‹ Voltaire et J.J. RousseauChapitre 220 sur 333 · Inédite. Genève, 20 scplcmlire 1704. Affaires étrangères · texte numérisé non relu

Inédite. Genève, 20 scplcmlire 1704. Affaires étrangères

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tentés (le se livi'er à Je pareils ouvi'a<^es, lorsqu'ils auraienl perdu l'espoir de les publiei' inipunémenl dans celte République'. »

Le Dictionnaire causa encore plus d'indignaliou en France (|u'ù Gcucyl'.

M. de Montpéroux, sans égard pour de Jjonnes et anciennes relations, eut la malencontreuse idée d'écrire à Choiscul que le philosophe de Ferney passait pour l'auteur de cet ouvrage. Il faut dire à l'excuse du diplomate qu'il s'était marié récemment et plus récemment encore avait été frappé d'une attaque d'apoplexie. C'est à ces deux événements que Voltaire attribua aussitôt le trouble d'esprit qui, sans aucun doute, avait saisi Montpéroux : comment un homme dans son bon sens aurait-il pu accuser le patriarche d'une œuvre aussi impie que le Dictionnaire! Il parait môme que ce trouble d'esprit fut suivi d'une perte de mémoire, car le résident, qui avait emprunté quelque argent au seigneur patriarche, négligea de rembourser sa dette.

Mais l'affirmation de Montpéroux eut les plus fâcheux résultats. Le roi en fut averti et il prononça celle phrase, bien menaçante pour l'hôte de Ferney : « Estce qu'on ne peut faire taire cet homme? »

Toutes les lettres de Paris présentaient la situation à Vollaire comme des plus dangereuses, et ses amis lui conseillaient de songer à sa sûreté. Il était question

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