‹ Voltaire et J.J. RousseauChapitre 292 sur 333 · JnMite, 5 septembre 1706. 7'fHtyM' du 51 juillet · texte numérisé non relu

JnMite, 5 septembre 1706. 7'fHtyM' du 51 juillet

VOLT.VllU; ET J.-J. UOUSShAr oUO

pourvu qu'on eût mis son nom sur lu {toile cl (juc l<is gazelles eu eussent parlé'. » Un autre jour, Jean- Jacques est un singe qu'on devrait enchaîner cl monirer à la foire pour un schelling". Quand il s'agit de son ennemi, Voltaire est inépuisable : « Jean- Jacques est un monstre, mande-t-il encore à Bertrand. C'est le plus détestable extravagant que j'aie jamais connu. Celle dernière aventure achève de le couvrir d'opprobie. Il faut qu'il aille chez vos Patagons hauts de neuf pieds; quoiqu'il n'en ait qu'environ quatre et demi. iTleur prouvera qu'il est plus grand qu'eux"'. »

La querelle entre Hume et le citoyen de Genève occupa Paris pendant plus d'un mois, il n'y eut plus d'autre sujet de conversation : « Une déclaration de guerre entre deux grandes puissances n'aurait pu faire plus de bruit*. » En général on blâma Rousseau; seuls, quelques fidèles le défendirent avec acharnement. D'Alembert fut assez étonné de trouver des opinions conlradictoires sur une question où, selon lui, il ne pouvait y avoir deux avis possibles, l'ingratitude de Rousseau étant cette fois nettement et clairement démontrée. Suard lui écrivit à ce sujet une lettre curieuse et qui mérite d'être conservée :

« Il n'yapoint de vérité matliémaliquo, mon cher ami, qui ne fût publiquement contestée, s'il y avait beaucoup de gens

i. Ad'Alembert, 15 octobre 17G6.

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