‹ Voltaire et J.J. RousseauChapitre 24 sur 333 · Savons, Dix-liuilièiite siècle à l'élranaer · texte numérisé non relu

Savons, Dix-liuilièiite siècle à l'élranaer

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lu Proviili'nc(\ mais quand le ciloycii de (iciièvc quclfjuc Iciiiiis apiès lui (Icinaiida. Cdidorinriiicnl à l'usage, la pi'iiuissioii de la puiiliri', il s'cnijucssa de s'y refuseï'. de façon que Jcau-Jacqucs en fut douMcnienl pour ses frais : il n'eut pas la réfutation qu'il attendait et son éloquente plaidoirie dut demeurer secrète. C'était un coup d'épéc dans l'eau.

Deux ans plus lard Voltaire publiait Candide, qui pouvait passer pour une réponse directe aux théories optimistes de Rousseau; ce dernier le prit ainsi, cai' il écrivit dans les Confessions :

« Depuis lors Voltaire a publié cette réponse qu'il m'avait promise, mais qu'il ne m'a pas envoyée. Elle n'est autre que le roman de Candide, dont je ne puis parler parce que je ne l'ai pas lu*. »

Mais cette assertion est d'autant moins vraisem- Llable, que Jean-Jacques mandait en 1764 au duc de Wirtemberg :

« Vous êtes surpris que ma lettre sur la Providence n'ait pas empêché Candide de naître? C'est elle, au contraire, qui lui a donné naissance; Candide en est la réponse. L'auteur m'en fit une do deux pages, dans laquelle il battait la campagne, et Candide parut dix mois après. Je voulais philosopher avec lui; en réponse, il m'a persiflé-.

\. Confessions. Partie II, livre IX.

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