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528 VOL TA IKK KT .I.-.l. ROUSSEAU
rapports étaient restés empreints d'une certaine cordialité.
Depuis 17651e docteur habitait Paris, où il remplissait les fonctions de médecin du duc d'Orléans. C'est de Villers-Cotterets où il avait suivi le prince qu'il écrivait ces sévères appréciations sur les deux philosophes :
« La manifestation de la folie et de la méchanceté de Rousseau ne peut que nous être utile. Le mépris de sa personne rejaillira sur ses principes et nombre de ses dévots s'en détacheront. Sa charlatanerie de vertu en avait séduit un grand nombre. Le masque est tombé, l'homme reste, le héros est évanoui. L'autre méchant fou, son antagoniste, perd aussi beaucoup de ses amis. Ces deux hommes, en vérité, font à la vertu bien beau jeu. La coupe enchanteresse qui a enivré tant de buveurs perdra sa force et on finira par rougir de s'être enivré. Si ces deux hommes malheureusement eussent pu conserver une apparence de sagesse, que de mal n'auraient-ils pas fait! Soyez sur, mon bon ami, et dites-le à qui doit l'entendre, qu'aucun de ces deux hommes n'est personnellement à craindre. Ils ont perdu tout crédit et ne peuvent pas l'ignorer. L'homme de Ferney en a tous lesjours des preuves bien mortifiantes. Qu'il prenne garde à lui, il a un ennemi bien redoutable en M. Pasquier, qui n'entend pas raillerie et jouit à la cour et dans tout son corps de la plus haute considération. Non inlllel culem..., je sais ce qu'il m'en a dit'.... »
Quelques mois après, il mandait encore à son fils :
« Je voudrais bien que tu m'eusses dit si Voltaire persiste