‹ Voltaire et J.J. RousseauChapitre 113 sur 333 · Confessions. Pailic II, liv. XII · texte numérisé non relu

Confessions. Pailic II, liv. XII

3. Le pays de Yaud, où se trouvait Yvcrdun. était soumis à la domination bernoise.

VOI.TAIItl' l-T J.-.I. HOISSKAT 217,

bième cl doiiloiuvux exil lïit comparé par un ciilhousiaslc à la fuil(3 de Jésus en Égyple ou à celle de Miihomol à Médinc'.

Rousseau ne savait où porter ses pas. Il se rappela tout à coup le conseil que d'Alemberl lui avail donné quand il l'avait engagé à se réfugier dans les Etals du roi de Prusse et particulièrement à Neufchàtel. Il résolut de tenter l'expérience. Deux autres raisons le déterminèrent, d'abord la proximité du lieu, il n'y avail qu'une montagne à traverser et ce n'était qu'un trajet de quelques heures ; puis une nièce de M. Roguin, Mme Boy de la Tour -, lui offrit une maison dont son fils était propriétaire dans le Yal-Travers, à Motiers, comté de Neufchàtel. Jean-Jacques accepta et partit.

Le comté de Neufchàtel formait un petit royaume sépaié, sous le protectorat de la Prusse; il avait conservé une assez grande indépendance, et il se gouvernait selon ses us et coutumes. Le roi de Prusse v avait un représentant, lord Keitli, maréchal d'Ecosse, plus connu sous le nom de Milord Maréchal. Esprit distingué et bienveillant, partisan des idées philosophiques, exilé lui-même, Milord Maréchal devait recevoir Rousseau avec sympathies Toutefois, l'auteur du Contrat social n'était pas exempt de préoccupation. Ce roi, dans les États duquel il venait chercher un asile,

Page 1