‹ Voltaire et J.J. RousseauChapitre 275 sur 333 · nui · texte numérisé non relu

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(le Tile Saiiil-PiiM re, (''(Hail lui (iiii avait excité les Conseils de Genève, et, par ses indignes souterraines, soulevé les pasteurs de tous les pays. Ces fâcheuses imputations, ouvertement aflirmées, (iirnl le bonlieui' de tous ceux qui détestaient Voltaire, et ils les répandirent à l'envi. En Angleterre, il en fut de même; Rousseau déclara à qui voulait l'entendre qu'il était la victime du philosophe de Ferney et que cet homme barbare le persécutait sans motif, sans raison, uniquement par jalousie.

Indigné de ces attaques persistantes, de ces calomnies qui ne tendaient à rien moins qu'à le déshonorer aux yeux de ses contemporains, profondément irrité de voir qu'il n'obtiendrait jamais la paix, qu'il serait sans cesse en butte aux provocations d'un esprit faux et maladif, Voltaire ne vit pas de raisons de cesser la lutte puisque son adversaire cherchait toujours à rouvrir la querelle : « Jean-Jacques est le plus méchant fou qui ait jamais existé, écrit-il; un singe qui mord ceux qui lui donnent à manger est plus raisonnable et plus humain que lui^ »

Conformément à ses liabitudes, le patriarche n'avait pas signé la Lettre à Pansophe et il en renia la paternité avec une énergie qui eut le don de convaincre les plus incrédules. Il alla même plus loin, il désigna l'abbé Coyer comme l'auteur avec une imperturbable assurance, et il eut même l'impudence de lui écrire pour l'engager à rendre gloire à la vérité.

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