‹ Voltaire et J.J. RousseauChapitre 134 sur 333 · Confessions. Partie II, livre Xll · texte numérisé non relu

Confessions. Partie II, livre Xll

2. Ce que dit "Rousseau est très exagéré. Certainement des critiques parurent dans le Mercure, mais elles ne dépassèrent pas les bornes permises.

"». Miisée Neufchàleloi-:, 187-2.

Genève un puissant appui ot de ruiner les espérances de ses ennemis, Rousseau essaya de rentrer par un acte éclatant dans le giron de l'Église reformée. Quel triomphe si le clergé de Neufchàtel se montrait plus tolérant que celui de Genève !

Depuis son arrivée, il fréquentait assidûment les saintes assemblées avec une dévotion et un respect extérieurs qui faisaient l'admiration du peuple'. Le temps de la communion approchait. Avant de se rendre à la sainte table, il se décida à écrire au pasteur de Montmollin une lettre respectueuse pour lui faire sa profession de foi. Il commençait par déclarer que son ouvrage n'avait eu d'autre but que d'attaquer et de déiruire les dogmes intolérants et sanguinaires de l'Eglise romaine et qu'un réquisitoire calomnieux avait seul pu créer le préjugé qui existait contre son livre. « Je suis attaché de bonne foi à la religion léformée, cette religion véritable et sainte, disait-il, et je le serai jusqu'à mon dernier soupir. Je désire être toujours uni extérieurement à l'Église comme je le suis dans le fond de mon cœur-. » Il terminait en demandant à être admis à la communion".

M. de Montmollin, ravi de voir la brebis égarée rentrer d'elle même au ])ercail, accourut au devant d'elle.

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