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2. Hume à Blnir, 2.5 mars ITOti. Ilionr's lifr /nul rorrrsponi/eiice.
YOLTAIIIE KT .l.-.l. UOlISSEAl' 47"
Colte scène servir;) jtliis laid (h; tliùinc à Rousseau pour accuser son bionlaiteur île l'avoir indignement trahi.
Kniiii le jiliilosophe et Thérèse arrivent à Wootlon.
M. l)aveiiport eoMiMe ses hôles des alh^nlions les plus (ièlicatcs, de prévenances excessives. Jean-Jacques est ravi. Tout lui plail, la résidence est charmante: enfin il a trouvé le repos, l'isolement, le bonheur.
Son premier mouvement est de remercier celui qui par ses soins empressés lui a procuré cet asile enchanteur.
« Vous voyez déjà, mon cher patron, écrit-il à Ilumo, par la date de ma lettre, que je suis arrivé au lieu do ma destination; mais vous ne pouvez voir tous les charmes que jy trouve; il faudrait connaître le lieu et lire dans mon cœur. Vous y. devez lire au moins les sentiments qui vous regardent, cl que vous avez si bien mérités. Si je vis dans cet agréable asile aussi heureux que je l'espère, une des douceurs de ma vie sera de penser que je vous le dois. Faire un homme heureux, c'est mériter de l'être. Pui^siez-vous trouver en vous-même le prix de tout ce que vous avez fait pour moi! Aimez-moi pour le bien que vous m'avez fait. Je sens tout le prix de votre sin(^ère amitié ; je la désire ardemment ; j'y veux répondre par toute la mienne, et je sens dans mon cœur de quoi vous convaincre un jour qu'elle n'est pas non plus sans quelque prix'. •
Le bonheur de Rousseau est complet: il le dit luimême, il a (Icpoinllé le vieil homme. Le passé n'est plus