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rait quelques jours auparavant comme son bienfaiteur. Il ne voit plus autour de lui qu'embùclios, sourdes machinations, ennemis conjurés pour le perdre.
('/est qu'à AVoollon Rousseau est seul, et que Tisolement a toujours été la pire chose pour cette imagination soupçonneuse, inquiète, d'une sensibilité maladive. Il a suffi d'un l'ait do bien minime importance pour le bouleverser et lui rendre toutes ses hallucinations.
On se rappelle la prétendue lettre du roi de Prusse, œuvre du facétieux Walpole. In journal anglais, le Sniut-Janies chronide, publie la lettre et la donne comme venant véritablement de Frédéric. Aussitôt Jean-Jacques s'exaspère et envoie au journal un énergique démenti. Ou l'entoure d'embûches pour l'empêcher de faire entendre la voix de la vérité, « cependant il convient que le public apprenne qu'il va des traîtres secrets qui, sous le masque d'une amitié perfide, travaillent sans relâche à le déshonorer* I »
Quel peut être ce traître secret? Oui peut avoir l'ail publier cette prétendue lettre de Frédéric? Hélas! Rousseau n'en peut douter, c'est Hume lui-même. Les papiers publics qui auparavant traitaient le philosophe avec honneur, en parlent maintenant avec ironie et désavantageusement'. Ce changement doit être l'œuvre de Hume. Le fils de Tronchin est à Londres. Hume