‹ Voltaire et J.J. RousseauChapitre 150 sur 333 · avril · texte numérisé non relu

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VOLTAIHF. I;T .I.-,I. Il 0 ISSU AU '209

l'ut grande et il reproclia durement à ses conciloyens leur mollesse et leur inartion :

(( Et oos imbéciles, bourgeois, écrivait-il, qui regardent tout cela du haut de leur gloire, comme si cela ne les intéressait point, cl, au lieu de réclamer hautement contre la violation des lois, s'amusent à vouloir me l'aire dire mon catéchisme, et à se demander ce que je ferai tandis (ju'ils demeurent les hras croisés, que nie veulent-ils? Je ne saurais le comprendre. Je croyais que les Genevois étaient des hommes, et ce ne sont que des caillettes. Dans l'état où je suis, ennuyé de tout, et surtout de la vie, le repos et la paix sont les seuls biens que je puisse goûter encore. Voulez-vous que j'y renonce pour aller chercher des corrections, des leçons, des réprimandes et de nouveaux affronts, parmi des gens que je méprise? Oh ! par ma foi, non'. »

Puisque les Genevois manquaient ainsi à leur devoir, et paraissaient si peu se soucier de le posséder, Rousseau prit le parti de renoncer avec éclat à son droit de bourgeoisie. « Ils sont si sots et si rogues, disait-il, que le bien même ne m'intéresserait désormais de leur part guères plus que le mal. On ne tient plus guércs aux gens qu'on méprise'. » Moullou le suppliait de ne rien précipiter, dans l'espoir que sa Le^/?r produirait à la fin l'effet désiré ; il lui offrait même d'aller le chercher à Motiers, et de le ramener à Genève pour le mettre â la tôle de ses partisans.

Dans le même temps, où il s'efforçait de le détourner

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