septembre
2 5 novembre 1765.
424 VOl.TAlIii: ET J.-J. HOISSEAU
« .]e vous écrivis il y ;i quelques jours, jo vous mniulais que les Lamas avaient écrit une belle lettre au roi pour se justifier de leurs procédés par rapport à votre affaire; ils ont été savonnés d'importance ; jamais les soi-disant vénérables Lamas n'ont eu une pareille leçon ^ »
Frédéric, effoclivement, répondit aux Lamas de façon à leur enlever toute envie de renouveler leurs plaintes :
(( Le roi. sur le très humble mémoire de la compagnie des pasteurs de la souveraineté de Neufchàtcl et Valangin, concernant les prétendues atteintes que le Conseil aurait donne'es depuis quelque temps aux droits, dont elle, ainsi que ses membres, devaient jouir, ordonne d'y répondre que Sa Majesté, bien loin d'acquiescer à la très humble demande de ladite compagnie à ce sujet, ne pouvait s'empêcher d'être très mal satisfaite des procédés inquiets, turbulents et tendant à sédition, (jue lesdits pasteui's avaient tenus, relativement à un homme que Sa Majesté daignait honorer de sa protection.
(I Fait à Potsdam, 26 février 1760. »
« A pointillé de la main du Roi.
« Vous ne méritez pas qu'on vous protège, à moins que vous ne mettiez autant d(> douceur évangélique dans votre conduite qu'il y régne à présent d'esprit de vertige, d'inquiétude et de sédition.
(( Signé : FiiKoÉnic. »