‹ Voltaire et J.J. RousseauChapitre 17 sur 333 · Voir la ]'ir inliinr ilr Vollairr · texte numérisé non relu

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naissance dft mes concitoyens, et j'espèro qu'elle ne fera qu'augmenter encore lorsqu'ils auront profité des instructions que vous pourrez leur donner. Embellissez l'asile que vous avez choisi; éclairez un peuple digne de vos leçons, et vous qui savez si bien peindre les vertus et la liberté, apprenez-nous à les chérir dans nos murs comme dans vos écrits.... »

Prenant au sérieux les gémissements de Voltaire sur les falsifications dont ce pauvre homme de lettres était victime, il terminait ainsi sa lettre :

« Ne soyez pas surpris de sentir quelques épines inséparables des fleurs qui couronnent les grands talents. Les injures de vos ennemis sont les acclamations satiriques qui suivent le cortège des triomphateurs : c'est l'empressement du public i)Oiir tous vos écrits qui produit les vols dont vous vous plaignez : mais les falsifications n'y sont pas faciles, car ni le fer ni le plomb ne s'allient avec l'or '. »

Peu de jours après, Voltaire demanda à Jean- Jacques la permission de rendre publique la lettre édillantc qu'il lui avait adressée le 50 août 1755; l'irritation contre l'auteur de la Pucelle ne faisait qu'augmenter; il devait donc par tous les moyens se poser en victime et bien démontrer son innocence. Rousseau donna d'autant plus facilement l'autorisation demandée qu'il avait lui-môme communiqué la lettre à un grand nombre de personnes et en avait laissé, prendre des copies.

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