‹ Voltaire et J.J. RousseauChapitre 184 sur 333 · BiblioUi(''qiie universelle (le flonève · texte numérisé non relu

BiblioUi(''qiie universelle (le flonève

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religieuses; ilcrnigiiait loiijours qu'elles ne finisseiil \n\v trouver un écho à Neufchùtel.

(( J'ai pris en dégoût ct^ pays et ses arrogants ministres, écrit-il au prince de Wirtenibcrg. Je puis, s'il le faut, rester par devoir durant l'orage, mais quand il sera calmé, je veux m'en aller.... Je suis extrêmement tenté de clianger de nom et de disparaître pour le reste dénies jours de dessus la face de la terre. Mais il y a dans ce projet quelque chose de craintif qui me répugne. D'ailleurs, il a bien ses difficultés aussi, sans comiiter qu'en changeant de nom, il faut changer d'habillement, et le mien m'est si commode, qu'il m'en coûtera beaucoup d'y renoncer*, r.

Ce qui le déterminait encore à s'éloigner, c'est que Mylord Maréchal allait quitter Neufchàtel. Au lieu du calme et de la tranquillité qu'il y était venu chercher, il n'aNait trouvé qu'une population inquiète, turbulente, agitée par la passion religieuse, et il prenait sa retraite. Quelle serait l'attitude des pasteurs une fois qu'ils ne seraient plus contenus par le gouverneur?

Sous l'empire de ces préoccupations, Rousseau écrivait à M. de Conzié, comte de Charmeltes, qui l'engageait à le venir voir dans cette terre qui devait lui rappeler tant de souvenirs :

« Quand reverrai-je ces lieux paisibles où j'ai passé les seuls beaux jours qui m'aient été accordés? Quand irai-je couvrir de fleurs et de larmes la tombe de cette femme

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