‹ Voltaire et J.J. RousseauChapitre 282 sur 333 · juillet · texte numérisé non relu

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de son alTeclimi sans bornes; d'Holbach ne l'avail donc pas li'oni{)é quand il lui prédisait ({u'il se repenlirail amèiemenl de son aveugle confiance, quand il l'avertissait (lu'avani peu il serait rejeté et repoussé comme tant d'autres avant lui. La déception l'ut d'autant plus vive que l'illusion avait élé plus complète.

Emporté par un premier mouvement très légitime, très naturel, David voulut faire connaître aussitôt à ses amis de Paris l'indigne traitement dont il était victime. Se doutant bien que llousseau, dans sa correspondance, ne le ménagerait pas. cl il se trompait daulanl moins que depuis plus de trois mois Jean-Jacques laissait peser sur lui d'odieuses accusations, il voulut se défendre et il écrivit aussilùt au baron d'Holbach pour lui raconter sa mésaventure. La lettre débutait ainsi : « Vous aviez bien raison. Monsieur, Rousseau est un monstre! » « Ah! dit le baron froidement, il le connaît enfin'. »

Le soir même, il y avait grand souper chez Mme Xecker. Plusieurs convives avaient déjà vu d'Holbach, il ne fut question tonte la soirée que de la lettre de Hume et de l'inconcevable et irrésistible manie qui poussait Rousseau à maltraiter tous ses bienfaiteurs. Grâce à cet incident, tout Paris connaissait le lendemain la grande querelle des deux philosophes^

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