‹ Voltaire et J.J. RousseauChapitre 65 sur 333 · janvier · texte numérisé non relu

janvier

2. Voltaire soutenait le contraire et il écrivait à d'Alembert le lô février 17G4 : « Je sais- bien qu'on dit que les pliilosophes demandent la tolérance pour eux; mais il est bien sot et bien fou de dire que « quand cils y seront parvenus ils ne toléreront plus d'autre religion que la leur ». comme s', les philosophes pouvaient jamais persécuter ou être à portée de persécuter! Ils ne détruiront certainement pas la religion chrétienne, mais le christianisme ne les détruira pas, leur nombre augmentera toujours; les jeunes gens destinés aux grandes places s'éclaireront avec eux. la religion deviendra moins barbare et la société plus douce. Us empêcheront les prêtres de corrompre la raison et les mœurs. Ils rendront les fanatiques abominables, et les superstitieux ridicules. Mon cher Paul de la philosophie, votre conversation seule peut faire plus de bien dans Paris que le jansénisme et lemoiinisme n'y ont jamais fait de mal. »

Page 1