mon cœur. Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur.
Signée). i Irchices Colmat i.
(13 janvier 17":i Le Conseil au Dnc.
Montbéliard, 13 janvier 1773.
V. A. S. Huns ayant autorisés par son gracieux rescrit du 19 sept, dernier, à faire un emprunt en faveur de la recette de ce païs. d'une somme de 140 ni. ii 150 m. L pour satisfaire aux charges pressantes de ladite recette, à chargé de faire le remboursement de cette somme dans le délai de 0 année;;. — nous nous sommes pour cel eflet adresses tle tous cotés, principalement en Suisse.
— on n'a trouvé que chez Voltaire....
Après une correspondance assez ample, uii il nous a d'abord assurés qu'il u avait aucun argent, etc..
— Dune, puisqu'il s'agissait d homologuer le titre du Parlement de de Besançon, ce qui nous paraissait contraire à l'honneur de V. A. S... el cpi il s'agissait d'un intérêt à 6 11 pour cent... nous lui répondions qu'il u était guh'f possible de consentir à la l1 condition, et que nous trouvions le> intérêts exhorbitants...
(Voltaire répond (lettre du 1\ novembre 177^1, inconnue'.' qu'il écrivit à Pari-, et qu'il croit pouvoir y trouver de l'argent à de meilleures conditions.)
Le 25 décembre (V. lettre llîi il nous marque que, s étant adressé à M de La Borde à Paris, ci-devant trésorier de France, il n'avait pu réussir, suivant qu'il plaira à V. A. S. de le voir par le contenu de sa lettre, etc.
Signé de loni le i louseil.
( Dans ces circonstances, on proposé d'envoyer le conseiller leanraaire à Bàle, Berne el Genève.
D'Uxhull, De Goll, I>i Sponeck, Bouthenot, Jeanmaire, Goguel (l'ainé) , Rossel, Beurmer, Goglel (le jeune . Gropp Mis.
i i i 1 luiïs yationales).
Non:. - Cel emprunt lui proposéellective ni. | r 150 m. L.
à des banquiers suisses, sur hypothèques de la Seigneurie de Franquemont, et du Comté d'Horbourg el Seigneurie d'Aymé : ;i .'i ", o d'Intérêt, plus i> ° .. une fois pour toutes sous forme de gratification.
— Jeanmaire dépensa, pour son voyage, en toul 1289 |. |n §.
~ui\^ii]i note que le Conseil enregistra le 2(j février ITT-'i. Une
réussit pas.
I irchivei Nationales).
l.'i j ;i 1 1 \ ier i "":{ Voltaire à Rosé.
la janvier 1 773 ;i Ferney.
Je vous envoie, Monsieur, mon reçu du groupe, el je vous en remercie. Je n'ai reçu aulle aouvelle ni de .M. Jeanmaire, ni de la chambre de Montbéliard; m;ii> soyez très persuadé que s'ils prennent encore une fois chez vous l'argenl qui m'appartient el que vous avez à moi en dépôt, je serai obligé de lr> faire assigner au Parlemenl de Besançon. Je me flatte que vous préviendrez un événement si désagréable el que vous les empêcherez de s'y exposer. .l 'ai l'honneur d'être bien sincèrement, .Monsieur, votre 1res humble el très obéissant serviteur,
[Sigiu « [Archive* Calmar),
(23 mars 1773)
Contrat du Conseil.
Hypothéquant en faveur de Voltaire, les comtes d'Horbourg et <lr
Riquewihr, à la requête de Louis Dupont, avocal de Voltaire à Colmar.
Ce contrat fui envoyé au prince le 26 mars, par le Conseil. Il revient
signé le 13 avril, el le Conseil l'envoie ;ï Voltaire le même jour.
Irchives Nationales).
i i mai 1773) Voltaire à Kosé.
'i mai I77.'{ à Ferney.
Je compte aujourd'hui entièrement sur vous, .Monsieur: vous êtes chargé de me payer dix mille francs par quartier pendanl deux ans, le premier quartier échu au dernier jour du nioi> d'avril passe nu au premier mai où nous sommes, sans préjudice de ce qui m'esl dû d'ailleurs pour mes précédentes conventions avec Son Altesse sérénissime Monseigneur le duc de Virtemberg. Il esl dit que je serai payé chez moi en louis d'or, sans aucun Irais ainsi (|ue j'en ai usé avec M Jeanmaire, fondé de procuration de Monseigeur le duc. Je suppose que dorénavant vous n'aurez à payer que moi sur le revenu de la terre que vous régissez. Je vous prie de me mander sur quoi je puis compter. J'ai l'honneur d'être bien véritablement, Monsieur, votre très humble et 1res obéissant serviteur,
{Signée). (Archives Colmar).
(25 mai 1773 Voltaire à Kosé.
!'.'< mai 1773, à Ferney.
