‹ Voltaire et J.J. RousseauChapitre 239 sur 333 · avril 1705. — Inédite. Bibl. nat. Mss. f. fr · texte numérisé non relu

avril 1705. — Inédite. Bibl. nat. Mss. f. fr

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so[ilu' el elle ne ill que eioilrc pendant Un\[ l'été. La protection avérée du roi ne protégea que médiocrement llousseau. Cependant, pour bien montrer tout le crédit dont il jouissait, son intime ami le colonel de Pury, ennemi juré de Moiitmollin, fut fait conseiller d'Étal. « Si notre homme ne sent [)as celui-Jà, écrivait Jean-Jacques, il faut (ju'il soit ladre comme un vieux poic'. »

S'il faut en croire le Ciloyen, il était en butte aux persécutions les plus acharnées, on le poursuivait dans la campagne comme un loup-garou, son cafetan et son bonnet fourré le désignaient à la haine des orthodoxes qui l'accompagnaient de leurs huées, souvent même de leurs cailloux. Plusieurs fois il entendit ces zélés chrétiens prononcer ces paroles : « Apportezmoi mon fusil que je lui lire dessus-. »

Nous croyons que Jean-Jacques a beaucoup exagéré les mauvais traitements des habitants de Motiers. Nous avons vu dans quel étal d'esprit il s'était trouvé à la fin de 1761, pendant l'impression d'Emile. Depuis trois ans à peu prés qu'il habitait la Suisse, son humeui s'était encore assombrie ; enclin naturellement à l'hypocondrie, à la misanthropie, il se laissa aller sur cette pente sans résistance aucune. Les persécutions (ju'il s'attira, par son imprudence il est vrai, mais qui ne l'en frappaient pas moins, finirent par achever ce que des prédispositions natui'elles et la maladie avaient

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