A Damilaville, Ib octobre
'2. A YolLiire, 2'j janvier 1767.
.". Il parut sur ce sujet un grand nombre de brochures. Voici les principales : Juslification de J.-J. llousneau dans la contestation qui lui eut survenue avec M. Hume, 1706. — Observations sur l' Er posé succinct de la contestation gui s'est élevée entre M. Hume et M. Rousseau. — Lettre à l'auteur de la justification de J.-J. llou&scau, etc., elc.
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le roi d'Anglotorrc riait dispost'' à accorder et que le philosophe, dans un momciil. d'humeur, avait une fois déjà repoussée. Ses efforts furent couronnés de succès et eu mars 17(»7 le roi lit offrir au citoyen de (ieuéve une pension de cent livres slerling; elle fui acceptée avec reconnaissance'.
Voltaire, qui se plaignait avec tant de raison du tort que ces disputes publiques faisaient à la philosophie, n'eut ni la sagesse ni la patience de rester en repos. Bien ([u'il ne lui pas directement intéressé dans la querelle, hien qu'il n'eut jamais eu de relations avec Hume, il n'hésita pas à intervenir, au risque d'envenimer un débat qui n'avait déjà que trop duré.
Prenant prétexte de quelques ridicules imputations qu'il eût mieux fait assurément de dédaigner, il se crut dans l'obligation de riposter et de faire voir sans réplique que Jean-Jacques était le « plus méchant coquin qui ait
l. On fui iissez choqué en France en apprenant cette libéraliti' du roi d'Angleterre. Mme du Deffand écrivait à VVatpolc : « Le Minisire (Cliuisenl me dit iiier [b avril 1767) que rien n'était plus étonnant qu'on eût donné une pension à Jean-Jacques, qu'on n'avait point d'argent à jeter par les fenêtres ; à la sollicitation de qui? en vertu de quoi? que cela n'avait pas de bon sens. Eifectivement, je trouve ses léflexions très justes; nous ne donnerions point ici une pension à un banni de chez vous, mais on dit que cctle pension ne sera pas payée, non par mauvaise volonté, mais par impossibilité : je vous conseille de ne pas vous en mettre en peine, vos réparations vont par delà de vos torts. » — Walpole lui répond : « Le ministre ne doit pas s'étonner que nous ayons donné une pension à Jean- Jacques, il est Suisse, il n'est pas Frr.nçais. Personne n'a sollicité pour lui; lui-même il l'a. demandée. Il est ^rai que j'ai appuyé la demande. Mon cousin, M. Conway, l'a procurée, à ma prière et à celle de M. Ilumo. k vous parler sérieusement, il me; semble que Rousseau ne compte pas fort sur la pension, car il n'a même pas envoyé son adresse à M. Conway. » .lean-Jacques cependant la (oiicba iMMidanl plusieurs années'.
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jamais déslionoré la littérature' ». Pour confondre le calomniateur, qui « mentait avec des distinctions de jésuite et avec l'impudence d'un janséniste- », il écrivit sous forme de lettre un détail succinct des bontés qu'il avait eues pour lui et de la singulière ingratitude dont il avait été payé. Il rappelait en même temps la conduite du Genevois envers Helvétius, comment, après avoir accepté ses bienfaits, il l'avait accusé « d'un matérialisme grossier » et s'était engagé à écrire « contre l'ouvrage infernal de V Esprit''. »
Cette lettre était adressée à David llume\ et Voltaire, contre son habitude, s'en reconnaissait l'auteur. Peu de temps après parurent, sous le couvert de l'anonyme, des Notes sur la lettre de M. de Voltaire à M. Hume.
Ces notes, destinées à éclaircir certaines imputations assez obscures de la lettre, renfermaient sur la vie de Rousseau des détails nouveaux et de nature à le déconsidérer. L'auteur anonyme affirmait en particulier que Jean-Jacques avait audacieusement altéré la vérité en prétendant avoir rempli autrefois les fonctions de secrétaire d'ambassade à Venise.
Voici quelle était l'origine de cette accusation. En
\. A DaiïiilaviUc, 5 novembre 1700.