‹ Voltaire, créancier du WürtembergChapitre 9 sur 26 · SU · texte numérisé non relu

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(29 janvier 1770)

Rose à Voltaire.

A Bâle, le 29 janvier 1770.

Monsieur,

Je viens de me rendre de Colmar dans cette ville pour charger le Postaml de l'envoi de ce que j 'ai à vous faire passer pour parfaire votre quartier de l'iOOO I. échu au dernier de décembre 1769, Vous recevrez. Monsieur, parla voie du Postaml de mercredi qui vient 'ainsi qne vous le désire/, par la lettre que vous fait l'honneur de m'écrire sous le 12 de ce mois) deux paquets cachetés, l 'un renfermant 2:!.'i louis en or cl l'autre 235 louis en or el 22 I. antres espèces, ers deux paquets formant ensemble la somme de 11302 I.

M. Jeanmaire vous a déjà Fail passer 2698

donte me charge

Total . . . 11000 I.

Moyennant quoi j'espère. Monsieur, que vous serez salisfail pour le quartier échu. Je vous supplie, Monsieur, de m'accuser la réception de ladite somme par le premier ordinaire et de m'en voyer à Colmar deux quittances pour pouvoir les joindre à mes comptes, l'une de 7000 |. pour le quartier échu au dernier décembre 17(19 de votre rente viagère el l'autre de "000 I. pour le troisième quartier échu au dernier décembre 1769 de la première année des payements stipulés par la Régence de Montb. en vertu de décrel eu date du 13 septembre 1709. J'ai l'honneur d'être avec beaucoup de respect....

{Brouillon). (Archives Colmar).

:il jan\ ier 1 770.) Voltaire à Kosé.

:il janvier 1770, à Ferney.

Je me flatte, monsieur, que vous avez fait partir par le coche les quatorze mille livres que vous m'aviez promis, el sans lesquels je ne puis satisfaire mes créanciers. Je suis persuadé que vous avez pris lotîtes les précautions nécessaires pour m'envoyer cel argenl par le coche de Berne à Genève, el que vous voudrez bien m'écrire pour m'en donner avis. Je compte donc n'avoir que des remet1-

— si —

ciementsà vous faire. Ils sonl proportionnés à mes besoins el aux attentions que vous voulez bien avoir pour moi.

J'ai l'bonneur d'être bien véritablement, monsieur, votre très-humble et très-obéissanl serviteur.

M. Rozai.

Signéi I 1 chives Colmai

1 1 février 1770.»

Voltaire à Rosé.

Je vous envoie, monsieur, mes deux quittances, et je vous remercie. C'esl à M1 Jeanmaire à vous allouer les quatorze mille livres qu'il a pris pour completter le principal qu'il me remboursé en quatre années ; il me semble que cel arrangement esl beaucoup plus net et plus commode.

J'ai l'honneur d'être, monsieur, votre très-humble el

très-obéissanl serviteur.

A FerncN . 1 1 février 1770.

Stj née). Irchii es Colmar).

(3 avril 1770) Kosé à Voltaire.

A Bàle le :t avril 1770.

Monsieur, J'arrive de Colmar dans cette ville pour charger le Postamt de l'envoi de 140UÛ I. échus au premier de ce mois. Vous recevrez, Monsieur, ladite somme en or dans deux paquets cachetés el smis votre adresse par la voie dudil Postaml il'' deniers, .le vous supplie, .Monsieur, de m'accuser la réception de ladite somme par le premier ordinaire el il'' m ru envoyer par Bàle à Colmar deux quittances l'une de ~000 I. pour le quartier échu au premier de ce mois de votre rente viagère et L'autre de 7J00 I. pour le dernier quartier échu aussi au premier de n- mois di' la première année des payements stipulés par la régence de Montbéliard en vertu du décret en date du 13 septembre 1760. J'ai l'honneur d'être avec beaucoup '\r respect, Monsieur,...

(Copie). [Archives Colmai').

27 juin 1 77' 1 1 Charles-Eugène au Conseil.

Pièce en allemand, rescril concernant les renies viagères dues à Voltaire, et demandant des explications, et les pièces jutificatives.

(A rchivti Xationalcs).

6 juillel 1770)

Le Conseil au Duc

Du 6 juillel 1770.

