‹ Voltaire et J.J. RousseauChapitre 253 sur 333 · août 17GG · texte numérisé non relu

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VOLTAIUK ET J.-J. HOUSSEAl 45t

gnenl! » Vuciiii secours n'îiyanl été donné, tout fut détruit.

Comme le bâtiment se trouvait dans une promenade, que personne n'y entrait et que les clefs étaient déposées dans un corps de garde voisin, on acquit bientôt la certitude que le feu avait été mis par malveillance.

Le lésidenl de France se plaignit avec aigreur aux syndics de l'hostilité que l'on témoignait aux sujets du roi' et il exigea une enquête sévère. Comme toutes les enquêtes celle-ci n'apprit rien, et les coupables restèrent impunis. Le dernier mot sur cette affaire paraît avoir été dit par Lesage :

(( Vous aurez ouï dire, écrit-il au duc de la Rochefoucauld, que notre salle de spectacle a brûlé; que les représentants en ont paru bien aise, et qu'en conséquence on les soupçonnait d'en être les auteurs. A présent on sait mieux ce (pii en est, et toutes les personnes de sang-froid en accusent la négligence de quelques beautés, tendres ou intéressées, qui y donnaient de fréquents rendez-vous avec des lumières ou des chaufferettes ^ »

Voltaire, nous l'avons vu, avait longtemps caressé l'espoir de jouer un rôle prépondérant dans les troubles de Genève, et d'éteindre « l'incendie allumé par Jean-Jacques ». Même après l'arrivée des seigneurs médiateurs, il voulut continuer ses tentatives de conciliation; on le voyait courant de l'aristocratie à la

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