A Mme du Defiand, 21 noveml)re
3. Voir la lettre de M. MontmoUin, page 255. Rousseau possédait un exemplaire de VEsprit sur lequel il avait écrit de nombreuses notes niarj;inales. l( le vendit en 17G7 à Dniens ainsi que tous ses livres, mais à la condition que pondant «a vie ou uc publierait pas les notes mises en marge.
4. Hume Méconnut que très iont;lomp< après la lettre que Voltaire lui avait adressée.
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1765, Rousseau lui iurormt' j»ar un corrospondaut plus ou moins véridiquc, (|ui' Vollaiiv venail de» déclarer dcvanl linil jxm'souucs que railleur A'I.'inilc avail (''h-, non pas le secrétaiir, mais liicn le valcl de M. de Mou- Uui;u.
Joan-Jacqucs. furieux, oui l'imprudence d'envoyer à Ferney ces simples lignes :
u Si M. de YoKaire a dit qu'au lieu d'avoir été secrétaire de l'ambassadeur de France à Venise, j'ai été son valet, M. de Voltaire en a menti comme un inqnident.
'.( Si dans les années 1710 et 17i4, je n'ai pas été premier secrétaire de l'ambassadeur de France, si je n'ai pas fait les fonctions de secrétaire d'ambassade, si je n'en ai pas eu les honneurs au sénat de Venise, j'en aurai menti moi-même'. »
Le patriarche, qui ignorait même que Jean-Jacques eût été à Venise, fut mis en éveil par cette lettre. Quand les médiateurs arrivèrent à Genève en 1766, il fît aisément comprendre à M. de Beauteville que, Rousseau étant le fauteur des troubles, il était de la plus haute importance de l'abaisser et de le ridiculiser aux yeux de ses partisans, et il engagea le plénipotentiaire à faire rechercher au dépôt des affaires étrangères les lettres relatives au séjour à Venise du citoyen de Genève.
Beauteville, désireux de ruiner le crédit de Rousseau, suivit le conseil qu'on lui donnait sans se rendre compte qu'il servait surtout la passion du rancuneux philosophe. Les recherches furent couronnées de succès