‹ Voltaire et J.J. RousseauChapitre 122 sur 333 · I"= partie, chapitre vi · texte numérisé non relu

I"= partie, chapitre vi

Y t H; TA IKK HT ,l.-.l. IIUISS I;a T '2'25

qucs imlicalions dans la correspondance des affaires étrangères; M. de Montpéroux aurait leçu des instructions précises, l'affaire aurait laissé quelque trace. Or ce n'est pas le cas. Les lettres adressées de Versailles au résident de France ne contiennent pas la moindre allusion aux fâcheuses aventures de Rousseau, et le résident n'est même pas avisé de ce qui s'est passé à Paris. Montpéroux, comme c'est son devoir, se borne à prévenir M. de Choiseul de ce (jui a été décidé à Genève et des mesures prises par le Conseil'.

11 est vrai que le Magnifique Conseil chargea M. Sellon, résident de la république de Genève à Paris, d'informer le duc de Choiseul du jugement prononcé contre Rousseau cl de lui dire « que le Conseil a vu avec beaucoup de déplaisir, qu'un homme qui se dit citoyen de Genève, et qui, dans l'espace de quarante ans, n'y a séjourné que quelques semaines, a été assez téméraire pour oser composer des ouvrages si dangereux" » ; il est vrai que le 11 juilletxM. Sellon félicitait le Magnitique Conseil, au nom du duc de Choiseul, de la condamnation prononcée contre Rousseau'. Mais qu'en faut-il conclure? Que la France l'avait exigée? Nous ne le croyons pas.

Genève, par des raisons toutes personnelles, ayant imité la ligne de conduite du parlement de Paris, crut

Page 1