‹ Voltaire et J.J. RousseauChapitre 148 sur 333 · avril · texte numérisé non relu

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2. Ilaller (Albert de), anatomiste, Ijolaiiiste, poêle allemand, savant presque universel, né à Berne en 1708, mort en 1777. Sa réputation était européenne; il fut pendant toute sa vie accablé d'honneurs par scg compatriotes et il reçut de tous les souverains des marques de distinction. Quand Joseph II vint en Suisse, il affecta de ne pas se rendre chez Voltaire, mais il visita Ilaller avec éclat; pour bien montrer la différence qu'il faisait entre ces deux hommes, dont l'un attaquait sans ce«so la religion et l'autre la défondait avec passion. Ilaller en effet était fort religieux. 11 remplit à Berne les magistratures les plus élevées. Ses principes de gouvernement étaient ceux de l'aristocratie absolue.

">. Julie von Bondeli à Usteri, Kœnitz. ce 1!» juillet 1703

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(( .['espère, mando-t-il à son ami, que nous pourrons nous servir de cctle Lettre pour terminer ici votre nfraire; car je ne doute pas que vous ne montriez à rarchevtVjue qu'en détruisant le catholicism*» qui n'est pas votre religion, vous avez respecté les points fondamentaux du christianisme que vous professez. Si la pièce, comme je le soupçonne, est faite dans ce point de vue, il me semble qu'elle doit finir tout ici'. »

Moulloii ne se trompait pas; si Jean-Jacques ostensiblement réfutait le piélat, au fond il avait surtout à cœur de se disculper des accusations qui pesaient sur lui dans sa patrie, et il avait eu soin d'insérer dans sa Lettre une profession de foi qui devait, il le pensait du moins, effacer les derniers scrupules de ses concitoyens.

Lorsqu'il connaît l'ouvrage, xMoullou ne peut contenir son enthousiasme:

(( 0 mon cher, mon très cher concitoyen, quel livre ! Quelle âme! quelle candeur! quelle sublimité! que nos philosophes auront à rougir quand on en fera le parallèle avec vous ! Laissez hurler les fanatiques et les tribunaux; qu'ils brûlent vos livres, vous brûlez l'àme de vos lecteurs! Que les Genevois tremblent en lisant votre livre, et s'ils ne s'amendent pas après l'avoir lu, abondonnez-les à leur sens dépravé, dévouez-les au mépris des siècles. Vous n'avez rien écrit d'aussi niAle, d'aussi salé, d'aussi raisonnable. Votre belle âme est empreinte dans chaque page de cet écrit. Vous y êtes bon et juste, serons-nous toujours injustes et méchants! Homme de bien, que je languis de vous voir, de m'échauffer au feu de vos vertus^ ! »

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