‹ Voltaire et J.J. RousseauChapitre 247 sur 333 · Arcliivcs de Genève, n · texte numérisé non relu

Arcliivcs de Genève, n

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sition. II fallait que d'Ivernois lût bion naïf pour ne pas comprendre que son offre était un outrage sanglant pour son ami, que plus il montrait Voltaire sous un jour noble et généreux, plus il déchirait le cœur de Rousseau. La réponse du Citoyen le rappela à la réalité des choses et lui ôta pour l'avenir toute envie de servir d'intermédiaire à des réconciliations :

« Vous n'avez pas dû penser (pie je voulusse être redevable à M. de Voltaire de mon rétablissement. Qu'il vous serve utilement et qu'il continue au surplus ses plaisanteries sur mon compte, elles ne me feront pas plus de chagrin que de mal. J'aurais pu m'honorer de son amitié, s'il en eût été capable; je n'aurais pas voulu de sa protection : jugez si j'en veux après ce qui s'est passé. Son apologie (>st pitoyable, il ne me sait pas si bien instruit. Parlez-lui toujours de ma part en termes honnêtes, n'acceptez ni ne refusez rien. /te moins d'explication que vous aurez avec lui sur mon compte sera le mieux, à moins que vous n'aperceviez clairement qu'il revient de bonne foi; mais il a tous les torts, il l'aut qu'il fasse toutes les avances; et voilà ce qu'il ne fera jamais. Il veut pardonner et protéger, nous sommes fort éloignés de compte'., m

On était loin de compte en effet, et nous ne pensons pas que Voltaire fût disposé à venir solliciler humblement son pardon.

Du Peyrou ne résista pas mieux que d'Ivernois à l'irrésistible attraction exercée par Ferney, mais il

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