‹ Voltaire et J.J. RousseauChapitre 198 sur 333 · J décembre · texte numérisé non relu

J décembre

VOLTAIRE ET J.-J. ROISSEAU 55ô

seiileiiRMil de ses habitants, ne devint terre de France.

« J'ai reçu, Monsieur, vos Lettres de la montagne que j'ai lues avec attention.

« Je connais un plus beau monument du règne du Hoi que celui que vous prétendez célébrer et qu'il ne partage avec personne. Pour rendre plus personnel à Sa Majesté celui de la médiation, il fallait parler du mouvement que M. le comte de Lautrec arrêta. Les cocardes blanches étaient prêtes, les bouches s'ouvraient pour crier vive le Roi! Le ministre avait reçu des ordres bien précis.

« Dans tous vos livres vous avez traité très mal les Français ({ui vous comblaient de bonté. Je cherche dans le deruier où vous leur rendez justice, malyré vos malheurs. Eh! quelle part y ont-ils?

« J'ai l'honneur d'être, etc*. »

En écrivant au duc de Choiseul pour lui faire part de ces derniers événements, le résident se permettait cette réflexion très juste :

(( L'ouvi'age de M. Rousseau attaque la religion des ministres et la conduite des magistrats qu'il peint comme des tyrans. Il y a dix ans que dans son discours sur Fégalilé des hommes, il les donnait eu exemple à tous les magistrats chargés du gouvernement ...

« Les magistrats ne sont lombes du haut degré de gloire où Rousseau les avait élevés que parce qu'ils ont condamné son Emile et le Contrat social-. »

L'effet des Lettres de la montagne ne tarda point à se produire, et ces « ennuyeuses rabàcheries gene-

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