Pour satisfaire au gracieux rescril de S. A. S. du 27 juin dernier concernant les rentes viagères dues à M. de Voltaire el assignées sur les Recettes de ce pays. Nous avons l'honeur d'observer 1res respec tueusement :

Que par rescril du 26 Xhre 17o2 et ensuite du contrai passé à Stoutg.t. signé de la main de S. A. S. le 21 7bre précèdent, il fut cons tituéà M de Voltaire une rente viagère de 4200 Risdaler payable de trois mois en trois mois el la première fois au :W Xbre de la dite année laquelle rente serait réduite à 2000 Histaler après sa mort au profit de sa nièce la I» Mignol veuve du Sr Denis Capitaine au Service de Fran ce, le toul au moyen d'une >.iFTie de 'iOOOO Ristaler nantie à S. A. S.

Par un autre rescril du 1 " Mars 17.'i:i el ensuite d un second contrai signé de V. A. S. le 31 Janvier précèdent 11 lui accordé à Mous' de

Voltaire contre une somi le 30 m Risdaler qu'il paya une autre rente

viagère de 3300 Ristaler, el après sou décès de 600 Ristaler pour la même veuve Denis pendant sa vie.

Par un autre contrat passé à Colmar le 10 8bre 1764 el ratifié le même mois par S. A S. Le d. S" de Voltaire ayant remis une sofne de 200000 L. «à la caisse miiitairede Stougt). 11 lui fui constitué encore une rente viagère de 21 m. L. et après son décès de seize mille livres à la d. I» Denis pendant sa vie.

Enfin par contrat passé à Colmar le 28 Xbre 1764 ra I i lié de même par S. A. S. Le d. S' de Voltaire ayant encore fail uni-avance de80.000L. (à la Caisse militaire! il lui fut constitué une rente viagère de 10000 L. annuellement el après son décès de 2000 L. à la D Marquise de Plorian sa aièce, pareile son'ic au S' de Fontaine, conseiller au Parlement de Paris et même somme au S' Abbé Mignot, conseiller au grand Conseil du Roi, pendant leurs vies.

Toutes lesquelles rentes forment un objetde 62125 L. qui sont assignées sur la Recette de ce pays, et qui sont payées à M' de Voltaire de trois en trois mois sans aucun frais ni retenue, francs el cpiites de tout dans sou lieu de résidence à Feruey.près de Genève.

\ pi es son décès on sera obligé ensuite des d-. contrats de payer annuellement, savoir : à la Dame Denis -ôT.'iO L. de Franco, à la Marquise de Florian 2000 L.. au Sr de Fontaine, Conseiller au Parlement el au S Abbé Mignol aussi 2000 L. Sans aucune diminution, les rentes mon ta ni à HIT.'iO L. Seront absolument ('■teintes aux jours de leurs décès.

Voilà Mg' tous 1rs éclaircissements que nous avons pu puiser dans les pièces de nos archives, concernant lesd. Rentes Viagères. Nous n'avons jamais eu les contrats qui en ont été passés. Les minutes en sont restées entre les mains des Notaires, et les expéditions approu vées de V. A. S. nui ,-\r envoyées à M de Voltaire en Originales. Si V. A. S. au reste désire d'en avoir des copies, que nous n'avons point relevées pour éviter les fiais. Nous en demanderons de nouvelles expéditions aux Notaires el nous aurons l'honeur de les envoyei incessamenl

Nous somes etc.

Nous devons d'ailleurs informer S. A. S. qu'independamenl îles Rentes énoncées cy dessus, la Recette de ce pays doit encore à M1 de Voltaire pour restant desd rentes qui n'avaient pu être payées il y a quelques années une somme assez considérable. Corne ce créancier menaçait de (aire saisir les revenus des terres situées eu franche Comté, el que même il avait déjà intenté son action au Parlement de Besançon, Nous fumes autorisés par un gracieux rescril du mois de février I7ti^ de lui passer acte des arrérages montant à lOotiOO L. y compris les intérêts au 1 p. cent payable dans quatre années à coni mencer au 1" Avril 1769, savoir la 1" année 28/m. L., la seconde année pareille soihe. la 3°" 21000 L. et la dernière pareille soïïïe. Suivant cet accord on lui a déjà payé :55000 L. de manière qu'on ne lui redoit plus que 70 m. I.. desd. arrérages qui sont assignés sur les revenus d'Alsace.

Nous sommes, etc.

Signé : d'Uttkull, de Goll, F. A. C" de Sponeck.

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