‹ Voltaire et J.J. RousseauChapitre 66 sur 333 · Inédite. Catalogue d'autographes · texte numérisé non relu

Inédite. Catalogue d'autographes

1Ô4 VOLTAIP.l:; ET J.-J. ROUSSEAU

Walpole, qui pratiqua longtemps le parti philosophique, disait en 17G5' :

« Les savants, je leur demande pardon, les philosophes sont insupportables, superficiels, arrogants et fanatiques ; ils ne font que prêcher, et leur doctrine avouée est l'athéisme ; vous ne pourriez croire à quel point ils se gênent peu. Ne vous étonnez donc pas si je reviens tout à fait jésuite. Voltaire lui-même ne les satisfait point. Une de leurs dévotes disait de lui : // est bigot, c'est un déiste'^ »

Le citoyen ne se trompait pas dans ses prévisions lorsqu'il supposait que les dévots lui sauraient peu de gré de son évolution et les philosophes encore moins. Il y avait alors dans le parti philosophique des hommes de grand talent qui depuis quelque années combattaient le bon combat; unis, ils pouvaient tout espérer; désunis, ils avaient tout à redouter. Leurs ennemis, nombreux et acharnés, avaient juré leur perte

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