Par mon contrat, Monsieur, avec la régence de Mon tbé liard, je dois être payé de dix mille cinq cents livres, dans
lc> dix premiers jours de mai. Je vous serai très obligé si vous voulez bien acquitter la promesse el la parole d'honneur que j'ai reçue sans laquelle je n'aurais pu prêter un argenl qui m'ëtail absolu menl nécessaire. .1 ai l'honneur d'être, Monsieur, votre très humble el très obéissanl serviteur,
Signée). i Irchives Colmar).
16 juin 1 T 7 : î ' Le Conseil de MontbéUard à Rosé.
On le charge de faire parvenir ;i Voltaire 10.000 L. (les intérêts de 4 mois d'un capital de 80.000 L.) — el 7o00 L. que l'on doit pour à compte de sa rente. — Le paiemenl devra être fait au 1" juillet.
i irchives Nationales |.
Voltaire arcuse récepti le relie somme, mais réclame
encore, par ce billet cité par le Conseil, nous avons la copie). 6,200 L. pour dernier quartier, el complément <lu remboursement de 105.001) Livre-,
(3 juillet 1773)
Voltaire nu Conseil de MontbéUard
Je prie Monsieur Rosé de me païer les 6.200 I. pour linir l'affaire des cenl cinq mille livres el que tout soit en règle-
Pour copie.
i De la main de <,. I). Rossel)
I ollection Rossel).
(3 juillet 177H) Reçu de Voltaire au Conseil de MontbéUard. J'ai reçu 18.3331. 6s. 8 d. de .Monsieur Rosé, qu'il me devoitau Ie" juillet courant, savoir:
- Di.illio L. pour le premier quartier de remboursement du capital de 80 m L.
- Plus pour les intérêts à ."> p. r\ des dts 80 m L. échus le premier juin 1773 montante 1333. 1. G s. 8 d.
- El 7.0l)(» L. pour le quartier de l'ancienne rente échue le 30e juin 1779.
- Il ne me redoil en ce jour que 6200 L. pour dernier quartier et complément de mou remboursement de cenl cinq mille livres.
La rente de vingt liuil mille livres par an subsistant toujours payable par Monsieur Rosé à 7 m L. par quartier. Fait à Ferney le 3P juillel 177.'!.
[Signée) [( nllection Rosse/).
i7 juillel 177:!
Lettre de Voltaire au Conseil (le Mnntbéliard.
A Ferney, 7 juillel 1773.
Messieurs.
Agréez mes remerciements de l'argent que vous avez bien voulu me l'aire païer. J'ose vous prier d'ajouter à vos boutes ei à vôtre justice celle d'ordonner le paiement des six mille deux cenl livres qui sont échus le dernier de juin, et qui terminenl entièrement à ce que je crois, l'affaire des cenl cinq mille livres. Je ne doute pas d'ailleurs que le S1 Rosé ne soil ponctuel à remplir ses autres engagements.
J'ai l'honneur d'être avec une respectueuse reconnaissance,
Messieurs,
Vôtre 1res humble el 1res obéissant serviteur, (Signée). VOLTAIRE.
( Ippartient à i/. Albert Roii •
'.II
(14 juillet 1773) Le Conseil de Slontbélianl à Voltaire.
On lui conteste l'exactitude de son compte.
i i rchives Nationales).
(30 septembre 1773) Voltaire au Conseil de Montnéliard.
A Ferney, 30 7bre 1773.
Messieurs,
Permettez que je vous réitère ma juste prière île vouloir bien ordonner que les Srs Rozé el Meiner me paient de ce qu'il m'est dû : savoir un quartier de dix mille livres échu avec les arrérages au mois d'auguste dernier sur le Sr Rozé; sepl mille livres échues aujourd'hui; el huit mille cinq cent trente el une livres échues aussi aujourd'hui sur le Sr Meiner.
Je vous serai très obligé de la bonté que vous aurez de me faire rendre celle jtistice, qui est pour moi d'une nécessité absolue. J'ai été affligé de ne point recevoir de réponse à ma dernière lettre.
J'ai l'honneur d'être respectueusement,
Messieurs,
Votre très humble et très obéissant serviteur,
(Signée . {Collection Rossel).
(Au dos, de la main de Voltaire : « pour le conseil » .
(16 octobre 1773)
Le Conseil à S. A. S.
A Montbél" . 16' 8b™ 1773.
Le Conseil écril qu'il désespère, (malgré les voyages de .Jeanmaire).
de trouver les 140 m à 180/ m Livres cherchées. Il n'a trouvé que 80/ro L.
chez Voltaire.
i irchives Nationales).
(20 octobre 1773) Voltaire à Rosé.
La chambre de la régence de Montbelliard, Monsieur, me mande qu'elle a donné des ordres précis pour que je fusse paie de ce qui m'esl dû. le ne doute pas de votre empressement à me satisfaire , et je vous en remercie d'avancé. Je suis, Monsieur, votre très humble el 1res obéissant serviteur,
A Ferney, 20 octobre 1773.
{Signée) (Archives Colmar).
(octobre 1773).
Le Conseil a Voltaire.
