‹ Voltaire et J.J. RousseauChapitre 118 sur 333 · IT) sepl ombre · texte numérisé non relu

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VOLTAIIIE I:T .I.-J. ROUSSEAU '219

taille (le pages contre le christianisme, des plus hardies (jifon ait jamais écrites; et par nue inconséquence digne de cette tète sans cervelle et de ce Diogène sans cojur, il dit autant d'injures aux philosophes qu'à Jésus-Christ; mais les philosophes seront plus indulgents que les prêtres'. »

Le Contrat social n'est pas mieux tiailé :

« Le Contrat social ou insocial n'est reniarquahle que par quelques injures dites grossièrement aux rois par le citoyen du bourg de Genève et par quatre pages insipides contre la religion chrétienne -. i)

Daniilaville s'empresse de répondre :

« Rien n'est plus vrai que les réflexions de mon très illustre maître sur Rousseau ; mais cet homme est féroce et méchant, il semble que la haine soit la célébrité qu'il recherche et qu'il n'ait consacré ses talents qu'à se faire détester; l'àcreté de son caractère se montre partout. C'est toujours un honmie chagrin dont l'esprit est noir et le cœur plein de fiel qui écrit. On voit à travers ses sarcasmes qu'il est mécontent de lui-même et qu'il voudrait se justifier à ses propres yeux en disant des injures à tous les autres. Son Contrat social ou insocial, comme dit très bien mon maître, fait ici plus de bruit que de besogne. Il cause un trouble enragé sans produire aucun bien et sans en devoir produire suivant ce que paraît en penser mon très cher maître". »

Quand la nouvelle des aulodafés de Genève et de Berne arrive à Ferney, Voltaire ne peut s'empêcher de faire remarquer que Rousseau a bien cherché son sort

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