Inédile. Ribliothèque nationale. Mss
VOLTAIRE I:T .l.-.l. ROTSSEAU 'J.M.
C'est toujours la faute de Voltaire :
« Ali! pourquoi? Le voici. M. de Voltaire, me voyant opprimé par le Parlement de Paris, avec la générosité naturelle à lui et h son parti, saisit ce moment de me faire opprimer de même à Genève, et d'opposer une barrière insurmontable à mon retour dans ma patrie. Un des plus sûrs moyens qu'il emi)loya pour cela, fut de me faire regarder comme déserteur de ma religion. Il travailla donc de toutes ses forces à soulever les ministres : il ne réussit pas avec ceux de Genève, qui le connaissent; mais il ameuta tellement ceux du pays de Vaud, que, malgré la protection et l'amitié de M. le bailli d'Yverdun et de plusieurs magistrats, il fallut sortir du canton de Berne. On tenta de faire la même chose en ce pays; mais les ordres de Milord Maréchal et la protection déclarée du roi l'arrêtèrent tout court'. »
Il fallait donc, par un acte retentissant, prouver la fausseté des soi-disant imputations de Voltaire, il fallait, par un acte public, montrer qu'on n'avait jamais quitté sa religion.
Ainsi Voltaire non seulement a agi sur les Conseils, mais encore sur les pasteurs. Cette influence n'est-clle pas bien étrange, de la part d'un homme en si mauvais termes avec le clergé? Il est vrai, dit Rousseau, que s'il a réussi à Berne, à Genève, il a échoué. C'est faux, puisqu'au moment où Jean-Jacques écrit, le clergé de Genève lui est aussi hostile qu'aucun autre.
Le philosophe, en voulant donner à sa conduite des