En plusieurs lettres d'octobre 1778, le Conseil demande à Voltaire (et l'obtient) du délai pour le paiement des rentes, et le remboursement d'une partie du capital avancé en plus.
i Archives Nationales).
Note. — Toutes ces lettres sonl empreintes d'un caractère de la plu- basse servilité. — Ce qui prouve la gêne croissante des administrateurs de la principauté.
D'un commun accord, on fixe le tenue au 1er janvier 177.'». c'est-à-dire qu'on recule les échéances et les remboursements d'environ 18 mois.
128 bk 9 novembre 1771!
Voltaire à Meiner
Monsieur, Monsieur Meiner, directeur des forges d'Audricourl
A Montbelliard.
19 9bre 1773, à Ferney.
Je vous prie instamment, Monsieur, de vouloir bien me païer le quartier de ma rente échu le dernier septembre, je n'ai guère pour subsister que mes revenus sur les lerres ilf Montbelliard, je nie Halle que vous aurez égard à ma situation, je vous serai très obligé.
Je suis. Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur.
{Signée). < Ippartient ii M. Edmond Meinei i.
21 novembre 17~li>
Meiner l'aîné au Conseil il>e la forge d'Audincoart).
Il prévient le Conseil <pi il ne paiera pas le quartier échu à Voltaire le 30 sept, écoulé. « parce que M' de Voltaire ne m'accuse pas réception « de ses rentes, ni même dés ellets que je lui remets. > !!!i
i rchives Sationales.
(Voilà encore un boD prétexte, à mettre en parallèle avec les « trucs i) de Rosé.)
I décembre l"7:i Voltaire au Conseil de Montbéliard.
A Ferney, I" Xbre 1773.
.Messieurs.
Je dois vous dire que j'ai écrit a Monseigneur le Due dl
'.lit —
Virtemberg, en conformité de votre lettre el de ma répons»'. Je lui ai représenté comme à vous mon âge, mon attachemenj el mes besoins. — Je lui ai dit que j'attendais vos arrangements, pour lui témoigner mon respect et mon désir de lui plaire.
J'attends donc, Messieurs, voire résolution et l'ordre certain que vous voudrez, bien mettre dans les affaires que nous avons ensemble.
Je n'ai reçu ni argent, ni réponse du S1 Meyner. qui me devra deux quartiers à la fin de décembre où nous sommes. — Je vous prie très instamment de considérer l'état où je suis, et d'avoir la bonté de m'envoïer un plan fixe qui ne me laisse plus dans l'incertitude. Tout mon bien est absolument entre vos mains, et j'ai le besoin le plus pressant d'une prompte décision.
J'ai l'honneur d'êtreavec respect.
Messieurs,
Votre très humble et très obéissant serviteur.
[Signée). [Collection Rossel).
(13 décembre 1873) Voltaire au Conseil de Montbéllftrd.
A Ferney, le 13e Xbre 1773.
Quoique j'aie quatre-vingts ans et ipie je ne doive pas espérer de vivre jusqu'en 177,"), cependant , je suis très flatté de pouvoir avant de mourir, donner une marque de mon respectueux allacbcmenl à Son Altesse Sérénissime, el de ma confiance en vos bonté-.
Vous aurez donc pour agréable de me rembourser dans l'année I77.'i, puisque vous le proposez.
— Illl) —
Si vous pouvez seulement me païer cinq mille livres sur cette dette en I77'i. vous me tirerez don assez grand embarras. Ce sera autant de diminué sur le remboursement. J'attendrai les ordres que vous donnerez à vos receveurs : ils sufïironl sans autre contract el sans autre embarras.
J'ai l'honneur d'être avec tous les sentiments que je vous dois, Messieurs,
Votre Mrs humble el 1res obéissant serviteur,
(Signée). VOLTAIRE.
P. S. --Permettez-moi d'ajouter à ma lettre, qu'il esl très important que vous vouliez bien ordonner, soit à vos receveurs, soit a vos fermiers, de m'envoïermes paiements en argent comptant chez moi, selon toutes nos conventions. On m'a paie souvent en lettres de change a longs termes, sur lesquelles j'ai perdu plus de sept a huit pour cent, i| ' je lésai négociées à Genève. --Plusieurs lettres même ont été protestées, el il a fallu les renvoïer, ce qui m'a causé des pertes considérables. - .le n'ai tardé un peud'envoïer mes reçus au S1 Meiner, que parce que je n'ai reçu que très lard la nouvelle du paiement de ses lettres de change sur Paris, je lui ai donné mes reçus dès que j'ai pu le taire, et je suis entièrement en règle.
(Le post-scriptum est de la main de Voltaire.)
(Collection Rosse/
[21 décembre l~~:i) Voltaire an Conseil de Montbéliard.
A Ferney î\ Xbrc 1773.
Messieurs,
Âiant eu l'honneur de vous écrire que je sacrifierais avec grand plaisir mes intérêts et mes besoins les plus pressants à