‹ Voltaire et J.J. RousseauChapitre 302 sur 333 · A Damilaville, 29 décemhrp 176G · texte numérisé non relu

A Damilaville, 29 décemhrp 176G

V 0 L 1 A I W !•: K T .1 . - .1 . !'. 0 U S S K A li .Vi7

iiicnic moqué de ce pulisson, si je ii't'lais ju-slilic pai' ses scr- Ic^ratesses'. »

Dans son emportement, lepatriarclic écrivit à Firiléric pour lui demander ce qu'il pensait des nouvelles folies de Rousseau, et delà querelle avec Ilnme. 11 s'attendait à quelque sarcasme de la part du roi. Il ne reçut que ces quelques lignes qui durent lui enlever toute envie d'interroger de nouveau le monarque : « Vous me demandez ce ({u'il me semble de Rousseau de Genève? Je pense qu'il est malheureux et à plaindre. Je n'aime ni ses paradoxes, ni son ton cynique. Ceux de Neufcliàtel en ont mal usé envers lui ; il faut respecter les infortunés; il n'y a que des âmes perverses qui les accablent". »

Ces querelles bruyantes inspirèrent à Tronchin des réflexions qui valent la peine d'ôlre rapportées. Un se rappelle que le docteur, après avoir été intimement lié avec Rousseau, s'était vu repoussé comme tant d'auties. Aux effusions d'une véritable amitié avait succédé de la part du philosophe une haine implacable. Tronchin, de son coté, aristocrate et croyant, avait perdu toute amitié et même toute estime pour l'homme qui avait exposé ses enfants, pour l'auteur impie d'Emile et du Contrai sociaK 11 n'aimait pas davantnge Voltaire, il ne l'avait jamais aimé, même au temi)S de leur plus grande intimité, mais en apparence loul au moins leurs

Page 1