‹ Voltaire et J.J. RousseauChapitre 271 sur 333 · A d'Ivernois, 51 mars 17GG · texte numérisé non relu

A d'Ivernois, 51 mars 17GG

r>. Streckeisen-Moultoii. Pièces inédites sur .1 -.1. Rousseau. A M. Rose, 16 avrilITOO.

VULTAII'.i; 1:T .I. .I. IUHISSEAU 177

H allait pouvoir rire tout à son aise, car le singe était sur le point d'être démasqué.

Dès les premiers jours d'avril, Mme de Jloufllers et Mylurd Maréchal sont avisés de la traliis(jn de David. C'est eux qui oui conseillé à Jcau-Jaciiues de se jeter dans les bras de ce fourbe, n'esl-il pas naturel de les prévenir les premiers? « C'est à regret. Madame, écritil à la comtesse, que je vais alïliger votre bon cœur, mais il faut absolument que vous connaissiez ce David llunu' à qui vous m'avez livré, comptant me procurer un sort tranquille. »

Suit la longue énumération de tous les griefs relevés contre David, depuis l'arrivée en Angleterre. Rousseau, étourdi par la vie de Londres, n'a pas d'abord attaché d'importance à une foule de petits incidents, mais depuis qu'il vit dans la solitude à Wootton, il a « rassemblé de nouveaux faits, combiné et conclu, « en attendant qu'il meure. » « J'ai toutes mes facultés dans un bouleversement qui ne me permet pas de vous parler d'autre chose, dit-il en terminant. Madame, ne vous rebutez pas par mes misères, et daignez m'aimer encore (juoique le plus malheureux des hommes'. »

Mylord Maréchal, prévenu également de toutes les fourberies de David, cherche à apaiser Rousseau, à ramener un peu de bon sens dans cette tète si mal équilibrée et à lui démontrer l'inanité de ses soupçons. 11 lui explique que le jeune Tronchin a étudié en Ecosse

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